Séminaires de Lecture Rapide - Daniel Gagnon

Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueDaniel Gagnon M.A. orthopédagogue

Aller plus loin en lisant plus vite!

Lisez et comprenez plus vite, soyez plus concentré et plus efficace, gagnez du temps !

Mémoire Plus : commentaire

Les commentaires ne sont pas sollicités. Ils sont envoyés spontanément par les participants. Ils sont publiés avec leur autorisation et parfois légèrement édités, surtout pour retirer les remarques secondaires ou corriger certaines imprécisions.

Bonjour Daniel,

[...] je pratique principalement les crochets phonétiques et j'essaie d'apprendre au moins un nouveau nom par jour.

D'autre part, j'essaie beaucoup d'exploiter le système chiffre-son pour donner un sens aux nombres que j'ai à retenir...

Je remarque aussi que je fais de plus en plus confiance à ma mémoire et elle m'est fidèle.

Merci encore pour cette excellente formation qui, une fois de plus [avec le cours de lecture rapide], va me permettre de me développer de façon très agréable.

À bientôt.

Marc Descôteaux, ing./eng

janvier 14, 2012 7:26 AM

Un cours étonnant, nouveau et unique au Québec

                                                                                                                                 Communiqué

Québec, 28 octobre 2011 –

Avez-vous l’impression que votre mémoire décline en vieillissant ?

« Cette impression ne correspond pas aux résultats de la recherche. En réalité, bien qu’en vieillissant notre mémoire visuelle s’estompe et que nous soyons moins rapides à apprendre, le potentiel de notre mémoire est toujours là. Même que notre mémoire de ce qui a du sens (mémoire sémantique), la plus importante, et celle dont on apprend à se servir dans le cours, s’améliore en vieillissant, » d’affirmer Daniel Gagnon M.A., orthopédagogue, spécialiste en métacognition, qui offre un atelier d’une journée sur les techniques de mémorisation. Nouveau et unique au Québec, ce cours s’adresse aux professionnels qui ont beaucoup à mémoriser dans le cadre de leur travail. « La mémoire des idées, par exemple, dépend de nos connaissances antérieures, de continuer M. Gagnon, et comme en vieillissant notre bagage de connaissances augmente, notre capacité de mémoriser de nouvelles idées devient supérieure. »

« L’ennemie de la mémoire, c’est la paresse. Bien des gens renoncent à faire de nouveaux apprentissages simplement parce qu’ils n’ont plus le goût d’y mettre l’effort nécessaire, d’expliquer M. Gagnon. » Pour le professionnel d’aujourd’hui, en formation permanente, cette attitude peut être catastrophique.

Développé au cours des six dernières années en collaboration avec son collègue informaticien et spécialiste des outils pour penser, M. Pierre Pilon, l’atelier Mémoire Plus est maintenant bien rodé et étonne les professionnels qui y participent. « C’est étonnant tout ce que l’on peut mémoriser ! » de noter une participante. Étonnant, car à la fin du cours les participants réalisent des exploits qu’ils avaient jugé impossibles au début de la journée. Comme retenir : les noms et prénoms des autres participants (jusqu’à 16); le poème « Si j’étais Botticelli » de Robert Choquette en moins de 20 minutes; une liste de 20 mots, avec seulement 10 secondes pour retenir chacun des mots, qu’ils peuvent réciter dans l’ordre ascendant, descendant et dans le désordre (c’est la technique utilisée par les champions du monde). Les participants sont aussi heureux d’apprendre enfin une technique efficace pour retenir le vocabulaire d’une langue étrangère.

« Attention, je ne promets pas que vous pourrez tout mémoriser instantanément et sans effort ! Je promets des trucs simples, efficaces et amusants qui permettent de retenir plus facilement ce que vous souhaitez retenir, mais ce n’est pas sans effort. Toutefois, vous allez développer la confiance d’entreprendre des apprentissages que vous n’auriez jamais osé envisager avant de suivre ce cours, » d’affirmer Daniel Gagnon.

« C’est un cours où l’on rigole beaucoup, car mémoriser fait appel à notre imagination et à nos émotions, les gens qui sont ludiques et qui ont de l’humour adorent ce cours, » de préciser M. Gagnon

Vous épargnerez temps et argent, car l’avantage d’un tel cours, c’est qu’il vous permet d’apprendre en une journée ce qui a demandé des années de lecture, de recherche et un long travail d’essais et d’erreurs. Et certains trucs enseignés ne se trouvent pas dans les livres, ils sont uniques à ce cours.

Le coût est de 475 $ pour un atelier d’une journée. Si vous vous inscrivez aussi au séminaire de lecture rapide de M. Gagnon, vous ne payez que 395 $ par cours, un rabais de 160 $.

Prochaines formations : Université Laval : 8 décembre 2011
                                 Montréal : 15 décembre 2011

Plan de cours

                                                   - 30 -


octobre 28, 2011 2:35 PM

Ma réponse

(Suite de la chronique précédente)

Bonjour,

Je surfe sur votre site/blogue depuis quelque temps. Pour l'instant je suis un lecteur "lambda". Je me suis intéressé à la lecture rapide par hasard en tombant sur le livre de P. Scheele (auteur de Photoreading). Après un an d'essais, j'avoue ne pas avoir réussi à décoller, mais je crois en la méthode et le livre est rempli de conseils très intéressants et utiles.

Pourquoi critiquer autant photolecture ?
Je suis surpris de lire sur votre blogue autant de critiques sur la photolecture. Votre méthode est différente, mais elles ont forcément toutes deux des points communs. Je ne connais pas votre plan de cours dans les détails, mais je suppose que : définition d'objectif, compréhension de la structure, repérage des concepts clés, lecture sélective pour répondre à l'objectif (lorsque le temps manque), concentration, attitude active vis-à-vis de ses lectures, choix et sélections de ses lectures sont autant de points communs entre vos méthodes.

Ici, vous avez entièrement raison, je partage ces points communs avec la photolecture et c'est ce que j'appelle la lecture sélective. Et je le mentionne dans ce post : ⦋photoreading⦌ au mieux, c'est de la lecture sélective enrobée de considérations ésotériques à la Star War. Honnêtement, ma méthode est un syncrétisme, j’ai pris le meilleur des méthodes que j’ai suivies, et je les ai toutes suivies (du moins les grandes écoles). De la photolecture, j’ai appris la lecture sélective.

Donc dès lors pourquoi critiquer autant la photolecture ?

Parce qu'essentiellement la technique promet 25 000 m/m et ça, c'est de l'arnaque.

De même pourquoi critiquer les autres méthodes ?

Parce que je me suis donné pour mission de simplifier la lecture rapide et de m’attaquer aux prétentions fausses qui m’ont personnellement fait perdre beaucoup de temps, d’argent et d’énergie. C'est un genre de guide du consommateur.

Je critique les méthodes trompeuses qui font des promesses irréalistes, essentiellement celles qui promettent plus de 1000 m/m, parce que très peu de gens y parviennent et ceux qui prétendent le contraire, le font au détriment de la rétention. En 15 ans d'enseignement de la lecture rapide, j'ai rencontré une seule personne, exceptionnellement douée, une jeune fille de 13 ans, qui a réussi à lire à cette vitesse après que je lui ai enseigné ma méthode. J'ai essayé aussi avec elle des exercices de lecture ésotérique basés sur la relaxation (la base de photoreading, de geniusreading et de megareading), elle a été très réceptive à ces techniques, mais cela n'a eu aucune incidence sur ses performances.

J'ai personnellement longtemps essayé d'en arriver à lire à plus de 1000 m/m. J'y ai travaillé très fort. J'ai acheté toutes les méthodes citées et d’autres encore. J’ai suivi des ateliers faisant cette promesse. J'y ai consacré de longues heures fastidieuses (peu de gens vont au bout d’un cours sur DVD, moi j’ai persévéré), jusqu'à ce que je réalise que les chercheurs sérieux démontrent que ceux qui disent lire à ces vitesses le font au détriment de la rétention (l’exemple le plus probant de cela, ce sont les résultats aux World Speed Reading Championships). Ils ne font en fait que faire un survol des textes et cela je l'enseigne dans mon cours. C'est important en lecture rapide d'avoir une bonne technique de survol, mais survoler un texte c'est une étape de la lecture rapide, ce n'est pas la lecture rapide. L'écrémage et la lecture sélective sont des techniques de survol efficaces et sans prétention. Photoreading est une technique de survol fastidieuse et inefficace.

Je critique aussi les méthodes basées sur le tachistoscope, parce que cela aussi ça ne marche pas. Je l'ai longuement expliqué ici et ici.

L'étude financée par la NASA invalidant photoreading
Citer "l'étude" sur la photolecture n'est pour moi pas un gage de sérieux ni un gage d'objectivité. Des articles élogieux on pourrait en trouver bien plus encore. Cette pseudo étude s'est faite sans qu'un instructeur de photoreading ne reconnaisse y avoir participé ce qui est fort troublant !! De plus mener une étude et en même temps participer à l'étude manque vraiment d'objectivité et de sérieux! Les conclusions sont vraiment fantaisistes !

Là, je ne suis pas du tout d'accord avec vous. L'étude EST sérieuse. La conclusion n'est pas du tout fantaisiste. Je ne connais pas d'articles élogieux sur la photolecture accompagnés d'une mesure indépendante des prouesses réclamées. En fait, de nombreux témoignages s'accordent sur un point: c'est intéressant, mais on n'y parvient pas. C'est ce qui m'est arrivé, c'est ce qui est arrivé aux gens de l'EFH, Denis Rebaud et Frédéric Le Bihan, c'est ce qui est arrivé à Patrick Boutain et à Sébastien Dumas. Et le témoignage le plus convaincant que je peux vous fournir, c'est le vôtre, car c'est aussi ce qui vous est arrivé.

Votre livre sur la lecture rapide
J'habite en France et loin de Paris, je ne pourrai donc participer à votre séminaire à Paris ce qui est bien dommage. Dommage aussi que vous ne conseilliez pas un livre en particulier, ou pourquoi n'en écrivez-vous pas un ?

J’ai un jour fait le plan d’un livre, je l’ai écrit et… j’ai mis 80 % de son contenu dans ce blogue. Mon livre est écrit, vous êtes en train de le lire.

Avec le 20 % restant, j'ai produit un cours en ligne qui s'adresse aux écoles et que je teste actuellement. Il sera probablement aussi offert au grand public l’année prochaine, mais comme le taux d'abandon pour ce type de cours est très élevé,* je vais l'offrir seulement si j’ai trouvé le moyen d'assurer la persévérance des participants. Car il faut savoir que la lecture rapide c'est simple, mais les exercices sont déroutants et peu de gens persévèrent. Et cela ne s’arrête pas là, il faut en plus intégrer les techniques au quotidien, on parle ici d’un trois semaines d’adaptation. C’est pourquoi je vise les écoles : les professeurs vont assurer l’encadrement nécessaire.

*C’est le 2e cours du genre que je produis. Le premier a été un échec, car les gens ne le terminaient pas. J’ai eu quelques témoignages de succès, mais le système permettait de voir que la majorité des gens arrêtait au 2e test. Personne n’a fait les 6 tests. Le cours qui s’adresse aux écoles contient 22 tests.


Richaudeau
Je suis surpris que vous n'écriviez pas un article comparant réellement votre méthode à celle de Richaudeau qui reste une référence en France.

Richaudeau c'est le tachistoscope, plus de l'écrémage et de la lecture sélective; il n'utilise pas de repère visuel alors que c'est au centre de ma méthode (et de la méthode Evelyn Wood dont mon cours est un dérivé). Voilà ! Pourrais-je élaborer là-dessus ? Sûrement. Je vais y penser. (Là, est-ce que d'un côté vous me reprochez de trop critiquer et de l'autre vous me demandez d'en faire plus ?)

L'approche Richaudeau me vaut beaucoup de questions sur la sous-vocalisation, c'est pourquoi j'ai consacré trois chroniques à ce sujet.

M. Richaudeau est encore vivant, j'aimerais bien le rencontrer, car j'ai beaucoup de respect pour lui. Je crois, mais je ne suis pas sûr, qu'il n'a lui-même jamais donné de cours de lecture rapide. Il a écrit un livre et des gens s'en sont inspiré pour donner des cours de lecture rapide, mais lui-même ne l'a jamais fait. C'est à vérifier.

Plus d'objectivité SVP
En synthèse, je suis très intéressé pour progresser en efficacité lors de mes lectures : aussi bien en rapidité qu'en compréhension. Votre méthode me semble très intéressante, mais je ne pourrai participer à un séminaire. Je crois tout de même à la photolecture même si je n'ai pas réussi à "décoller" seul avec le livre (je suis un peu trop cerveau "gauche"). Votre approche de la lecture me plaît et me semble plus "accessible" au quotidien et notamment au travail. Je suis déçu de ne pas trouver plus d'objectivité sur votre site par rapport à la photolecture et aussi par rapport à la méthode Richaudeau.

La photolecture, ça ne marche pas, le tachistoscope non plus, il est impossible d'éliminer la sous-vocalisation: désolé, mais l'objectivité c'est de le dire.

Si vous comprenez l'anglais, voici un cours de lecture rapide style Evelyn Wood.


Cordialement,Ludo_B

Merci et au plaisir,

Daniel Gagnon


Prochaine chronique: Réponse de Ludo... à ma réponse.

septembre 19, 2011 9:23 AM

Lecture dynamique vs photolecture

J’ai récemment reçu ce commentaire d’un lecteur de ce blogue. Comme ce qu’il m’écrivait était pertinent et intéressant, j’ai pris la peine de lui répondre longuement. Le titre de la chronique est de lui, mais les sous-titres ci-dessous sont de moi. Vous pourrez lire ma réponse dans la prochaine chronique. Mais je peux d'ores et déjà vous dire, qu'en ce qui concerne la comparaison qu’il fait entre la lecture dynamique, que j’enseigne, et la photolecture, que je dénonce comme une fraude, il a entièrement raison.

Bonjour,

Je surfe sur votre site/blogue depuis quelque temps. Pour l'instant je suis un lecteur "lambda". Je me suis intéressé à la lecture rapide par hasard en tombant sur le livre de P. Scheele (auteur de Photoreading). Après un an d'essais, j'avoue ne pas avoir réussi à décoller, mais je crois en la méthode et le livre est rempli de conseils très intéressants et utiles.

Pourquoi critiquer autant photolecture ?
Je suis surpris de lire sur votre blogue autant de critiques sur la photolecture. Votre méthode est différente, mais elles ont forcément toutes deux des points communs. Je ne connais pas votre plan de cours dans les détails, mais je suppose que : définition d'objectif, compréhension de la structure, repérage des concepts clés, lecture sélective pour répondre à l'objectif (lorsque le temps manque), concentration, attitude active vis-à-vis de ses lectures, choix et sélections de ses lectures sont autant de points communs entre vos méthodes. Donc dès lors pourquoi critiquer autant la photolecture ? De même pourquoi critiquer les autres méthodes ?

L'étude financée par la NASA invalidant photoreading
Citer "l'étude" sur la photolecture n'est pour moi pas un gage de sérieux ni un gage d'objectivité. Des articles élogieux on pourrait en trouver bien plus encore. Cette pseudo étude s'est faite sans qu'un instructeur de photoreading ne reconnaisse y avoir participé ce qui est fort troublant !! De plus mener une étude et en même temps participer à l'étude manque vraiment d'objectivité et de sérieux! Les conclusions sont vraiment fantaisistes !

Votre livre sur la lecture rapide
J'habite en France et loin de Paris, je ne pourrai donc participer à votre séminaire à Paris ce qui est bien dommage. Dommage aussi que vous ne conseilliez pas un livre en particulier, ou pourquoi n'en écrivez-vous pas un ?

Richaudeau
Je suis surpris que vous n'écriviez pas un article comparant réellement votre méthode à celle de Richaudeau qui reste une référence en France.

Plus d'objectivité SVP
En synthèse, je suis très intéressé pour progresser en efficacité lors de mes lectures : aussi bien en rapidité qu'en compréhension. Votre méthode me semble très intéressante, mais je ne pourrai participer à un séminaire. Je crois tout de même à la photolecture même si je n'ai pas réussi à "décoller" seul avec le livre (je suis un peu trop cerveau "gauche"). Votre approche de la lecture me plaît et me semble plus "accessible" au quotidien et notamment au travail. Je suis déçu de ne pas trouver plus d'objectivité sur votre site par rapport à la photolecture et aussi par rapport à la méthode Richaudeau.

Cordialement,
Ludo_B


Prochaine chronique : ma réponse

septembre 19, 2011 8:46 AM

Rencontres avec Alice

(Suite de la chronique: Des lecteurs prodiges, cela existe, mais c’est très rare. Voici un cas:)

Première rencontre
J'arrive de rencontrer ALICE . Un tout petit bout de jeune fille, très allumée. Elle a réussi le prétest, que je fais passer à tous mes participants adultes depuis 13 ans, en lisant à 500 m/m avec 100 % de rétention (moyenne habituelle de mes participants adulte: 220 m/m et 70 %).

Par la suite, je l'ai initié à la lecture rapide. Elle a assimilé les techniques très rapidement. Je lui ai fait passer une dizaine de tests et sa vitesse a varié entre 700 et 1100 m/m, avec toujours au moins 80 % de rétention. Et tout cela, après une heure d'entraînement et sans effort. Je crois qu'elle peut progresser encore. À suivre...

Commentaire de S :
La recette, la recette ?! mdr

Ma réponse :
Il n'y en a pas. Elle a appris à lire en première année. Elle n'est donc pas précoce. Ses professeurs de musique disent qu'elle lit bien la musique. Elle lit sans effort particulier. Je lui ai fait parcourir les pages à 2400 m/m, puis 4000 m/m, elle aimait cela, particulièrement 2400 m/m. Mes participants veulent quitter la salle ou me lancer leurs livres si j'insiste trop pour les entraîner à plus de 1000 m/m. Elle a une capacité d'assimilation cognitive qui ne s'enseigne pas. À notre prochaine rencontre, je vais discuter de cela avec elle.

2000 m/m ???
Je m'en vais voir Alice. J'ai plusieurs tests difficiles et validés. J'ai des exercices avancés qui visent à se « brancher » sur son hémisphère droit. Des exercices qui n'ont jamais fonctionné avec moi, mais comme elle est exceptionnellement douée, peut-être qu'elle arrivera à atteindre les 2000 m/m. Je vous en reparle.

Deuxième rencontre
Finalement, Alice était fatiguée et elle n'a pas battu de record. Elle réagit très bien aux exercices de lecture en état de relaxation, mais cela n'améliore pas sa performance. Sa vitesse ralentit avec la fatigue, mais cela n'affecte pas sa rétention qui reste toujours au-dessus de 80 %. Plus haut score hier: 920 m/m, 90 % de rétention.

Pour ceux que cela intéresse, elle touche la page avec son pointeur et parcourt toute la ligne. Elle affirme qu'elle se dit tous les mots dans sa tête et elle n'a pas d'explication pour ses capacités exceptionnelles, à 7 ans elle lisait déjà comme cela.

Rappel: ce qui précède est la reproduction éditée d'une série de posts publiés sur Facebook il y a un an.

Correction: dans une version précédente de ce texte, je parlais d'«acuité visuelle», plutôt que de «capacité d'assimilation cognitive». Pourquoi cette correction ? Parce que la vitesse de lecture ne dépend pas des mécanismes de l'oeil (bien que cela joue évidemment un rôle), mais de notre capacité à intégrer les informations. Pour en savoir plus, voir cette chronique.

septembre 16, 2011 7:31 AM

Des lecteurs prodiges, cela existe, mais c’est très rare. Voici un cas :

Vous trouverez regroupés ici une série de posts que j’ai publiés sur Facebook il y a un an, concernant une jeune fille qui est une lectrice prodige. Elle a choisi de se faire appeler Alice. Pour mieux convenir à la formule de cette chronique, je les ai édités un peu.

Un an plus tard
J’ai revu sa mère hier. Elle m’a dit qu’Alice lit plus vite que jamais ; qu’elle lit des briques de 500 pages en une soirée. Je lui ai envoyé de nouveaux tests pour voir où elle en est rendu.
En attendant, comme ce n’est pas tout le monde qui est ami de ma page Facebook, voici l’histoire de notre rencontre l’année passée.

14 septembre 2010
Il y a un an, jour pour jour, j’ai rencontré lors de l’assemblée générale de la CÉDEC de Québec une dame que je connais depuis un temps indéfini, et que je croise régulièrement lors d'activités communautaires dans la Basse-Ville de Québec. Elle me dit :
- Daniel, tu donnes toujours des cours de lecture rapide ?
- Bien sûr !
- Ma fille, elle a 13 ans, elle lit tellement vite qu’à l’école son enseignante croyait qu’elle ne faisait que regarder les images. Elle lit deux fois plus vite que moi.
- Écoute, si tu veux, je peux t’envoyer des tests et tu pourras mesurer sa vitesse et sa rétention.
- D’accord.

Résultats
Elle a lu le premier texte à 642 m/m avec 80 % de rétention. Un texte difficile, qu'elle a lu, selon sa mère plus lentement que d'habitude, car elle craignait de rater le test de compréhension. Je n’ai jamais vu cela. C’est plus vite que moi, et seulement 4% de mes participants TERMINENT avec une vitesse nette* supérieure. Et cela, sans technique de lecture rapide. Au deuxième test, sa vitesse était de 588 m/m, sa rétention 90 %, pour une vitesse nette* de 524 m/m.

*(La vitesse nette, c’est la vitesse (642 m/m) multipliée par la rétention (80%), soit dans le cas du premier test d’Alice, 514 m/m.)

Commentaire de S :
Bah... je suis dégouté ! Pourquoi n'ai-je pas cette chance-là moi ? Moi et mes 300 mots/min à fond de cale ! lol
N'y a t'il pas une réponse physiologique ? Quelque chose que l'on puisse améliorer... travailler... ou pas ! ;)

Ma réponse :
Je crois que certains ont des dispositions que d'autres n'ont pas. Les enseignants expérimentés en lecture rapide, et sérieux, vous diront que seules de très rares personnes ont cette disposition et qu'il est illusoire de promettre de très grandes vitesses de lecture à l'ensemble de la population. Personnellement, j’ai travaillé très fort pendant des années afin d'atteindre les 1000 m/m, sans jamais y parvenir.

Toutefois, si c'est une habileté particulière qu'elle a, et que je découvre que cela peut s'enseigner, je peux vous assurer que vous allez entendre parler de lecture rapide 2 : comment devenir un lecteur prodige !

Prochaine chronique : ma rencontre avec Alice.

septembre 14, 2011 5:01 PM

À venir sur ce blogue

Grosse rentrée
Beaucoup d’activités sont prévues pour cet automne, mon calendrier est presque complet. Je reprends ce blogue après quelques mois d’absence et j’ai l’intention de vous entretenir prochainement des sujets suivants :

Une lectrice prodige
J’ai écrit à plusieurs reprises qu’en 14 ans d’enseignement de la lecture rapide, je n’ai jamais rencontré de lecteur prodige. Eh bien, c’est fait ! J’ai vu la petite Alice, 13 ans, à qui j’ai fait passer plus d’une vingtaine de tests, lire à plus de 1000 m/m avec une rétention de 80 %. Ceux qui me suivent sur Facebook connaissent déjà cette histoire.

Cours de lecture rapide en ligne
La phase II est complétée, il s’agit maintenant de la tester. Plusieurs professeurs et quelques centaines d’élèves vont participer à l’essai de cette version bêta. Je vous tiens au courant.

La mémoire sémantique
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la mémoire sémantique : Comment mieux retenir les idées; et pourquoi elle est pratiquée dans mon séminaire de lecture rapide et non dans mon atelier sur la mémoire.

Échange épistolaire
J’ai échangé récemment plusieurs courriels avec un lecteur de ce blogue sur la critique que je fais de nombreuses méthodes de lecture rapide. Il me reproche d’être trop sévère et, quelque part, de me mettre en valeur en critiquant les autres. Comme ses remarques étaient pertinentes, j'ai pris la peine de m'expliquer. À suivre…

septembre 13, 2011 10:00 AM

Mémoire Plus : nouvelles dates

Je donne depuis maintenant quatre ans ce cours sur la mémoire, et je peux dire qu'il est parfaitement rodé. Je viens de le donner à plusieurs reprises, l'armée canadienne étant devenue un gros client. Les civils comme les militaires adorent le cours. Voici des témoignages représentatifs de ce que les participants en disent :

Vraiment, un cours génial. Merci Beaucoup !
Très intéressant, c'est vraiment impressionnant de voir ce que l'on peut mémoriser.

J'ai beaucoup de plaisir à le donner. C'est la même rigueur et la même approche ultra concrète que pour mon séminaire de lecture rapide, mais en plus détendu, car les techniques de mémorisation sont des jeux et l'on rigole beaucoup.

Certaines personnes apprennent les six premiers vers d'un poème qui en compte onze, en moins de trois minutes; le poème est appris en 20 minutes par la majorité des participants.

La majorité des participants apprennent une liste de 20 objets en 200 secondes, puis la redisent dans l'ordre ascendant, descendant, puis dans le désordre.

La majorité des participants arrivent à retenir les noms et prénoms des 15 autres participants.

On s'amuse beaucoup à construire des « mots ficelles » pour retenir le vocabulaire d'une langue étrangère ou à imaginer des phrases pour retenir des suites de nombres.

J'ai programmé deux nouvelles dates, une à Québec, le jeudi 8 décembre, et l'autre à Montréal, le jeudi 15 décembre.

Vous trouverez ici mon plan de cours.

Et si vous êtes enthousiaste à l'idée de développer votre confiance en votre capacité d'apprendre, courrez vous inscrire ici.

Voilà, j'espère que j'aurai le plaisir de vous y revoir ou de vous y connaître,

Daniel Gagnon

Avertissement : Je ne promets pas une mémoire infaillible, ainsi que des trucs instantanés et sans efforts. Je promets des techniques simples, amusantes et efficaces, mais vous devrez développer vos habiletés à maîtriser ces techniques. Ce sont les mêmes techniques que les champions utilisent, toutefois, il faut savoir que ceux-ci peuvent consacrer jusqu'à six heures par jour à les maîtriser. C'est un cours qui ne s'adresse donc pas aux paresseux et à ceux qui ont peu de motivation à l'apprentissage. Avoir le sens de l'humour et une bonne imagination est un atout.
Le cours ne vise pas à combattre la dégénérescence de la mémoire qui accompagne parfois, mais pas nécessairement, la vieillesse (voir mythe 6), il vise à vous donner des outils pour apprendre plus, plus vite.

Prochaines formations :
Québec, jeudi 8 décembre 2011
Montréal, jeudi 15 décembre 2011

juin 1, 2011 3:52 PM

Logiciel de lecture rapide : classes expérimentales recherchées

Enfin, depuis que cela m’est demandé et aussi depuis le temps que j’en parle, mon logiciel de lecture rapide est terminé, du moins presque.

La phase 1, le cours en ligne, est terminée depuis deux mois. Les tests initiaux permettent de conclure qu’il fonctionne à court terme. Les élèves voient leur vitesse progresser et maintiennent leur rétention. Quelques irritants ont été identifiés, mais ils sont en voie de corrections. Il faut maintenant établir ce qu’il faut faire pour assurer la pérennité des acquis.

La phase 2, gestion par l’enseignant, doit se terminer cette semaine.

Je suis à la recherche de profs ou d’écoles intéressées à tester le logiciel avec leurs classes :
a) Il faut que ce soit dans la région de Québec.
b) De préférence avec des élèves résistant à la frustration, style sport étude ou classe internationale.
c) Il faut que le ou les enseignants acceptent de suivre le cours en ligne.
d) Il faut que le ou les enseignants acceptent de participer à l’évaluation du cours, du programme de gestion et de l’encadrement offert.
e) Il faut que l’école soit équipée d’ordinateurs avec Flash et d'écouteurs.

Les avantages :
a) C’est gratuit. Le cours coûtera éventuellement entre 10,00 $ et 29,00 $ par étudiant selon la licence choisie.
b) Les meilleurs étudiants doublent leur vitesse de lecture en moins de deux heures, tout en maintenant leur rétention.
c) Il est trop tôt pour donner des moyennes valables. Mais aux pré-tests, la moyenne des progrès enregistrés était de 30 % pour la vitesse avec maintient de la rétention. Avec l'encadrement que je compte développer, les résultats devraient être très supérieurs ; ils devraient se comparer à ceux du cours aux adultes: 75 % pour la vitesse, 10 % pour la rétention.
d) Vous serez les précurseurs.

Contactez-moi : 418-649-1359 ou dg@lecturerapide.info

/Étudiants apprenant la lecture rapide en ligne.jpg

avril 13, 2011 3:17 PM

Bientôt, sur vos écrans...

décembre 24, 2010 1:24 PM

La femme parlant le plus vite au monde

L'objectif premier de mon cours, c'est d'en arriver à lire de 50 à 150 % plus vite. Comme le lecteur moyen lit entre 200 et 250 mots/minute, cela veut dire que l'on vise à lire entre 300 et 600 m/m. Ces vitesses n'ont rien d'exagéré, ce sont même les normes en lecture. Il est normal de lire à plus de 300 m/m tout en ayant un minimum de 80 % de rétention. Parfois, pour illustrer cela, j'explique qu'il s'agit simplement de dire les mots très très vite dans sa tête et je fais une démonstration en parlant très très vite.

Voici l'exemple d'une personne qui pousse les limites de la vitesse de la parole; elle a été mesurée à 603 m/m. Si vous arrivez à la comprendre facilement (pour cela il faut comprendre l'anglais), cela veut dire que rien ne vous empêche de lire à cette même vitesse.

octobre 1, 2010 10:46 AM

Le lecteur « le plus rapide au monde » (vidéo)

J'ai parlé d'Howard Berg ici, ici et ici. Il prétend lire à 25 000 mots/minute ! Lit-il vraiment à cette vitesse ? Jugez par vous-même, le voici « live » :

septembre 13, 2010 12:22 PM

Photolecture

Ce reportage de Télématin, qui fait la promotion de la photolecture, m'a amené beaucoup de visiteurs. Voici ce qu'une recherche sérieuse dit dans sa conclusion de la photolecture:

The claims made by PhotoReaders may seem believable to many because they are based on mystic, virtually magical assumptions. Most people, at some level, want to believe in magic – particularly when the potential gains are so substantial. Alas, based on the results of this study, there appear to be no benefits of using the PhotoReading Technique, and no sign of magic.

Ma traduction:

Les affirmations formulées par les PhotoLecteurs peuvent semblées crédibles à beaucoup parce qu’elles sont fondées sur des suppositions mystiques et pratiquement magiques. La plupart des gens, à un certain point, veulent croire à la magie, en particulier quand les gains potentiels sont si considérables. Hélas, basé sur les résultats de cette étude, il semble n’y avoir aucun avantage d’utiliser la technique de Photolecture et aucun signe de magie.

septembre 4, 2010 11:08 AM

La méthode Richaudeau et la lecture Éclair

Pour l'essentiel ces approches sont basées sur l'utilisation d'un tachistoscope.

J'ai déjà écrit deux articles sur cet instrument.
L'appareil
L'entraînement

Si vous désirez vous entraîner à la lecture rapide avec un tachistoscope, voici une adresse où vous pouvez vous en utiliser un gratuitement. Le seul hic, c'est qu'il est en anglais. Mais ce n'est pas très compliqué à faire fonctionner et vous pouvez y copier/coller vos propres textes. Beaucoup de plaisir: cliquez ici.

août 22, 2010 3:32 PM

Ma page Facebook

Pour des commentaires plus personnels suivez ma page Facebook. Aujourd'hui, j'y réfère un site qui parle d'une expérience intéressante pour répandre les livres en Afrique à moindre coût.

Prochainement je vous parle de la Lecture Éclair dont le marketing par affiliation parfois agressif couvre le net.

août 7, 2010 2:49 PM

C'est parti...

Logiciel de lecture rapide

Depuis le temps que je travaille sur ce projet, c'est enfin parti. Le contrat vient d'être signé avec iXmedia pour la mise en production de mon logiciel de lecture rapide qui s'adresse aux écoles, plus précisément aux élèves de 12 à 18 ans. Une version bêta devrait être prête à la mi-août et sera mise à l'épreuve par des étudiants d'une école d'un programme d'études internationales de mon quartier. Je vous en reparle.

juin 3, 2010 1:56 PM

Excellence et qualité reconnues

La société SOFEDUC, organisme aux normes de qualité internationales, qui se consacre à la « reconnaissance de la qualité des activités d'éducation et de formation continue non créditées » vient à nouveau de reconnaître l'excellence des cours que j'offre.

Voici un extrait de leur lettre d'accréditation :

En vous accordant cet agrément, nous tenons à souligner la grande qualité des activités de formation continue que vous offrez avec beaucoup de rigueur et de qualité. Nous avons particulièrement apprécié l’importance que vous accordiez au principe de l’amélioration continue (La norme de qualité numéro 9) au produit que vous offriez. Les demandes de service qui proviennent désormais de l’extérieur comme la France et la francophonie nord-africaine confirment bel et bien, que l’amélioration continue porte fruit si la norme est comprise dans son esprit tel est votre cas.
avril 2, 2010 7:24 AM

Speed Reading 4 Kids, ce que j’en pense…

(Attention : je n’approuve pas cette approche)

Genius Reading offre un cours pour enfant. Le promoteur de cette approche, Ed Strachar, a toutes les allures d’un escroc et prétend faussement que la Us Air Force le soutient.

Au contraire, le promoteur de Speed Reading 4 Kids, George Stancliffe, est un gars très simple qui semble croire sincèrement à son approche.

Il vend son kit de lecture rapide à un prix raisonnable et le tout a une présentation de joyeux amateur sans prétention. Ce n’est pas une formidable machine de marketing comme la photolecture ou la lecture éclair.

Sa théorie est très simple. Lorsque l’on regarde un arbre, on ne le regarde pas feuille à feuille, on regarde l’ensemble de l’arbre. Selon lui, il devrait en être de même en lecture. On devrait regarder les pages d’un livre globalement et non mot à mot. En se faisant, l’hémisphère droit de notre cerveau transformera le contenu des pages en image qui défileront dans notre cerveau comme un film d’action, s’il s’agit d’un contenu ludique et comme un documentaire, s’il s’agit d’un contenu informatif.

L’entraînement est aussi très simple. Les enfants sont invités à parcourir les pages d’un livre au rythme de trois secondes par page. Il les aide à maintenir le rythme en frappant la table toutes les trois secondes.

Dans la vidéo qui illustre son approche, on le voit en temps réel avec des enfants de 7 à 16 ans. Il est allongé sur sa chaise (évaché comme on dit par chez nous) et leur distribue des bonbons après chaque exercice. Ce qui n’est pas éthique et donne une image troublante.

Après chaque exercice, il leur demande ce qu’ils ont compris. «Tout», de dire une petite fille à l’avant, «20 %», d’ajouter une plus vieille et «RIEN !» de dire éberlué un jeune garçon d’à peu près 10 ans.

Il reprend l’exercice. Et on voit la petite fille, qui dit tout comprendre, tourner deux, trois pages, parfois plus, à chaque coup sur la table. Elle va jusqu’à lire deux livres lors d’exercice qui ne dépasse pas trois minutes. Pour finalement affirmer qu’elle a tout compris.
Au fur et à mesure que l’heure avance, les enfants dans l’ensemble disent augmenter leur pourcentage de rétention. Sauf le petit garçon qui après chaque exercice, toujours totalement éberlué, affirme n’avoir rien compris.

Finalement à la toute fin, par un effet de mimétisme évident, le petit garçon finit par se joindre au groupe et dire avoir compris 60 % de ce qu’il a lu. Bien entendu, aucun d’entre eux n’est réellement testé, même par de simples questions orales.

On croit rêver. Est-ce que cela ne serait pas formidable de lire ainsi ? Lire serait comme aller au cinéma à 10 fois notre vitesse de lecture normale. La connaissance s’absorberait comme un buvard.

Malheureusement, le monsieur n’a que des anecdotes à nous offrir pour soutenir la validité de son approche. Je peux vous dire que si un jour, je réussis à lire de cette façon et que je réussis à enseigner aussi facilement ma méthode, je vais être multimilliardaire et que nos écoles vont être complètement chambardées. Vous allez me voir faire des démonstrations avec beaucoup d’enfants autour de moi et nous allons nous soumettre à toutes les questions.

Pour l’instant, continuons à rêver.

février 12, 2010 7:48 AM

Kim Peek est décédé

Les mots de recherche qui m'amènent le plus de visiteurs après « lecture rapide » et « mémoire » sont « Kim Peek ».

Kim Peek est décédé la semaine dernière d'une crise cardiaque. Des panégyriques publiés dans la presse, le plus intéressant est celui du New York Times.

J'en ai traduit un court extrait :

“Il était le Mont Everest de la mémoire, » a dit de lui le Dr. Darold A. Treffert, un expert du syndrome du savant qui connaissait M. Peek depuis 20 ans.

M. Peek a mémorisé tant de pièces shakespeariennes et de compositions musicales et était un tel partisan de l'exactitude, a dit son père, qu'ils ont dû cesser d'assister à des spectacles parce qu'il se levait et corrigeait les acteurs ou les musiciens.

« Il pouvait se lever et dire : « Attendez un peu ! Le trombone est deux notes à côté » de dire Fran Peek."

Et voici un film complet sur lui:





décembre 28, 2009 2:08 PM

Éliminer totalement la sous-vocalisation ?

(Suite des deux chroniques précédentes sur la sous-vocalisation)

Peut-on éliminer complètement toute forme de sous-vocalisation en lecture rapide ?

La réponse est simple : NON !

Pourquoi ?

C’est une question d’intégration cognitive. Notre cerveau ne peut pas intégrer les informations à la vitesse de perception de notre œil, qui est phénoménale.

Quand nous voyons un mot connu, nous le reconnaissons globalement. Pour cela, nous utilisons notre mémoire lexicale qui reconnaît la forme du mot, sans qu’il soit nécessaire de décoder le mot, c’est-à-dire de le lire syllabe par syllabe. Ce qui permet de reconnaître les mots rapidement. Et comme la vitesse de perception de notre œil est considérable, un mot exposé aussi rapidement qu’un cinq centième (1/500e) de seconde peut être reconnu. Si vous lisiez à cette vitesse, vous liriez 100 pages à la minute, cela vous prendrait 20 minutes pour lire Guerre et Paix, soit la même vitesse que Woody Allen*.

Avec un peu d’entraînement, les meilleurs peuvent reconnaître un mot présenté à cette vitesse grâce à leur mémoire de la forme du mot, la mémoire lexicale. Le mot reconnu est nommé permettant ainsi à la mémoire sémantique d'en reconnaître le sens. Mais si le mot est aussitôt suivi d’un autre mot à la même vitesse, les mémoires lexicales et sémantiques n’auront pas le temps de s’activer.

Si vous n’êtes pas capable de nommer le mot, vous ne serez pas capable d'en donner le sens. C’est pourquoi la limite de vitesse en lecture rapide est reliée à notre vitesse de reconnaissance des mots sémantiquement et non visuellement.

Au-delà d’une certaine vitesse, les liens sémantiques, c’est-à-dire la compréhension, ne se font pas. Les gens qui prétendent lire à des vitesses supérieures à 1000 m/m le font au détriment de la rétention et de la compréhension, les études sérieuses le démontrent. Et leurs explications, voulant que l’inconscient ait la capacité de retenir l’information et de la redonner intuitivement, ou voulant que le cerveau ait la capacité de reconstruire en idée, en image et en émotions les phrases d’un texte, sont de la pseudoscience.

Prochaine chronique : Ceux qui disent que lire c’est comme regarder un arbre, on ne le regarde pas feuille par feuille, on regarde l’ensemble de l’arbre, et que nous devrions donc lire en regardant la page et non les mots et qu’avec le temps notre cerveau verra le contenu se déroulant en images, comme un film…

*« J’ai pris un cours de lecture rapide et j’ai pu lire “Guerre et Paix” en vingt minutes. Ça parle de la Russie. »
Woody Allen

décembre 8, 2009 11:33 PM

Barreau du Québec

Lecture rapide 7 heures
Reconnue dans le cadre d'une demande de formation structurée en milieu de travail ou demande individuelle présentée par un membre.
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décembre 1, 2009 4:41 PM

(Suite de la chronique précédente)

Comment se défaire de la sous-oralisation.

Pour éviter la sous-oralisation, c’est-à-dire lire silencieusement dans sa tête comme si on lisait à haute voix pour le bénéfice de quelqu’un d’autre, c’est très simple : il s’agit d’arrêter d’essayer de faire une belle lecture et de se mettre à lire le plus vite qu’on peut, en marmonnant.

En lecture rapide, on ne dit pas dans sa tête : Le sé-mi-nai-re de lec-tu-re –ra-pi-de Da-ni-el Ga-gnon. On dit : le Sé’inair de le’ur ra’id Da’iel Gaion. On marmonne dans sa tête, et il n’y a pas personne qui va vous dire : «ARTICULE QUAND TU LIS !» puisque c’est dans votre tête.

Dans mon cours, je fais une démonstration de lecture rapide en lisant à haute voix une petite comptine. Je commence par la lire normalement, puis je la lis une deuxième fois, le plus rapidement que je peux. En faisant cela, « j’avale » un certain nombre de consonnes. Finalement, on revient au sens phonétique de vocaliser, on change les consonnes en voyelles pour aller plus vite.

Lire rapidement, c'est comme se mettre à parler très rapidement, sans se préoccuper de l'articulation qui n'a pas d'importance puisque nous n'avons pas d'interlocuteur. Il faut lire tous les mots, mais en ne disant dans sa tête que quelques voyelles par mot. Donc, pour éviter la sous-oralisation, il faut… sous-vocaliser !

Prochaine chronique: Peut-on éliminer complètement toute forme de sous-vocalisation en lecture rapide ?

novembre 9, 2009 8:06 AM

Oraliser, vocaliser, subvocaliser, sous-oraliser, sous-vocaliser, ne pas sous-vocaliser ?

(Je réponds ici à une question pointue de terminologie et à la préoccupation qu’ont beaucoup de personnes d’éviter toute sous-vocalisation en lecture puisque c’est ce qu’on recommande de façon plutôt confuse dans certaines livres de lecture rapide.)

Si vous cherchez « vocaliser » ou « vocalisation » dans le dictionnaire, vous apprendrez qu’il s’agit de faire des vocalises, c’est-à-dire de ne chanter que des voyelles : ah aH AH HA Ha ha.

En phonétique, le mot « vocaliser » décrit le phénomène linguiste de transformation des consonnes en voyelles.

En pédagogie de l’enseignement de la lecture, le mot a un sens supplémentaire, il est parfois utiliser pour désigner la lecture à voix haute d’un texte, bien que « oraliser » soit le mot juste. Dans ma courte recherche, je n’ai trouvé qu’un dictionnaire en ligne qui donne au verbe « vocaliser » le sens de « rendre audible un texte écrit » et c’est utilisé pour décrire la nouvelle réalité des synthétiseurs vocaux.

Dans l’enseignement de la lecture le mot est utilisé davantage avec le préfixe sub, pour décrire la lecture à voix basse, en chuchotant. Lorsqu'il y a subvocalisation, les mots ne sont pas articuler, parfois un léger« hum » est émis ; dans ce cas, comme le définit la linguistique, le lecteur ne semble dire que les voyelles.

La subvocalisation est une étape importante de l’apprentissage de la lecture, elle survient habituellement lors de la deuxième année d’apprentissage et elle précède l'étape de la lecture silencieuse. La lecture avec mouvement des lèvres est de la subvocalisation.

En lecture rapide, j’utilise le terme de sous-oralisation pour décrire le phénomène des gens qui, lorsqu'ils lisent silencieusement, lisent comme s’il faisait une belle lecture à haute voix pour un auditeur imaginaire, c’est-à-dire en articulant avec soin chaque syllabe, en respectant les pauses et les intonations associées à la ponctuation.

La sous-oralisation est un gros obstacle à la lecture rapide. Si vous lisez de cette façon, vous ne pouvez lire qu’à la vitesse de la conversation, soit entre 150 et 200 mots/minute. C'est ordinairement vers la troisième ou la quatrième année, que les élèves dépassent cette étape en commençant à lire silencieusement plus vite qu'oralement. Si vous lisez de cette façon, vous êtes un lecteur bloqué au niveau de la troisième année.... Je ne veux pas vous crier des noms, mais les expressions utilisées pour décrire ce type de lecteurs sont « lecteurs débutants » ou « apprenti-lecteur ».

De plus, les gens qui lisent de cette façon y sont souvent très attachés. Il faut les comprendre, ils lisent de cette façon depuis très longtemps. Pour eux, il n’y a pas d’autre façon de lire.

J’ai même parfois des participants qui me disent que lorsqu’ils ne comprennent pas, ils choisissent de relire le texte à voix haute. C’est à mon avis la meilleure façon de ne pas comprendre. Personnellement lorsque je lis à haute voix, j’ai une très mauvaise compréhension : je suis tellement concentré sur la bonne articulation, sur le respect de la ponctuation que j’en oublie de porter attention au sens du texte. Si vous ne comprenez pas un texte, la recherche du sens par l’utilisation du contexte est une bien meilleure technique que la lecture à haute voix.

Prochaine chronique : Comment se défaire de la sous-oralisation.

novembre 3, 2009 11:40 AM

Plagiat !

Je n'endosse pas la photolecture. Je dénonce même cette méthode attrape-nigauds (j'ai été l'un des nigauds a avoir payé pour suivre cette méthode) dans plusieurs chroniques.

Mais voici qu'on plagie une de mes chroniques pour en faire la promotion sous un avatar appelé phosphénisme...

Si vous croyez à cette supercherie, il existe une étude sérieuse qui a complètement démoli les prétentions de cette méthode. Voir ma chronique sur le sujet: http://www.lecturerapide.info/2008/02/le_dernier_clou_dans_le_cercue.html

Voici l'article original: http://www.lecturerapide.info/2007/04/comment_lire_a_plus_de_25_000_1.html
Voici le plagiat (notez le commentaire de Karim) : http://www.phosphenisme.com/forum/viewtopic.php?p=8205&sid=eb259b19a25f75a037e2e29d0854fe1d

septembre 14, 2009 2:44 PM

Recommandez-vous un livre sur la lecture rapide ?

Je ne recommande AUCUN livre sur la lecture rapide, même s’il y en a certains qui sont corrects.

Pourquoi ? Parce qu’ils sont trop souvent verbeux et laborieux à lire.

Voici un exemple, il s’agit d’un livre accessible gratuitement sur Internet. On y trouve quand même des informations intéressantes, mais vous devrez débroussailler le tout, car le livre est rempli de truismes, de formules ampoulées, d’exercices futiles, d’explications fausses et d’analogies boiteuses. Par exemple, l’auteur recommande de lire avec le doigt, ce qui est une bonne recommandation, mais voici comment il l’explique :

L’explication est simple : le doigt, jumelé à l’œil, crée un effet de dédoublement qui incite le cerveau à multiplier ses performances, à progresser sans qu’il soit vraiment nécessaire de forcer le rythme.

Pensez à une barque. Avec un seul rameur, si puissant soit-il, elle avancera, peut-être même très vite. Ajoutez-en un deuxième : sa vitesse inéluctablement, doublera, ou peu s’en faut. (p. 27)

(Attention : je n’endosse pas du tout ce livre.)

http://www.scribd.com/doc/16994610/Methode-De-Super-Lecture

septembre 14, 2009 2:30 PM

Intelligence émotionnelle: mieux se connaître pour mieux réussir

C'est le titre temporaire du nouveau cours que je vais offrir dès octobre 2009.

Hier, j'ai donné ma grande première. Douze personnes ont participé à un cours pilote. C'était des DG d'entreprises de l'économie sociale. Comme m'a dit un de mes amis qui les connaît bien: « Des gens difficiles qui vont te dire ce qu'ils pensent ». Eh bien, ils ont été ravis. J'ai entendu plusieurs Aha !

J'ai vraiment du très bon matériel.

C'est un cours à l'image de mes autres cours: marqué par la rigueur, axé sur les résultats tangibles.

Je vais vous en reparler plus en détail dans les mois à venir.

juin 18, 2009 10:14 AM

Quel est la première caractéristique d'un entrepreneur ?

Vous pouvez lire sur ce site les 100 caractéristiques d'un entrepreneur.

Voici le début de cet article (vous trouverez plus bas la traduction):

A Complete List of 100 Attributes of People Who Start Companies: How You Can Be One of America’s Entrepreneurs.

Here are one hundred characteristics and attributes of people who start companies—some born of experience, education or birth. Most can be learned by study and practice.

1. Speed reading. These days one needs to be able to read reports, white papers, newspapers, magazines, business literature and even blogs. If you are a reader that still sub-vocalizes each word, you just won’t be able to keep up. I think the will to read and the ability to read is paramount to your start up success.

(Traduction maison)

La liste complète des 100 attributs des gens qui lancent des compagnies: comment vous pouvez être un des entrepreneurs d'Amérique.

Voici les 100 caractéristiques et attributs des gens qui démarrent des compagnies, quelques-uns proviennent de l'expérience ou de l'éducation, d'autres sont de naissance. La plupart peuvent être appris par l'étude ou la pratique.

1. La lecture rapide. De nos jours, on a besoin d'être capable de lire des rapports, des journaux, des magazines, des livres d'affaires et même des blogues comme celui-ci. Si vous êtes un lecteur qui sous-vocalisez encore chaque mot, vous ne pourrez tout simplement pas soutenir la cadence. Je crois que la volonté de lire et la capacité de lire sont prépondérantes pour démarrer avec succès.

avril 25, 2009 11:54 PM

Tel que vu dans le journal Les Affaires

" Les gestionnaires qui pratiquent la lecture rapide peuvent gagner jusqu'à cinq heures par semaine et retiennent davantage ce qu'ils ont lu. "

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Voici le contenu intégral de l'article reproduit avec autorisation. Publi-©

Certificat : 2183990ZL


Les Affaires
Stratégies, samedi 3 janvier 2009, p. 19

Management

Le temps appartient à ceux qui lisent vite

Les gestionnaires qui pratiquent la lecture rapide retiennent davantage des textes qu'ils ont lus.

Dominique Froment

La lecture rapide se trouve rarement dans le cursus de formation du parfait gestionnaire. Pourtant, ceux qui ont appris cette technique n'en reviennent pas de son efficacité. Si votre travail nécessite que vous lisiez des tonnes de documents, il n'est pas exagéré de dire que la lecture rapide pourrait vous faire gagner facilement quatre à cinq heures par semaine.

" La lecture rapide est une technique simple. Je me considère comme beaucoup plus efficace depuis que j'ai suivi le cours ", témoigne Luc Bernard, vice-président exécutif, service aux particuliers et aux PME, de la Banque Laurentienne.

M. Bernard, un client du Centre de lecture rapide (CLR), de Montréal, dit avoir multiplié par trois ou quatre sa vitesse de lecture, avec un taux de rétention de l'information de 95 %. Lire la même quantité de textes lui prend maintenant trois à cinq heures de moins par semaine. " Mais la technique n'est pas valable pour lire des rapports remplis de chiffres ", précise le banquier.

Pour établir le taux de rétention (ou de mémorisation), les formateurs font lire un texte d'environ 800 mots à leurs clients puis leur posent 10 questions pour mesurer ce qu'ils en ont retenu.

Un lecteur à vitesse normale lit environ 200 mots par minute. Après une formation de 26 heures réparties sur quatre jours au CLR, Serge Martin a fait passer sa vitesse de lecture de 250 à 750 mots par minute : " Ce cours est une des meilleures choses qui me soient arrivées sur le plan professionnel ", soutient le président des Grands Explorateurs qui fait aussi bénévolement la promotion des programmes de l'UNESCO sur le patrimoine mondial.

" Parfois, seulement 30 à 40 % du texte est important; la méthode nous apprend à ne pas perdre de temps avec le reste ", précise M. Martin, qui dit pouvoir appliquer cette méthode sans problème à la lecture sur écran d'ordinateur.

Rapide, mais pas trop tout de même

Carole Lemay a suivi le cours au CLR, mais elle n'a pas aimé. " J'ai trouvé ça... trop rapide; ça enlève tout le plaisir de lire ", a déclaré la présidente de Cité Boomers, de Longueuil, une entreprise qui gère un portail Web destiné aux baby-boomers.

Elle a ensuite suivi le cours des Séminaires de lecture rapide Daniel Gagnon, de Québec, qui utilise une autre approche, et elle l'a nettement préférée. Elle lit maintenant entre 600 et 700 mots par minute, alors que CLR lui proposait plus de 1000 mots par minute. " À cette vitesse, on perd l'âme de l'auteur; ce n'est plus intéressant, insiste la webéditrice, qui reçoit plus de 300 courriels par jour. La méthode de CLR est plus compliquée que celle de Daniel Gagnon, et il y a donc plus de risques d'abandonner en chemin. "

Car il n'y a pas que la vitesse qui compte. Michael Carpentier est doué : avant même d'avoir suivi un cours de lecture rapide, il lisait deux fois plus vite que la moyenne, soit 400 mots par minute. Après avoir suivi le cours de Daniel Gagnon, il est passé à plus de 650. " Avant de suivre le cours, mon taux de rétention était de 75 %, comparativement à plus de 90 % maintenant. Ça aussi, ça compte ! " lance l'associé principal de Zengo, une agence de stratégie et de positionnement Web de Québec.

" Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de gestionnaires qui suivent un cours de lecture rapide. Cela devrait être offert dans les écoles de gestion ", pense M. Carpentier.

LES PROMESSES DES PROFESSEURS

Cours. Débourser quelques centaines de dollars pour économiser jusqu'à cinq heures par semaine.

Raymond-Louis Laquerre, pdg du Centre de lecture rapide, de Montréal, prétend pouvoir augmenter la vitesse de lecture de ses clients de trois à sept fois (600 à 1 400 mots/minute). Il offre un cours de 30 heures sur deux mois (795 $), de 21 heures sur quatre jours consécutifs (595 $) et de 12 heures sur deux jours (395 $).

" Entre 700 et 1 000 mots par minutes, il y a une zone grise; estime M. Laquerre, ancien professeur de littérature au cégep. À 600 mots, on lit mot à mot, mais plus rapidement. Ce n'est pas vraiment de la lecture rapide comme on l'entend. À 1 000 mots, on lit par groupes de mots sur plusieurs lignes à la fois. "

De son côté, Daniel Gagnon, un orthopédagogue, dit pouvoir augmenter la vitesse de lecture de 50 à 150 %, soit 300 à 600 mots par minute. Son cours d'une journée coûte 425 $ à Québec et 475 $ à Montréal.

Lire... ou survoler

" Plus de 1 000 mots par minute, je n'y crois pas. Ce n'est pas de la lecture, c'est du survol, affirme M. Gagnon. Oui, il y a des gens qui disent lire de 1 500 à 2 000 mots par minute. Mais leur taux de rétention de l'information est inférieur à 50 %, alors qu'à 400 mots, il est supérieur à 80 %. "

René-Louis Comtois, de Formations Qualitemps, de Longueuil, abonde dans le sens de M. Gagnon. " La vitesse de sous-vocalisation (vitesse de la pensée) est de 400 à 600 mots par minute. À l'exception de quelques surdoués, je ne crois pas qu'on puisse lire plus rapidement que 600 mots par minute ", précise M. Comtois qui offre un cours d'une journée pour 280 $

DEUX MÉTHODES DE LECTURE RAPIDE

Quelle est la différence entre la lecture à vitesse normale et la lecture rapide ? En simplifiant, disons qu'en lecture normale, on lit dans sa tête comme si on lisait à voix haute, en prononçant toutes les syllabes, ou presque. Avec la lecture rapide, on n'articule pas les mots mentalement, on ne fait que les marmonner.

Il existe deux méthodes de lecture rapide :

> celle d'Evelyn Wood, qui a " inventé " la lecture rapide et qui préconise l'utilisation du doigt qui glisse sur le papier (ou le curseur sur l'écran d'ordinateur) pour entraîner l'oeil;

> celle de l'ingénieur français François Richaudeau, développée après celle de Mme Wood, qui rejette l'utilisation du doigt, estimant que cela ralentit le processus de lecture. Au Québec, la méthode Wood est de loin la plus enseignée.

( REPÈRES )

D'où viennent les méthodes de lecture rapide ?

C'est à l'Américaine Evelyn Wood qu'on doit la lecture rapide. En 1945, elle présente un travail de maîtrise de 80 pages à un professeur qui le lit en seulement 10 minutes. C'était un lecteur rapide naturel. Impressionnée, elle part à la recherche d'autres lecteurs possédant cette aptitude. Elle en trouve une cinquantaine, qu'elle observe pour mettre au point une technique de lecture rapide, qu'elle enregistrera sous le nom de Reading Dynamics.

dominique.froment@transcontinental.ca


Illustration(s) :

" Parfois, seulement 30 à 40 % du texte est important; la méthode nous apprend à ne pas perdre de temps avec le reste ", explique Serge Martin, président des Grands Explorateurs et adepte de la lecture rapide.

L'orthopédagogue Daniel Gagnon croit que ceux qui lisent plus de 1000 mots par minute ne font que survoler les textes.

Catégorie : Économie
Sujet(s) uniforme(s) : Littérature et livres
Taille : Moyen, 623 mots

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Doc. : news·20090103·ZL·0025

janvier 10, 2009 2:46 PM