Séminaires de Lecture Rapide - Daniel Gagnon

Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueDaniel Gagnon M.A. orthopédagogue

Aller plus loin en lisant plus vite!

Lisez et comprenez plus vite, soyez plus concentré et plus efficace, gagnez du temps !

La lecture rapide ne s'applique pas à ... (4)

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture de la poésie, des panneaux routiers, des menus, des listes.

Pour les listes, cela dépend de la nature de la liste.

Au début, je faisais un série d'exercices avec mes participants qui avait pour but de démontrer qu'on ne prend pas plus de temps à lire un caractère qu'à n'en lire dix et même plus.

Voici l'exercice :

1— Chronométrez le temps que cela vous prend pour lire chaque lettre de cette colonne :

g
a
r
u
i
g
m
l
q
w
x
d
f
p
f
d
h
m
a
c

Votre temps : _________secondes
Nombre de caractères : 20

2— Chronométrez le temps que cela vous prend pour lire chaque syllabe de cette colonne :

bas
mur
clou
rot
bien
bon
mal
nul
roi
sir
fait
lien
toi
qui
non
but
chat
cul
taon
pur

Votre temps : _________secondes
Nombre de caractères : 66

3— Chronométrez le temps que cela vous prend pour lire chaque mot de cette colonne :

commission
catholique
musulman
étranger
xénophobe
raciste
souveraineté
identité
Hérouxville
intolérance
identité
cathédrale
torture
nazisme
différence
adaptation
immigration
religion
liberté
acceptation

Votre temps : _________secondes
Nombre de caractères : 183

En principe, si vous êtes un lecteur moyen, vous devez avoir pris à peine plus de temps pour lire la troisième liste qui contient pourtant neuf fois plus de caractères que la première et presque trois fois plus que la deuxième. Et votre rétention des mots doit être très supérieure, puisque la première liste n'avait aucun sens, que la deuxième faisait très peu de sens, alors que la dernière contient des mots faisant référence à un dossier chaud de l'actualité.

Les exercices se continuaient avec des groupes de mots, puis des mots jumelés mais séparés par un nombre grandissant de frappes. Le tout visait à démontrer que la lecture par groupe de mots permet une vitesse plus grande. Je ne fais plus ces exercices que j'ai remplacés par deux autres plus pertinents.

Mais là où je veux en venir, c'est que si votre vitesse varie peu entre la première et la troisième liste, il en sera de même pour un lecteur rapide qui ne lira pas ces listes significativement plus vite qu'un lecteur moyen.

Pourquoi ? Parce que lire c'est chercher du sens et qu'un lecteur rapide est plus efficace à dégager les idées d'un texte, mais pas d'une liste...

Par contre s'il s'agit d'une liste d'idées et que chacune est exprimée par une phrase complète, il sera plus rapide, et il n'aura pas tout retenu, mais il va avoir identifié plus efficacement l'idée ou les quelques idées qu'il estime pertinentes.

La lecture rapide ne s’applique pas à ... (3)

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture de la poésie, des panneaux routiers, des menus, des listes.

Lorsque je donne mon cours de lecture rapide, à la pause du dîner, c'est immanquable, il y en a toujours un pour demander, à la blague, si on doit lire le menu rapidement.

Lire c'est chercher du sens, quand je lis le menu je cherche un plat qui correspond à mon appétit et à mon goût du moment. Je saute rapidement les parties qui ne me concernent pas, les petits déjeuners, la section des vins, pour aller immédiatement au menu du jour et généralement, le midi, je cherche un repas riche en protéine, léger en glucide et pauvre en gras, parce que cela diminue la tendance à somnoler en début d'après-midi. Quand je vois un plat qui contient du poulet, je m’y attarde.

On fait tous cela. Cela s’appelle du repérage. Comme chercher un nom dans l’annuaire, comme chercher un mot dans le dictionnaire. Ce n’est pas de la lecture rapide. Mais c’est une des cinq étapes de la lecture sélective.

La lecture rapide ne s’applique pas à… (2)

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture de la poésie, des panneaux routiers, des menus, des listes.

Pourquoi des panneaux routiers ?

Parce qu'un jour un individu m'a abordé en me disant qu'il avait suivi mon cours de lecture rapide et que, semble-t-il, il m'avait impressionné par sa vitesse de lecture. Je ne me souvenais pas de lui. Il a ajouté qu'il enseignait maintenant la lecture rapide. Puis pendant vingt minutes, il m'a expliqué ce qu'est la lecture rapide !!!

Dans son cours, me disait-il, et voilà où je veux en venir, il enseigne que l'on peut pratiquer la lecture rapide à tout moment. Que lui, lorsqu'il est en automobile et qu'il voit un panneau routier, paf !, en un coup d'oeil il le saisit.

J'ai trouvé cela farfelu. Parce que la lecture rapide est destiné, principalement, à la lecture des textes ayant du sens. Je ne crois pas que ma vitesse de reconnaissance des informations contenues sur les panneaux routiers soit significativement supérieure à celle d'un lecteur moyen. La différence n'est pas significative. Et comme façon de s'entraîner, c'est ridicule !

Malheureusement, il y a beaucoup de gens comme cela qui s'improvisent prof. de lecture rapide et qui contribuent à discréditer la lecture rapide.

Je rencontre souvent des gens qui me disent qu'ils ont suivi un cours de lecture rapide et que cela ne leur sert pas. Qu'il ne voit pas l'intérêt de lire aussi vite et de ne rien retenir. Je leur explique alors que la principale caractéristique d'un lecteur rapide, c'est sa flexibilité. Qu'un bon lecteur ne lit pas tout à la même vitesse et qu'il n'approche pas tous les textes de la même façon; que la lecture dynamique, la lecture sélective et l'écrémage sont des techniques qui permettent d'ajuster notre vitesse à notre besoin. Et que lire de cette façon procure un plus grand plaisir de lire. Mais je n'en rescape pas beaucoup: le mal est fait.

Je suis, à ma connaissance, le seul à mettre l'accent dans mon cours sur la compréhension et le plaisir de lire.

La lecture rapide ne s’applique pas à… (1)

Dans une chronique précédente, j’insistais pour dire que la lecture rapide vous permettrait de profiter davantage de la lecture des romans.

Y a-t-il des domaines où la lecture rapide ne s’applique pas ?

Oui !

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture de la poésie, des panneaux routiers, des menus, des listes.

Commençons par la poésie.

C’est Léo Ferré qui a dit que la poésie n’est pas faite pour être lue silencieusement, mais pour être entendue.

La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie; elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale, tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
Léo Ferré

Comme la lecture rapide ne se fait pas à haute voix…

« La solitude infinie existe… »

« La solitude infinie existe… »

C’est la réponse de Marie Laberge, lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, à la question de l’animateur Guy A. Lepage : « Quelle serait la première phrase d’un livre qui aurait pour thème l’analphabétisme ? »

Confiance en soi = croire en soi

Barbara De Angelis, La confiance en soi. ADA, 2006.

Un tout petit livre, 86 pages, sans grandes prétentions, qui y va de conseils simples et pratiques pour développer sa confiance en soi. J’ai bien aimé sa conception de la confiance en soi, elle me rejoint. J’ai une bonne estime de moi, mais j'ai tendance à ne pas croire suffisamment en moi : le doute méthodique est à la base de la science, mais pas de la confiance en soi.

Si le contenu de ce résumé vous plaît et vous stimule autant que tous ceux qui l’ont lu jusqu’à maintenant, n’hésitez pas à faire comme eux et à le référer à vos amis, parents et collègues.

Voici mon résumé :

La confiance en soi provient de votre détermination. Elle repose sur votre conviction de posséder en vous tout ce qu’il faut pour réussir. C’est de savoir que vous réussirez à surmonter vos peurs et que vous n’abandonnerez pas la partie. Peu importe les résultats, elle s’appuie sur la foi en vous-même, que vous réussissiez ou pas.

Elle repose sur l’action : avoir confiance que vous allez faire le nécessaire et donner de votre mieux. C’est agir, en ayant la permission d’échouer à condition d’avoir tout fait ce que vous vous êtes promis de faire.

Elle ne dépend pas de vos aptitudes dans tel ou tel domaine, sinon la confiance ne se manifestera que dans les domaines où vous excellez et pas le reste du temps.

Vous ne serez jamais bon du premier coup. Il faut savoir que vous ferez des erreurs. Si l’orgueil, la crainte de faire des erreurs et de faire mauvaise figure, vous empêche d’agir, vous ne ferez jamais rien. Si vous attendez d’avoir réussi quelque chose pour vous sentir prêt à agir, vous autosabotez votre vie. C’est comme si un patron vous imposait constamment de nouvelles conditions avant de vous accorder une augmentation promise. Ne vous traitez pas de cette façon.

La confiance en soi provient de votre capacité d’agir en dépit de vos peurs. Il y a un livre qui porte ce titre : Feel the fear and do it anyway. Il est normal d’avoir peur. Ceux qui réussissent de grands projets sont ceux qui accueillent leur peur comme un stimulant pour agir et non comme une angoisse paralysante.

Avoir confiance en soi, c’est croire en soi. C’est différent d’avoir un gros ego qui signifie « chercher à prouver qu’on est meilleur que les autres ».

Il y a des avantages de ne pas avoir confiance en soi : cela vous justifie d’être paresseux, inactif, déprimé et en colère. Est-ce votre cas ? Il faut du courage pour briser ses vieux modèles.

Les quatre étapes de la confiance en soi :
1- Passer à l’action, entreprendre
2- Persévérer, maintenir le cap, échapper aux chants des sirènes et éviter de s’éparpiller
3- Se préparer à rencontrer des obstacles et à y faire face
4- Demander de l’aide autour de soi, accepter l’aide qu’on vous offre, tisser des liens

Finalement, rappelez-vous toujours que vous êtes sur terre pour une seule raison :

Être aussi extraordinairement VOUS que possible.

Mangez ! Un livre antirégime, prominceur et progourmandise.

Pour la première fois, comme promis, je vous parle d'une de mes trouvailles. Et quelle trouvaille ! Un livre appelé à connaître un succès retentissant. Vous en entendrez parler, si ce n'est déjà fait. Un livre iconoclaste comme je les aime, qui remet en question les idées reçues sur la nutrition.

Mangez ! Un livre antirégime, prominceur et progourmandise de Guylaine Guevremeont Dt.P. et Marie-Claude Lortie, journaliste à la Presse. Les Éditions La Presse.

Fini les restrictions de toutes sortes, vous pouvez enfin manger tout ce que vous voulez - oui tout : chips, pizza, pogo, bonbons, gâteau au fromage, fraises à la crème 35 %, saucisson bien gras, chocolat, name it - et maigrir sans faire d’exercice.*

Pas que l’exercice ne soit pas recommandé et qu’on ne doive pas manger santé. Mais on doit faire de l’exercice parce qu’on aime ça, ou qu’on veut se mettre en bonne condition physique, mais pas pour maigrir. Parce que l’activité physique, bien qu’elle augmente le métabolisme et brûle les calories, augmente aussi votre appétit et on revient à la case départ. Il faut manger santé, mais pas s’astreindre à manger triste sous prétexte de santé. Ni se priver de ce qu’on aime, car de toute façon on finit par craquer et manger plus pour compenser. On ne gagne rien au change.

Attention : si vous pensez à maigrir rapidement, pour pouvoir mieux vous goinfrer aux fêtes, vous n’y êtes pas du tout. Certains de ses clients ont commencé à maigrir que huit mois après avoir adopté cette approche, qu’on pourrait qualifier de retour aux mécanismes naturels de régulation de l’appétit.

Vive la gourmandise, à bas la goinfrerie !

Il s'agit de retrouver un instinct sain face à la nourriture, et pour cela il faut réapprendre à reconnaître les signaux que nous envoie notre organisme et à leur obéir. Message qui se résume ainsi : Mangez aussitôt que vous ressentez la faim; arrêtez dès que vous n’avez plus faim.

Le nourrisson le fait spontanément, la majorité des enfants aussi, mais pas beaucoup d’adultes, encore moins ceux qui s’astreignent à toutes sortes de restrictions. Car à force de s’interdire ses aliments préférés, on finit par perdre ses repères, flancher et se gaver comme une oie. Les études le démontrent : les restrictions sont source de compulsion. En mangeant ce qu’on veut, quand on veut, on redéfinit notre rapport aux aliments et on redevient plus modéré. Et on maigrit sans souffrir. Enfin, terminées les obsessions alimentaires qui grugent tant d’énergie. On mange quand on a faim. On arrête dès le que l’impression de satiété se fait sentir. Il faut alors abandonner son assiette, même à moitié pleine. Même la succulente tarte au sirop d’érable à peine entamée. Il n’y a pas d’impression de se priver, car de toute façon, on peut manger ce que l’on veut, aussi souvent que cela nous plaît. Il y a toujours la possibilité de se reprendre au prochain repas, qui de toute manière n’est pas très loin puisqu’elles recommandent, si nécessaire, jusqu’à six repas par jour. Et puis après les premières bouchées, les aliments ont moins de goût, aussi bien manger plus souvent, on goûte plus. En s’attardant davantage au goût, on favorise la diversité, et comme les papilles gustatives participent à la sensation de satiété, le cercle vertueux s'enclenche.

Quand est-ce qu’on a faim ? Quand est-ce qu’on n’a plus faim ?

C’est la partie la plus difficile, car on a souvent perdu le contact avec les messages de son corps. C’est l’objet du chapitre le plus long, et c’est tout le programme. Il faut faire attention aux fausses faims, celles qui nous font manger nos émotions et outremanger sans faim. Et il faut manger lentement, bouchée par bouchée, mastiquer longuement des deux côtés de la bouche, s’arrêter régulièrement pour se demander si on a encore faim.

Bref, écoute ton corps ! Apprends à reconnaître les signaux de la faim et de la satiété, pour cela il faut s’interroger constamment : Ai-je faim ou est-ce que je m’ennuie, etc. ?

Parmi ses autres recommandations :
Déjeuner dans l’heure qui suit le lever.
S’asseoir pour manger, sans lire, sans écouter la télévision, afin de se concentrer sur le goût des aliments.
Introduire les aliments interdits graduellement, de préférence le jour, car c’est le soir qu’on a le plus tendance à être compulsif.
L’alcool est permis, mais attention, il altère le sens de la satiété. C’est aussi une question d’arrêter lorsqu’on est rassasié.
Avant de vous coucher, si vous avez faim, mangez !
Cacher votre balance. Se peser trop souvent amène à être déçu de son poids avec pour conséquence qu’on cherche à se priver. À éviter !

Un livre libérateur

En fait, c’est une philosophie de vie qui rejoint ma conception de la lecture et de la pédagogie : Learn must be fun. Et bien manger doit être un plaisir, point, et non une source de frustration qui vous gâche la vie. Une fois que vous aurez compris cela, vous serez envahi par un ravissement libérateur : ENFIN !

Quand elle parle des enfants et de l’alimentation, je me suis senti revenir aux sources, au livre qui m’a amené à la pédagogie : Libres enfants de Summerhill. Dans ce livre paru en 1960, l’auteur, A.S. Neil, prêchait le respect de l’enfant, de ses besoins et de ses goûts. Et au livre qui m’a donné ma vision de la pédagogie, Une pédagogie pour les sciences expérimentales, d’André Giordan, qui défend une pédagogie basée sur la curiosité spontanée de l’enfant, et l’importance de lui offrir un cadre diversifié et stimulant.

Et cela rejoint ma vision de la lecture rapide lorsque j’interpelle mes participants en leur disant : « Libérez-vous de vos chaînes, soyez des lecteurs déchaînés, roulez-vous dans la crème, vous n’engraisserez pas, seules vos connaissances vont engraisser et lire de cette façon c’est extraordinairement passionnant, on parle ici du plaisir pur de lire ».

En conclusion, c’est un livre que je recommande chaudement, un livre qui va changer votre vie…

*Il y a quelques années est parue dans les journaux une publicité qui se servait de la notoriété de Demis Roussos pour promettre un résultat similaire. Il s’agissait d’un régime sans glucides du type Atkins qui n’a eu aucun impact à long terme sur la ligne du célèbre chanteur grec. Pourquoi est-ce que je pense que ce livre va réussir là où tant d'autres ont échoué ? Parce qu’il est basé sur la science de la nutrition et sur le gros bon sens. Les deux auteures ne sont pas des médecins qui se sont improvisés diététiciens comme Atkins et Montignac, auxquels presque tous les nutritionnistes s’opposent.

Daniel Gagnon
www.lecturerapide.info
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Peut-on, à plus de 50 ans, apprendre à lire plus vite ?

La lecture : un outil d’apprentissage qui se perfectionne
(Article écrit pour le site Internet www.citeboomer.com)

« S’instruire, c’est s’enrichir », disait le slogan. Et il s’est révélé vrai. La génération du baby-boom a profité d’investissement massif dans l’éducation. Et selon l’économiste Pierre Fortin, c’est ce qui explique le rattrapage économique que le Québec a effectué. Le mythe du chômeur instruit est ce qu’il est, un mythe.

Bien que cette génération plus instruite lit beaucoup plus, elle est aussi sollicitée par une plus grande quantité d’information. Nous sommes dans la société de l’information. Les connaissances doublent aux 15 ans.

Depuis la petite école, est-ce que votre vitesse de lecture a doublé tous les quinze ans ?

Vous avez, en première année, appris à lire à haute voix (oralement), puis silencieusement. Ordinairement vers la troisième ou quatrième année votre lecture silencieuse est devenue plus rapide que votre lecture orale. Puis, si vous faites partie du 10 % des plus doués, votre vitesse a doublé et si vous faites partie du 1 % des lecteurs rapides, votre vitesse a triplé.

Si vous lisez à peine plus vite que la vitesse de la parole, il y a place à l’amélioration. Si vous êtes déjà parmi les plus doués, vous serez étonné d’apprendre que vous pouvez encore améliorer vos habiletés de lecture.

Car la lecture ce sont différentes habiletés qui peuvent être entraînées. Les gens habiles, les gens efficaces, dans quelques domaines que ce soit, ont développé des stratégies (trucs, astuces) et ont perfectionné leurs techniques. En lecture aussi c’est possible, et la beauté de la chose, c’est que c’est très simple et très facile à faire.

Peut-on, à plus de 50 ans, apprendre à lire plus vite ?

On peut développer ses habiletés et apprendre de nouveaux trucs à tout âge. En fait, la question est : peut-on changer ses habitudes à plus de 50 ans ? La réponse dépend de vous. Ce que j’ai constaté après neuf ans d’enseignement de la lecture rapide, c’est que les plus motivés à changer leurs habitudes de lecture ce sont les gens qui lisent beaucoup pour leur travail.

Pourquoi apprendre à lire plus vite ?

Parce que la lecture constitue un moyen privilégié d’apprendre et de croître. La lecture rapide vise à vous donner un accès plus grand à la richesse littéraire et à la connaissance. Il ne s’agit pas seulement de lire plus vite, mais aussi de comprendre mieux et de tirer le meilleur parti de ses lectures, sans sacrifier le plaisir de lire, bien au contraire. Regardez autour de vous, les gens qui aiment lire et qui lisent beaucoup sont généralement des gens qui lisent vite. Et à l'inverse, les gens qui n’aiment pas lire sont des lecteurs lents.

Qu’apprendrez-vous dans un cours de lecture rapide ?

Vous apprendrez que vous devez lire en utilisant votre doigt ou un crayon. Si vous avez été un de ceux à qui on a tapé sur les doigts pour avoir agi ainsi, bien l’heure de la revanche a sonné. Vous apprendrez à dire les mots dans votre tête extrêmement vite, plutôt que de les articuler syllabe par syllabe. Vous apprendrez différentes façons de survoler un texte pour en faciliter la lecture et la compréhension. Vous apprendrez que 90 % du contenu d’un texte est oublié rapidement et que pour gagner du temps il faut sélectionner, écrémer et ancrer les informations.

Ce que vous n’apprendrez pas dans mon cours : lire en diagonale, lire à des vitesses vertigineuses. Vous n’aurez pas non plus d’entraînement à faire, sinon très peu. Et il n’y a pas deux façons de lire, la façon dont vous lisez maintenant et la lecture rapide. Vous devrez par contre toujours lire de cette façon. Au début, vous vivrez de l’insécurité et de l’inconfort, ce qui est une étape normale lorsqu’on change ses habitudes, quelles qu’elles soient, mais rassurez-vous cela ne dure que quelques heures.

En fait la lecture rapide, c’est très simple, mais les exercices sont déroutants. J’explique aux participants à mon séminaire que le gros de mon travail c’est de les rassurer. J’ai souvent des amis qui me disent : « Tu nous avais expliqué ce que c’était. J’avais compris. Mais il faut vivre le cours pour intégrer et voir les résultats ».

Alors, au plaisir de vous rencontrer et, qui sait, ce texte sera peut-être le dernier que vous aurez lu lentement…


Daniel Gagnon M.A.
Orthopédagogue
www.lecturerapide.info
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En plus de procurer un plus grand plaisir de lire, la lecture rapide favoriserait la bonne humeur, l’estime de soi, ainsi que le sentiment d’être énergique et créatif…

LE PLAISIR DE LIRE OU COMMENT EN FUMER DU BON…

J’explique aux participants à mon séminaire de lecture rapide que lire rapidement procure un plus grand plaisir de lire. Jusqu’à maintenant mes arguments étaient subjectifs :

1- Regardez autour de vous, les gens qui aiment lire et qui lisent beaucoup sont généralement des gens qui lisent vite. Et à l'inverse, les personnes qui n’aiment pas lire sont des lecteurs lents.

2- Il m’arrive à l’occasion de me rendre compte que je lis paresseusement, que je suis capable de lire beaucoup plus rapidement. À ce moment, je m’arrête, j’entraîne ma vitesse de perception quelques minutes, puis je reprends ma lecture. J’ai alors une vitesse de perception aiguisée, une dynamique, une erre d'aller que je conserve lors de ma lecture et je retrouve un plus grand plaisir de lire. Car si je me rends compte que je lis lentement, c’est parce que mon goût de lire a diminué, j’ai l’impression de ne pas avancer, je suis moins concentré. Le fait de lire rapidement procure le sentiment de profiter davantage de ce qu’on lit…

Mais voilà, ces propos ainsi que ceux de nombreux anciens participants témoignant que la lecture rapide leur apporte un plus grand plaisir de lire n’arrivent pas toujours à convaincre les sceptiques. Car beaucoup de gens font l’équation qu’augmenter sa vitesse de lecture signifie diminuer son plaisir de lire. Quel intérêt y a-t-il de changer ses habitudes de lecture si c’est pour perdre au change ?

Eh bien, il y a maintenant une étude scientifique qui confirme ce que j’essayais d’expliquer phénoménologiquement.

La psychologue Emily Pronin de Princeton et son collègue Daniel Wegner de Harvard ont publié un article dans le numéro de septembre 2006 du journal de l’Association for Psychological Science qui conclut que les gens qui sont amenés à lire des énoncés positifs ou négatifs deux fois plus rapidement que la normale rapportent se sentir plus heureux, être de meilleure humeur et plus confiant.

Ils ont demandé à des participants de lire une série d’énoncés. La moitié des participants devait les lire à une vitesse deux fois supérieure à la normale et l’autre deux fois plus lentement que la normale. Puis ils ont eu à remplir un questionnaire standard pour mesurer leur humeur, leur énergie, leur estime de soi, etc. Certains participants devaient lire des affirmations déprimantes comme « Je veux dormir et ne plus me réveiller », alors que d’autres avaient à lire des énoncés stimulants comme, « Wow, je me sens bien ! »

Les chercheurs ont découvert que, peu importe la nature des énoncés, les participants se sentaient plus heureux, plus énergiques, plus créatifs et plus puissants lorsqu’ils devaient lire rapidement. En fait, l’effet de lire rapidement était aussi performant que le contenu des pensées pour influencer leur humeur. Et le plus surprenant, c’est que même les pensées tristes lues rapidement rendaient les lecteurs relativement plus heureux.

Donc, le seul fait de lire rapidement, peu importe le contenu, procure des sensations associées habituellement au plaisir.

Les auteurs notent que le simple fait de manipuler la vitesse de la pensée pourrait être utilisé pour améliorer l’humeur, l’estime de soi, le sentiment de créativité et de puissance, de même que le niveau d’énergie des gens. L’augmentation de la vitesse de pensée pourrait éventuellement servir au traitement de la dépression caractérisée par une lenteur de pensée.

Bref, si par une fin de journée pluvieuse d’automne vous souhaitez une recharge d’énergie, une petite claque dans le dos pour vous remonter le moral et vous remettre sur le piton, stimuler votre confiance en soi et votre créativité, plutôt que d’en fumer du bon ou de prendre des Prozac, voici ma prescription :

Prenez un bon livre et mettez-vous en mode lecture rapide…

Daniel Gagnon
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Lectura Inteligente

Un logiciel de lecture rapide pour les enfants en provenance du Mexique

L’année passée, j’ai reçu un courriel provenant de Mme Araceli Otero de la Faculté de Psychologie de la Universidad Nacional Autónoma de México. Mme Otero avait obtenu ma référence de Mme Marguerite Lavallée professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval.

Elle me demandait de l’information sur la lecture rapide en me disant qu’elle préparait un logiciel de lecture rapide pour ses étudiants. Je lui ai envoyé le contenu de mon cours que j’avais sur papier en lui mentionnant que je ne lui recommandais pas le tachistoscope (un appareil ou logiciel qui projette des mots ou des groupes de mots à très grande vitesse).

Depuis, je n’ai eu que de très brefs échanges avec elle.

Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir de savoir que Mme Otero était de passage à Québec pour visiter sa collègue de l’Université Laval et qu’elle désirait me rencontrer.

La rencontre a eu lieu dans les bureaux de Mme Lavallée à l’Université Laval et j’ai eu la surprise de constater que Mme Otero avait fait un travail fantastique. Elle a développé un logiciel de lecture rapide pour les lecteurs débutants avec une série d’exercices qui respectent toutes les règles que j’enseigne.

J’ai pu voir les résultats de quelques enfants et ceux-ci réussissent assez facilement à doubler leur vitesse de lecture. Bien qu'il s'agisse de résultats préliminaires, je suis émerveillé.

L’avenir ? Eh bien, Mme Otero a fait une demande de subvention pour que je puisse donner mon séminaire de lecture rapide au personnel de l’Universidad de México, et une fois le logiciel complété il est question de le traduire en français et de l’offrir sur le marché francophone…

Bref, je m’internationalise !

Je vous en redonne des nouvelles.

Psst ! Avez-vous un bon cours d'espagnol à me recommander ?

Daniel Gagnon
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Blogue

Bienvenue à tous sur mon nouveau site Internet qui est maintenant un blogue.

J'y tiendrai une chronique portant essentiellement sur les questions qui me sont posées et sur les habiletés intellectuelles. Et puisque je suis un grand lecteur, lecture rapide oblige, j'y parlerai aussi de mes trouvailles. Comme ceux qui ont suivi mon cours le savent, un lecteur rapide sait évaluer rapidement la pertinence et la qualité d'un livre, ce qui fait qu'il lit beaucoup de bons livres, et de côté je ne manque pas de sujets.

Donc à venir:
La lecture rapide pour les gens de 50 ans et plus. Une chronique qui m'a été commandée par Mme Carole Lemay, du site www.citeboomers.com

La lecture rapide pour les enfants. J'ai une excellente nouvelle à vous annoncer de ce côté, des développements qui viennent de l'Université de Mexico. Eh oui ! Une collaboration internationale qui m'enthousiasme. Vous êtes nombreux à m’avoir appelé pour soulever cette question, toutefois ne me rappelez pas trop vite, le tout ne sera fonctionnel que dans un an ou deux. À venir…

Alors donc, au plaisir...

Daniel Gagnon
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Historique

Quand ce blogue aura plus d'un mois d'existence, vous retrouverez ici les carnets des mois précédents.