Séminaires de Lecture Rapide - Daniel Gagnon

Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueDaniel Gagnon M.A. orthopédagogue

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Dix mythes concernant la mémoire

Voici dix mythes portant sur la mémoire. C'est tiré du livre de Kenneth Higbee que mon ami Pierre Pilon et moi considérons comme le meilleur sur le sujet : Higbee, Kenneth L. Your Memory : How it works and how to improve it. Prentice Hall Press, New York, 1988.


Mythe 1: La mémoire est quelque chose que l’on possède.


Souvent, les gens vont parler de leur mémoire comme si c’était quelque chose qu’il possédait. Comme si c’était un organe ou un muscle (mythe 7). On ne peut pas transplanter ou disséquer la mémoire.

Le mot mémoire est une abstraction qui réfère à un processus plutôt qu’à une structure physique. Ce n’est pas une chose qu’on a dans la tête. Se rappeler est une activité. Il n’y a pas une localisation précise de la mémoire où tout ce que l’on a mémorisé se retrouve.

La mémoire fait appel à un nombre important de processus, d’activités, d’habiletés et d’attributs. Les approches récentes s’organisent autour de l’idée de sous-systèmes séparés. Il y en a principalement trois : la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme qui serait, elle, composée de différents types de souvenirs.

La mémoire motrice par exemple n’est même pas consciente. Essayer de décrire comment vous lacez vos souliers ou de dire où sont localisées les touches de votre clavier d’ordinateur.

Ce qui veut dire que lorsque l’on parle d’améliorer sa mémoire, nous ne parlons pas de quelque chose qu’on entraînerait à devenir plus gros et plus fort. Et il y a plusieurs mémoires. En fait, on devrait parler d’un séminaire sur les processus mémoriels.




Mythe 2 : Il y a UN secret à la mémoire.


Nombreux sont les livres qui annoncent qu’ils vous enseigneront LE secret d’une bonne mémoire qu’ils sont les seuls à posséder.

Le système de mémorisation le plus enseigné, un système de lieux, est vieux de 2500 ans. Les plus utilisés, différents crochets, sont connus depuis plus de 300 ans. Personne ne détient de brevet ou de copyright sur ces méthodes.

Et il n’y a pas UNE méthode, comme le charpentier n’utilise pas que son marteau pour édifier une maison.

La méthode de mémorisation à utiliser doit varier selon les circonstances et le matériel à mémoriser. Un étudiant ne mémorisera pas de la même façon qu’un enseignant. Un poème ne se mémorise pas avec la même méthode qu’une liste de mots, qu'un discours, ou les chapitres d’un livre, ou encore une liste de nombres. Doit-on se rappeler une tâche ou différencier les tâches ? L’approche n’est pas la même. Pour retenir par cœur ou pour comprendre ? Pour dans une heure ou dans une semaine ?

Il y a des méthodes et des principes pour presque toutes les situations d’apprentissage, mais aucune ne s’applique à toutes les situations.



Mythe 3 : Il y a une façon FACILE de mémoriser.

L’idée développée ici pour la mémoire s’applique aussi parfaitement à la lecture rapide.

Beaucoup de gens espèrent trouver le secret d’une bonne mémoire afin d’éviter tout travail de mémorisation. En fait, c’est pourquoi il cherche un secret. En réalité, retenir est un travail difficile et les techniques de mémorisation ne rendent pas nécessairement la tâche plus facile, elles la rendent tout simplement plus efficace. Vous aurez toujours du travail à faire, mais vous allez retirer plus de vos efforts.

Certaines personnes dénoncent « l’apprentissage par cœur », alors qu’en fait la mémorisation favorise l’apprentissage. Les techniques de mémorisation ne remplacent pas les principes d’apprentissage, elles les utilisent.

On pense généralement que les personnes avec un QI élevé ont moins de travail à faire pour mémoriser. En fait, il a été démontré que les personnes au QI élevé sont plus susceptibles de développer par elles-mêmes des techniques et des méthodes de mémorisation efficaces. Car, comme je vais l’expliquer dans une chronique à venir, l’intelligence se caractérise par l’utilisation de « trucs ». Pensez au corbeau, le plus intelligent des oiseaux, qui va penser à ramener avec ses deux pattes une corde à laquelle on a suspendu un morceau de viande, alors qu’aucun autre oiseau ne pensera à une telle astuce. Toutefois, des individus au QI moyen qui ont appris des techniques efficaces de mémorisation vont réussir mieux que des individus au QI élevé qui ne les ont pas apprises.

Parce que mémoriser est une habileté apprise, améliorer sa mémoire c’est comme développer n’importe quelle autre habileté. Vous devez travailler à apprendre les techniques appropriées et les pratiquer.

Certains auteurs promettent des techniques faciles. Quand le lecteur voit qu’il y a des efforts à faire, il décide souvent de se contenter de sa mémoire actuelle. Il faut planifier d’avoir à faire certains efforts si on veut améliorer sa mémoire.

Selon Higbee, la paresse expliquerait davantage les difficultés d’apprentissage et de mémorisation de beaucoup d’adultes. Ils n’ont plus l’envie de se réinvestir autant que lorsqu’il était à l’école. Ils ont perdu l’habitude d’étudier. Les adultes qui ont conservé l’habitude de lire et d’étudier sont plus performants que ceux qui ne sont pas restés actifs mentalement.



Mythe 4 : Certaines personnes sont aux prises avec une mauvaise mémoire.

Mauvaise mémoire
« J’ai une mauvaise mémoire. » Avez-vous déjà entendu cette affirmation? L’avez-vous même faite ? Pour commencer, il n’y a pas UNE mémoire (voir mythe 1). Et même si vous concevez la mémoire comme une habileté et non une chose, le mythe s’applique quand même. À moins que vous vouliez signifier que vous n’avez pas développé des habiletés mémorielles que les autres ont développées, alors, oui, cette affirmation n’est pas un mythe. Mais ce que les gens veulent généralement signifier en disant qu’ils ont une mauvaise mémoire, c’est qu’ils ont de façon innée une mémoire inférieure et qu’il n’y a rien à faire pour l’améliorer.

“La capacité de votre mémoire dépend davantage des techniques de mémorisation que vous utilisez que de vos dons à la naissance. ”

Exceptions
Mémoriser est un processus psychologique de base qui est commun à tout le monde à l’exception de ceux qui ont subi des dommages cérébraux ou qui souffrent de graves problèmes mentaux ou psychologiques. Toutefois, il faut admettre que de façon innée, certaines personnes sont plus douées que d’autres, et que les habitudes de vie peuvent accroître cette différence; dans ce sens, il existe de bonnes et de mauvaises mémoires. Cependant, cette distinction n’est pas aussi importante que celle qu’il peut y avoir avec les habiletés mémorielles apprises.

Une question d’ordre
La capacité de votre mémoire dépend davantage des techniques de mémorisation que vous utilisez que de vos dons à la naissance. Conséquemment, améliorer vos techniques va nécessairement améliorer vos capacités. Pour illustrer cela, imaginez que vous disposez d’un classeur et d’une grande pièce. Lequel des deux bénéficie de la plus grande « capacité » sous l’angle de la quantité ? La pièce bien entendu. Supposons maintenant que dans le classeur tous les papiers soient bien classés et que dans la grande pièce tout soit pêle-mêle. Si vous avez à trouver un document précis dans lequel des deux sera-t-il le plus facile de le trouver? Bien que la pièce puisse contenir plus de stock, le classeur a une capacité utile plus grande parce qu’il est plus facile de s’y retrouver. De façon similaire, la capacité utile de votre mémoire dépend plus de la façon dont vous classez les informations que de sa « capacité » innée. Malheureusement, trop souvent les gens utilisent leur mémoire comme la grande pièce, en y accumulant l’information en espérant qu’ils la retrouveront quand ils en auront besoin.

Une mémoire multidimensionnelle
Nous avons vu dans le mythe 1 que mémoriser fait appel à un nombre d’activités différentes. Cela signifie qu’une « bonne » ou une « mauvaise » mémoire ne peut être établie à partir d’un seul critère. Quelqu’un peut revendiquer une bonne mémoire alors qu’il ne peut en fait que faire une chose parmi d’autres : vous parler en détail d’un livre; vous entretenir pendant des heures à propos d’un sujet; vous parler longuement de sa petite enfance; vous dire comment vous étiez habillé lorsque vous vous êtes rencontrés la première fois; se souvenir des noms ou du numéro de téléphone de gens qu’il n’a rencontrés qu’une fois il y a plusieurs années; vous réciter mot à mot un paragraphe qu’il vient de lire; ou être toujours capable de parler une langue qu’il n’a pas parlée depuis des années. Beaucoup de gens vont avoir une bonne mémoire pour une de ces tâches et une mauvaise pour d’autres.

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Mythe 5 : Certaines personnes sont douées d’une mémoire photographique

Ne serait-il pas extraordinaire d’avoir une mémoire photographique qui fonctionne comme un appareil photo ? Vous pourriez prendre une image rapide d’une scène ou d’une page imprimée, puis la décrire en détail à tout moment en ramenant à votre esprit la prise de vue. Est-ce qu’il y a des personnes qui sont capables de faire cela ? Est-ce que cela résoudrait tous vos problèmes de mémoire si vous pouviez faire cela ? La plupart des psychologues ne croient pas à cette notion de mémoire photographique, bien qu’il existe des personnes qui ont la faculté de dupliquer mentalement une image en retenant plus de détails plus longtemps que la moyenne des gens. De 5 à 10 % des enfants possèdent cette capacité qui persiste rarement après l’adolescence.

Souvent les gens vont expliquer les capacités mémorielles de ceux qui sont doués par l’affirmation vague qu’ils disposent d’une mémoire photographique, parce qu’en réalité ils ne savent comment l’expliquer autrement. Le fait que ces personnes aient une mémoire photographique et qu’eux n’en ont pas sert de plate excuse à leur mémoire qui n’est pas aussi bonne qu’elle pourrait être.

En un sens, le mythe de la mémoire photographique est une version différente du mythe de la mauvaise mémoire. Les deux sont une façon d’insister sur les qualités innées de la mémoire plutôt que sur les habiletés mémorielles acquises. Alors que les recherches sur les gens qui ont une mémoire exceptionnelle démontrent que ce que l’on attribue trop souvent à une mémoire photographique provient en fait de l’application extrêmement habile de puissantes techniques de mémorisation accessibles à tous.



Mythe 6 : Certaines personnes sont trop vieilles/jeunes pour améliorer leurs mémoires

Vous connaissez probablement l’adage : On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. Il existe une variante à cet adage : Le moyen le plus rapide de devenir un vieux singe, c’est de cesser d’apprendre à faire des grimaces…

Il existe de plus en plus de recherches sur la mémoire et les aînés. Elles nous apprennent :

1- Le déclin de la mémoire avec l’âge n’est pas aussi grand que ce qui est populairement cru; les gens âgés ont souvent des croyances exagérées à propos de leurs propres insuffisances mentales. Les problèmes de mémoire qui surviennent dans tous les groupes d’âge sont accentués quand ils se produisent dans la vieillesse et sont attribués à l’âge, ce qui entraîne moins de confiance en ses capacités et augmente les signalements de problèmes de mémoire.
2- Les habiletés mémorielles ne déclinent pas également; par exemple, les habiletés visuelles et spatiales déclinent à partir de l’âge de 20 ans, par contre les habiletés verbales (comme la mémoire des faits, des concepts, des mots et des nombres) montrent peu de déclin.
3- Les recherches ne s’entendent pas sur les causes du déclin de la mémoire à un âge très avancé. Les causes du vieillissement sont physiologiques, mais de nombreux facteurs psychologiques ou autres peuvent en être la cause et peuvent être contrôlés. Ces causes peuvent inclure la motivation, la paresse, l’éducation, la dépression, l’anxiété, etc., sans toutefois concerner les capacités de la personne.

En fait, il ne s’agit pas de se demander si les aînés peuvent être aussi bons que les jeunes adultes dans la vingtaine, mais plutôt est-ce qu’ils peuvent améliorer leur mémoire présente? Et la réponse est : CERTAINEMENT !

À l’inverse, les techniques lorsqu’elles sont adaptées peuvent être enseignées dès l’âge de huit ans et même avant.



Mythe 7 : La mémoire, comme un muscle, bénéficie de l’exercice

La mémoire n’est pas un muscle qu’on peut fortifier en répétant de nombreuses fois le même exercice. En répétant la même phrase, vous finirez par l’apprendre par cœur, mais la phrase suivante ne sera pas plus facile à retenir, à moins que votre première pratique vous ait fait prendre conscience que certaines techniques vous aident à être plus performant. Dans ce cas, il ne s’agira pas d’un renforcement de votre mémoire, mais de l’acquisition d’une habileté.

En fait, les études démontrent que pratiquer sa mémoire ne l’améliore pas. Cependant pratiquer l’utilisation de certaines techniques améliorera grandement votre habileté à mémoriser à long terme.

La Presse a publié récemment* un excellent dossier sur la mémoire vieillissante. Il y est dit que la mémoire est un muscle qu’il faut entraîner. Comme toute analogie, l’image aide à faire comprendre le message sans toutefois être parfaite. Il est vrai qu’un muscle inutilisé s’atrophiera et que les gens inactifs intellectuellement ont plus de risques de souffrir de démence. Dans le sens d’éviter un déclin, l’analogie est bonne. Toutefois, si on vise à améliorer ses performances, c’est-à-dire ses habiletés à retenir plus et plus vite, il ne suffit pas de répéter et de répéter encore, afin d’être meilleur la prochaine fois, il faut aussi apprendre à maîtriser les bonnes stratégies.

*La mémoire menacée, La Presse, cahier Plus, 17 février 2007
Oublier sans paniquer, La Presse, cahier Plus, 18 février 2007



Mythe 8 : Une mémoire entraînée n’oublie jamais

Lorsqu’on donne un cours sur la mémoire ou sur la lecture rapide, on n’a pas le droit d’oublier ou d’avoir manqué une information dans un document lu, on est alors immédiatement victime de railleries mettant en doute l’efficacité de nos méthodes. La réalité, c’est qu’il s’agit de méthodes ayant fait leurs preuves qui vous feront gagner en efficacité, mais elles ne vous rendront pas infaillible. Privilège qui jusqu’à maintenant n’a été accordé qu’au Pape…

Beaucoup de gens ne réalisent pas qu’une personne qui a une mémoire entraînée ne mémorise pas nécessairement tout. Comme mentionné dans le mythe 2, ils s’attendent qu’une fois qu’ils auront appris le secret d’une bonne mémoire, ils n’oublieront plus jamais rien.

Cependant l’avantage d’avoir développé des habiletés mnémoniques c’est que vous pouvez retenir ce que vous voulez retenir, toutefois vous ne voudrez pas nécessairement vous souvenir de tout. Avant toute chose, pour retenir, il faut avoir un « projet-mémoire ». Il faut avoir l’intention de mémoriser, ce qui vous amènera à déployer un éventail de stratégies. Par exemple, si vous vous rendez au chalet d’un ami et que vous êtes conduit par cet ami, il y a une forte chance que vous ne remarquiez pas le chemin et que vous soyez incapable de refaire le trajet par la suite. Si c’est vous qui conduisez et que vous êtes seul, vous porterez attention au trajet et il y a bien plus de chance que vous le reteniez.

De façon réaliste, même avec une mémoire entraînée, vous allez continuer à oublier des choses, même des informations que vous auriez souhaité retenir. Simplement, vous n’allez pas en oublier autant que la moyenne des gens ou autant que vous en oubliiez avant.



Mythe 9 : Mémoriser trop peut encombrer votre mémoire

Certaines personnes croient que mémoriser des informations inutiles peut encombrer la mémoire et nuire à la rétention de ce qui est utile.

En fait, l’encombrement de la mémoire vient du fait qu’elle est désorganisée. Si vous utilisez un classeur dans lequel vous rangez vos dossiers par ordre alphabétique ou une boîte dans laquelle vous jetez tout pêle-mêle, lequel deviendra encombré en premier ? Il en est de même pour votre mémoire, votre capacité à mémoriser ne provient pas de la quantité qu’elle contient déjà, mais de la façon dont elle est organisée.

La mémoire est le seul contenant dans lequel plus on en met, plus on peut en mettre. Plus vous avez de connaissances sur un sujet, plus il est facile d’emmagasiner de nouvelles connaissances sur ce même sujet.

En réalité, la capacité de votre mémoire est pratiquement, illimitée.




Mythe 10 : Les gens n’utilisent que 10 % de leur potentiel mental

Il est souvent proclamé que nous n’utilisons que 10 % du potentiel de notre cerveau. Il y a même des auteurs qui parlent de 4% et d’autres de 1 %.

En fait, l’idée derrière ces chiffres, c’est qu’il est facile d’améliorer miraculeusement nos habiletés mentales, parce que cela demande qu’une petite augmentation de l’usage de notre cerveau.

Il s’agit là de pseudoscience. Il n’existe aucune recherche scientifique valable qui appuie ces chiffres.

Il est vrai que nous avons un potentiel d’habiletés mentales supérieur à ce que nous utilisons, mais c’est un potentiel impossible à quantifier.

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Comment mémoriser ses lectures à long terme !

Que ce soit pour ses études ou pour le travail lorsqu'on lit un livre ou un document important, on veut être en mesure de se servir de l'information non seulement pour l'examen ou la réunion du lendemain, mais aussi des mois ou des années plus tard.

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La meilleure manière de mémoriser à long terme de ce qu'on a lu, c’est de mettre en pratique ce simple aphorisme : Une idée n’est pas complète tant qu’elle n’est pas exprimée.

Je peux vous parler de livres que j’ai lus il y a 5 ans, 10 ans, plus de 20 ans même. Alors que j’aurais de la difficulté à vous parler des livres que j’ai lus le mois dernier.

Je pourrais vous improviser sur-le-champ une conférence d’une heure sur le déclin de la violence, basé sur le livre de Steven Pinker, «The better angels of our nature : Why violence has declined», alors que cela fait plus de 5 ans que j’ai lu ce pavé de 700 pages.

Je pourrais vous raconter en détail les cas phénoménaux rapportés par le Dr Oliver Sack dans son livre «L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau», que j’ai lu il y a plus de 20 ans

Alors que pour les livres que j’ai lus ces derniers mois, je ne pourrais que vous indiquer la thèse générale de l’auteur ou une idée qui a retenu mon attention.

Qu’est-ce qui explique ce «déclin» de ma mémoire ?

En fait, ma mémoire n’a pas décliné. Elle est même meilleure qu’elle était. C’est tout simplement que dans le premier cas, ce sont des livres que j’ai adorés et qui m’ont interpellé au point que j’ai senti le besoin d’en parler à tout le monde autour de moi. En ce faisant, j’ai ancré leur contenu dans ma mémoire à long terme.

Dans le second cas, ce sont des livres dont, une fois lu, j’ai rabattu la quatrième de couverture et je suis passé à autre chose. En n’utilisant pas ce savoir, il s’est estompé.

Notre mémoire à long terme est notamment composée de nos souvenirs biographiques.

Savez-vous pourquoi on finit par croire les mensonges qu’on raconte ?

Parce qu'à force de raconter une anecdote inventée, elle finit par s’intégrer à nos souvenirs. Au fil du temps, on oublie le contexte qui nous a amenés à inventer cette histoire et à force d'être répétée, elle devient un souvenir auquel on croit vraiment.

Il y a aussi de nombreux cas de personnes qui sont convaincues d'avoir vécu un évènement alors qu'en réalité c'est arrivé à quelqu'un d'autre, un ami ou un membre de leur famille. Parfois, c'est même une scène de film qu'on est convaincu d'avoir vécue: Ronald Reagan est au centre de quelques anecdotes du genre.

Cela s'explique par la toute-puissance des histoires, surtout celles qu’on raconte.

Saviez-vous que les psychologues qui traitent les troubles reliés à un traumatisme vécu, appelé stress post-traumatique, ne demandent plus à leurs patients de raconter leur histoire en détail ?

Ils se sont aperçus qu'au contraire de les aider à relativiser leur problème, cela accentuait leur stress. Les patients se plaignaient de souvenirs encore plus vifs et poignants qui venaient les hanter.

Aujourd'hui, on leur demande de ne plus parler de ces évènements, de ne plus y penser et de plutôt occuper leur esprit en s'activant. On privilégie maintenant la tenue d’un journal où ils doivent parler de leur quotidien et mettre l'accent sur leurs émotions au jour le jour. Bref d'oublier et de se refaire une vie.

La mémoire des idées lues est liée à notre mémoire biographique. Les idées ont une histoire.

Du point de vue des idées, notre cerveau est le seul contenant dans lequel: plus on en met, plus on peut en mettre.

L’apprentissage dépend de nos connaissances antérieures. Plus on a de connaissances dans un domaine, plus il est facile d'apprendre dans ce domaine, car on dispose alors de plus de crochets sur lesquels on peut accrocher de nouvelles informations.

«Notre mémoire est fondamentalement associative : on retient mieux lorsqu'on peut relier la nouvelle information à des connaissances déjà acquises et solidement ancrées dans notre mémoire. Et ce lien sera d'autant plus efficace qu'il a une signification pour nous.»*

Tout cela explique pourquoi on atteint le sommet de nos compétences dans la cinquantaine.

*http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_07/i_07_p/i_07_p_tra/i_07_p_tra.html#2

On se souvient de ce qui nous sert ou de ce qui nous frappe

Ce qui nous frappe
La mémoire biographique et les émotions sont intimement liées. Leurs centres d’activités sont mêmes voisins dans notre cerveau. Les réactions que les émotions suscitent vont créer en nous un souvenir très fort.

Selon Paul Ekman, il y a six émotions de base. Les évènements qui vous font peur ou vous font plaisir, qui suscitent votre colère ou votre tristesse, comme ceux qui vous surprennent ou vous font honte sont beaucoup plus susceptibles d’être retenus que ceux qui vous laissent indifférents.

Donc, si une idée vous apparaît lumineuse, qu’elle vous emballe ou qu’elle règle un problème qui vous préoccupe: il y a plus de chance que vous allez vous en souvenir ou que vous soyez motivé à la mémoriser.


Ce qui nous sert
Être motivé à mémoriser quelque chose, c’est avoir un projet mémoire. Et c’est alors qu’on mobilise nos ressources pour ancrer l’information. Souvent, on va se dire : «il faut que je raconte ça à _____ (ici, mettez le nom d’une personne proche) !» Et dans notre tête, on se prépare à raconter notre histoire en la répétant. En d’autres mots, vous vous apprêtez à vous servir de cette information en vous projetant mentalement dans le futur en train de vous en servir.

Comment mémorise-t-on les blagues ?

En les répétant immédiatement après les avoir entendues. Faites une liste de blagues et racontez-les souvent : vous aurez alors une bonne mémoire des blagues. Encore faut-il avoir la motivation d’entreprendre un tel projet mémoire.

Comment retenir les idées d’un texte lu
(ou comment étudier) ?

1- Réciter

Le sens premier du mot «réciter» est: dire à haute voix ce qu'on vient d'apprendre par coeur. En méthodologie du travail intellectuel, il signifie se répéter à soi-même ou à un tuteur (ou un collègue) ce qu'on vient d'étudier. Il n'implique pas nécessairement le mot à mot, cela peut être un sens général.

La meilleure façon de retenir les idées dont vous venez de prendre connaissance par la lecture, c’est d’en parler. Si vous avez la chance d’avoir un conjoint, un parent, un ami, un collègue qui partage votre intérêt pour la lecture, parlez avec lui de ce que vous venez de lire. Et si vous ne prévoyez pas rencontrer cette personne avant plusieurs heures ou quelques jours, préparez-vous. Imaginez que vous êtes avec cette personne et pensez à ce que vous allez lui dire!

Si vous deviez lui expliquer ce que vous venez d’apprendre en une seule phrase, quelle serait cette phrase ? Cette dernière consigne est un excellent exercice pour développer son esprit de synthèse. Je l’ai fait systématiquement pendant des années. Après la lecture d'un article de journal qui m'avait plu et même après avoir visionné un film, je m’arrêtais, je forgeais ma phrase, puis je cherchais trois ou quatre éléments permettant de détailler l’idée.

«L'éthique des affaires n’existe pas»
Cela doit faire plus de 15 ans, j'étais dans une librairie. Un livre a attiré mon attention. Le titre était provocateur: «L'éthique des affaires n'existe pas...» Je suis dans les affaires et j'ai envisagé un temps une recherche de doctorat sur l'éthique. J'étais donc curieux d’en savoir plus. Mon objectif de lecture: Le titre: comment l'auteur explique-t-il son titre ? C'était un petit livre et son seul survol m'a permis de comprendre la thèse de l'auteur. Voici ma phrase synthèse :

«L'éthique des affaires n'existe pas, comme il n'y a pas d'éthique propre à une profession, parce qu'il n'y a que l'éthique, qui se résume à la règle d'or: traite tes clients comme tu aimerais être traité.»

Je me souviens également qu'après avoir replacé le livre dans son présentoir, je n'ai pas pris d'autres livres. Je suis sorti de la librairie et j'ai marché en pensant à ce que j'allais dire de ce livre à la première personne à qui j'aurais l'opportunité d'en parler.

Si je me souviens encore de cette synthèse après tout ce temps, c'est qu'à l'époque je racontais cette histoire aux participants de mon séminaire.

Préparez-vous à enseigner!

Avez-vous déjà entendu un professeur dire : j’ai maîtrisé cette matière, le jour où j’ai eu à l’enseigner ?

J’ai posé cette question à 23 professeurs du collégial : j’ai vu devant moi 23 têtes hochées positivement.

Quelle est la meilleure façon d’étudier pour se préparer à un examen ?

C’est d’étudier avec un collègue.

Interrogez-vous mutuellement sur des points de détails. À chacun votre tour, vous expliquez à votre manière ce que vous avez compris, ce qui vous apparaît important ou ce qui, vous pensez, peut faire l’objet d’une question surprise.

J’ai de nombreux témoignages d’étudiants qui ont eu du succès dans leurs études grâce à cette approche.

La validité de «réciter» est appuyée par de nombreuses études.

RÉCITER avec un collègue fonctionne:

1- parce que cela vous met dans une situation similaire à celle que vous allez vivre à l'examen: soit de répondre rapidement à des questions, parfois imprévues, en vos propres mots;

2- cela vous aide à identifier les lacunes, les faiblesses dans vos connaissances afin de les corriger;

3- cela vous oblige à répéter et à réviser;

4- vous vivez un évènement biographique en interaction avec une personne réelle avec qui vous vivrez des émotions qui resteront attachées à votre apprentissage pour toujours.


2- Tester sa mémoire (réciter seul)

Si vous êtes seul, vous pouvez obtenir d’excellents résultats en vous testant vous-même.

Après avoir lu un texte. Vous prenez une feuille de papier et vous notez tout ce que vous avez retenu. Puis vous retournez au livre, pour compléter. Vous répéter à plusieurs reprises, jusqu'à ce que vous puissiez restituer le plus d'éléments possible sans avoir à vous référer au texte. Le dire à haute voix est préférable, parce que cela vous oblige à plus d'attention, mais n'est pas nécessaire.

Si vous voulez en savoir plus sur la valeur scientifique de cette approche, je vous suggère de regarder les trois vidéos de Mathieu Gagnon, professeur en psychopédagogie de l’Université de Sherbrooke, qui détaillent la méthode et les recherches qui l’appuient.

En résumé, voici ce que M. Gagnon explique : Si vous avez une heure pour étudier un texte qui prend 20 minutes à lire. Plutôt que de le relire deux autres fois, il est mieux de le lire une seule fois et de consacrer les 40 minutes qui suivent à restituer le contenu sur papier. Si vous avez un blanc, vous trichez et cherchez la réponse. Vous répétez en essayant de tricher moins à chaque reprise.

Il appelle cela de la «récupération»:

«La stratégie de récupération fait référence à différentes manières d’étudier pour lesquelles l’apprenant doit utiliser sa mémoire afin de régénérer l’information apprise.» Mathieu Gagnon


Réciter seul ou avec une autre personne ?

Si vous en avez la possibilité, il est mieux de parler à une personne, d’expliquer de vive voix ce que vous avez compris de votre lecture. Parce que : une idée n’est pas complète tant qu’elle n’est pas exprimée. Et l’expression par la parole à une personne réelle a pour effet de créer en vous une série de connexions neuronales plus solides et plus durables que celles produites par la simple écriture.

On se souvient de ce qui nous sert et de ce qui nous frappe. Si vous en parlez, l’information sert. Et nos liens avec les personnes réelles de notre entourage, même avec un inconnu, ont toujours une touche émotive qui renforce la mémoire.

Par contre, s'il s'avère que la personne avec laquelle vous devez étudier a plus d'affinité pour le bavardage, il vaut mieux, bien sûr, étudier seul.

Vous comprendrez que je parle ici davantage des textes informatifs que l’on a besoin de mémoriser pour ses études ou son travail. On peut vouloir retenir le contenu d’un roman, mais c’est rarement un enjeu, à moins que ce soit pour un examen littéraire. De toute façon, si c’est le cas, ce sont les mêmes principes qui s’appliquent et c’est même encore plus facile à mémoriser.

Pourquoi, d’après vous, les romans sont-ils plus faciles à mémoriser ? Eh oui ! Parce que ce sont des histoires qui sollicitent nos émotions.

ANECDOTE:
Étudier avec une odeur de chocolat

J'ai connu une dame qui a participé au jeu-questionnaire télévisé «Tous pour un». Il s'agissait pour le participant, il y en avait toujours un seul, de répondre à des questions extrêmement pointues sur un sujet bien précis. S'il ne savait pas la réponse à une question, il pouvait faire appel au public, d'où le titre, «Tous pour un». La série se poursuivait sur trois semaines et les bonis augmentaient en conséquence. La série à laquelle la dame en question a participé portait sur le chansonnier québécois, Félix Leclerc.

Elle m'a raconté qu'elle étudiait dans une odeur de chocolat. Elle ne mangeait pas le chocolat, elle le humait. Sur le plateau de l'émission, elle avait dans le creux de la paume de sa main un soupçon de chocolat, l'équivalent d'une tache. À chaque série de questions, il y en avait toujours plusieurs d’énoncées à la fois, elle réfléchissait à ses réponses en appuyant son visage entre ses mains, histoire de lui permettre de humer l'odeur de chocolat et de se remettre dans l'atmosphère de ses études. Elle n’a pas eu à faire un seul appel à tous et, dans l'histoire de cette émission, elle a été la seule à avoir épuisé la banque de petites questions rapides que l'animateur conservait pour la fin lorsqu’il restait du temps.

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Vous venez d'apprendre comment mieux étudier, pour apprendre à lire tous les mots plus rapidement, c'est ici.

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Comment mémoriser les noms ?

La base de la mémorisation

On retient plus facilement ce qui nous frappe ou ce qui nous sert.

Un évènement qui suscite une émotion forte - joie, colère, peur, tristesse, surprise, dégoût - sera plus facilement retenu. Pourquoi? Parce que notre cerveau l’enregistrera plus profondément, c’est-à-dire à plusieurs endroits dans le cerveau et avec des connexions plus nombreuses. Notamment, parce qu’une émotion intense dure plus longtemps et sollicite davantage les parties primitives de notre cerveau.

De même, une information, un chemin ou un processus qui est utilisé à répétition créera à chaque fois de nouvelles connexions cérébrales renforçant son ancrage. Les neurones qui ne servent plus sont récupérés par le cerveau afin de servir à d’autres usages.

Bref, la base de la mémorisation c’est de créer une association avec une émotion forte et de la répéter.

Comment retenir les noms des personnages d’un livre ?

Cela dépend de votre besoin. Vous aurez à travailler plus fort si vous voulez retenir le nom d’un héros hongrois méconnu pour en parler à une amie que vous allez voir dans un mois, que si vous voulez simplement différencier les personnages d’une histoire qui en compte beaucoup.

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Remarquer
La première chose à faire, c’est de remarquer. Souvent on nous présente quelqu’un et une minute plus tard, on va dire : « Excusez-moi, je ne me souviens plus de votre nom! » En fait, ce n’est pas vrai qu’on ne se souvient plus de son nom; la réalité c’est qu’on ne l’a jamais su. Quand on nous a présenté la personne, on n’a pas écouté son nom, on pensait à autre chose : « Ah, mes mains sont moites! » « Je dois sourire… » « J’ai déjà vu ce visage… » Vous devez apprendre à remarquer le nom, à l’écouter attentivement, à le répéter pour vous assurer que vous l’avez bien compris.

C’est la même chose lorsqu’on lit. Si on veut retenir les noms, il faut les remarquer. S’arrêter brièvement, pour répéter le nom à haute voix. Le fait de le dire à haute voix n’a pas de valeur en soi, c’est simplement une façon de le remarquer; vous pourriez aussi bien le chanter, le crier, le chuchoter.

Jeux de mots et rimes idiotes
Puis vous faites une rime idiote ou un jeu de mots banal. Prenons mon nom : Daniel Gagnon. Daniel au miel; Gagnon les oignons; Gagnon nos épaulettes; Daniel dans la fosse aux lion, etc. Si vous revoyez mon nom plus tard dans la journée ou demain, il y a plus de chance que vous vous souveniez que c’est celui qui a écrit un billet sur...

Pour différencier seulement les personnages d’un livre, il est important de ne pas y consacrer trop de temps. Tout ça doit se faire en quelques secondes à peine, sinon vous perdrez l’intérêt de le faire.

Mémoire à long terme
Si vous voulez retenir à long terme, là il vous faudra faire plus. Vous devrez jouer avec les émotions et répéter souvent. Répéter dans la journée, le lendemain, les jours suivants. Daniel Gagnon devient alors un Daniel que vous connaissez et que vous aimez ou détestez. Par exemple, il devient le chanteur Daniel Lavoie qui GAGNE de nombreux trophées et vous apparaissez à ses côtés, hystérique, sur une scène d’Hollywood. Il ne faut pas avoir peur du ridicule. Ni d’exagérer.

À VENIR :
LE
secret le mieux gardé des professionnels de la mémoire. Tellement puissant que les autorités religieuses ont voulu l’interdire !


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Qu'apporte de plus mon cours sur la mémoire ?

Il existe de nombreux livres sur la mémoire, des CD avec des exercices, des sites Internet. Qu'apporte de plus mon cours sur la mémoire ? Voici la réponse que j'ai donnée à une étudiante qui m'a en quelque sorte posé la question.

Bonjour M. Gagnon,

Je suis inscrite à votre formation en lecture rapide du 11 mai prochain. Vous m'aviez parlé de celle sur la mémoire le 8 mai. Cette formation m'intéresse, je suis présentement au baccalauréat en adaptation scolaire et sociale, est-ce que cette formation est pertinente dans de telles circonstances étant donné que j'ai un certain bagage en ce qui concerne la mémoire ?

Au plaisir!

Elyse

Bonjour Élyse,

Je suis moi-même diplômé en adaptation scolaire de l'Université de Sherbrooke, promotion 1992. Je me considère comme un spécialiste de la métacognition, plus spécifiquement de ses applications pratiques. Durant mon bac, j'avais lu sur la mémoire, notamment le livre qui me sert de base encore aujourd'hui : Kenneth Higbee, Your memory. Mais que j'aurais donc aimé suivre le cours que je donne aujourd'hui. Tout y est mâché. Ce qui m'a pris plus d'une centaine d'heures à apprendre y est expliqué, mais surtout pratiqué très concrètement. J'ai beaucoup travaillé à bien déterminer les applications pratiques et spécifiques de chaque technique. Ces techniques sont bien connues, je n'ai rien inventé, ce que j’apporte c’est un enseignement simple axé sur l'utilisation appropriée de ces techniques. Le plan de cours donne une bonne idée de ce que tu vas apprendre. Il te restera à réfléchir et à travailler la manière de transférer ces techniques à des élèves en difficultés, car chaque cas est différent.

Au plaisir,

Daniel

Mémoire Plus : commentaire

Les commentaires ne sont pas sollicités. Ils sont envoyés spontanément par les participants. Ils sont publiés avec leur autorisation et parfois légèrement édités, surtout pour retirer les remarques secondaires ou corriger certaines imprécisions.

Bonjour Daniel,

[...] je pratique principalement les crochets phonétiques et j'essaie d'apprendre au moins un nouveau nom par jour.

D'autre part, j'essaie beaucoup d'exploiter le système chiffre-son pour donner un sens aux nombres que j'ai à retenir...

Je remarque aussi que je fais de plus en plus confiance à ma mémoire et elle m'est fidèle.

Merci encore pour cette excellente formation qui, une fois de plus [avec le cours de lecture rapide], va me permettre de me développer de façon très agréable.

À bientôt.

Marc Descôteaux, ing./eng

Un cours étonnant, nouveau et unique au Québec

                                                                                                                                 Communiqué

Québec, 28 octobre 2011 –

Avez-vous l’impression que votre mémoire décline en vieillissant ?

« Cette impression ne correspond pas aux résultats de la recherche. En réalité, bien qu’en vieillissant notre mémoire visuelle s’estompe et que nous soyons moins rapides à apprendre, le potentiel de notre mémoire est toujours là. Même que notre mémoire de ce qui a du sens (mémoire sémantique), la plus importante, et celle dont on apprend à se servir dans le cours, s’améliore en vieillissant, » d’affirmer Daniel Gagnon M.A., orthopédagogue, spécialiste en métacognition, qui offre un atelier d’une journée sur les techniques de mémorisation. Nouveau et unique au Québec, ce cours s’adresse aux professionnels qui ont beaucoup à mémoriser dans le cadre de leur travail. « La mémoire des idées, par exemple, dépend de nos connaissances antérieures, de continuer M. Gagnon, et comme en vieillissant notre bagage de connaissances augmente, notre capacité de mémoriser de nouvelles idées devient supérieure. »

« L’ennemie de la mémoire, c’est la paresse. Bien des gens renoncent à faire de nouveaux apprentissages simplement parce qu’ils n’ont plus le goût d’y mettre l’effort nécessaire, d’expliquer M. Gagnon. » Pour le professionnel d’aujourd’hui, en formation permanente, cette attitude peut être catastrophique.

Développé au cours des six dernières années en collaboration avec son collègue informaticien et spécialiste des outils pour penser, M. Pierre Pilon, l’atelier Mémoire Plus est maintenant bien rodé et étonne les professionnels qui y participent. « C’est étonnant tout ce que l’on peut mémoriser ! » de noter une participante. Étonnant, car à la fin du cours les participants réalisent des exploits qu’ils avaient jugé impossibles au début de la journée. Comme retenir : les noms et prénoms des autres participants (jusqu’à 16); le poème « Si j’étais Botticelli » de Robert Choquette en moins de 20 minutes; une liste de 20 mots, avec seulement 10 secondes pour retenir chacun des mots, qu’ils peuvent réciter dans l’ordre ascendant, descendant et dans le désordre (c’est la technique utilisée par les champions du monde). Les participants sont aussi heureux d’apprendre enfin une technique efficace pour retenir le vocabulaire d’une langue étrangère.

« Attention, je ne promets pas que vous pourrez tout mémoriser instantanément et sans effort ! Je promets des trucs simples, efficaces et amusants qui permettent de retenir plus facilement ce que vous souhaitez retenir, mais ce n’est pas sans effort. Toutefois, vous allez développer la confiance d’entreprendre des apprentissages que vous n’auriez jamais osé envisager avant de suivre ce cours, » d’affirmer Daniel Gagnon.

« C’est un cours où l’on rigole beaucoup, car mémoriser fait appel à notre imagination et à nos émotions, les gens qui sont ludiques et qui ont de l’humour adorent ce cours, » de préciser M. Gagnon

Vous épargnerez temps et argent, car l’avantage d’un tel cours, c’est qu’il vous permet d’apprendre en une journée ce qui a demandé des années de lecture, de recherche et un long travail d’essais et d’erreurs. Et certains trucs enseignés ne se trouvent pas dans les livres, ils sont uniques à ce cours.

Le coût est de 475 $ pour un atelier d’une journée. Si vous vous inscrivez aussi au séminaire de lecture rapide de M. Gagnon, vous ne payez que 395 $ par cours, un rabais de 160 $.

Prochaines formations : Université Laval : 8 décembre 2011
                                 Montréal : 15 décembre 2011

Plan de cours

                                                   - 30 -


Mémoire Plus : nouvelles dates

Je donne depuis maintenant quatre ans ce cours sur la mémoire, et je peux dire qu'il est parfaitement rodé. Je viens de le donner à plusieurs reprises, l'armée canadienne étant devenue un gros client. Les civils comme les militaires adorent le cours. Voici des témoignages représentatifs de ce que les participants en disent :

Vraiment, un cours génial. Merci Beaucoup !
Très intéressant, c'est vraiment impressionnant de voir ce que l'on peut mémoriser.

J'ai beaucoup de plaisir à le donner. C'est la même rigueur et la même approche ultra concrète que pour mon séminaire de lecture rapide, mais en plus détendu, car les techniques de mémorisation sont des jeux et l'on rigole beaucoup.

Certaines personnes apprennent les six premiers vers d'un poème qui en compte onze, en moins de trois minutes; le poème est appris en 20 minutes par la majorité des participants.

La majorité des participants apprennent une liste de 20 objets en 200 secondes, puis la redisent dans l'ordre ascendant, descendant, puis dans le désordre.

La majorité des participants arrivent à retenir les noms et prénoms des 15 autres participants.

On s'amuse beaucoup à construire des « mots ficelles » pour retenir le vocabulaire d'une langue étrangère ou à imaginer des phrases pour retenir des suites de nombres.

J'ai programmé deux nouvelles dates, une à Québec, le jeudi 8 décembre, et l'autre à Montréal, le jeudi 15 décembre.

Vous trouverez ici mon plan de cours.

Et si vous êtes enthousiaste à l'idée de développer votre confiance en votre capacité d'apprendre, courrez vous inscrire ici.

Voilà, j'espère que j'aurai le plaisir de vous y revoir ou de vous y connaître,

Daniel Gagnon

Avertissement : Je ne promets pas une mémoire infaillible, ainsi que des trucs instantanés et sans efforts. Je promets des techniques simples, amusantes et efficaces, mais vous devrez développer vos habiletés à maîtriser ces techniques. Ce sont les mêmes techniques que les champions utilisent, toutefois, il faut savoir que ceux-ci peuvent consacrer jusqu'à six heures par jour à les maîtriser. C'est un cours qui ne s'adresse donc pas aux paresseux et à ceux qui ont peu de motivation à l'apprentissage. Avoir le sens de l'humour et une bonne imagination est un atout.
Le cours ne vise pas à combattre la dégénérescence de la mémoire qui accompagne parfois, mais pas nécessairement, la vieillesse (voir mythe 6), il vise à vous donner des outils pour apprendre plus, plus vite.

Prochaines formations :
Québec, jeudi 8 décembre 2011
Montréal, jeudi 15 décembre 2011

EUROPE : Mémoire Plus sur Paris

Je donne prochainement mon atelier Mémoire Plus sur Paris.

C’est une formation où l’on a beaucoup de plaisir, parce que les mnémotechniques font appel à l’imagination et... à un brin de folie.

C'est la même approche sérieuse et simple que mon séminaire de lecture rapide : peu de théorie, l’accent est placé sur la maîtrise des techniques pour leur usage au quotidien.

C'est un must si vous aimez apprendre. J'aurais donné beaucoup pour avoir accès à un cours du genre il y a 25 ans lorsque j'ai commencé à m'intéresser, comme orthopédagogue, aux techniques de mémorisation. En 7 heures, vous allez acquérir ce qui vous demanderait plus d'une centaine d'heures de recherche par vous même.

Plan de cours

C'est le lendemain de mon prochain séminaire de lecture rapide sur Paris, soit le 29 juin 2016. Pour en savoir plus.

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MÉMOIRE PLUS : nouveau

Chers anciens participants à mon séminaire de lecture rapide,
Chers visiteurs,

C’est avec beaucoup de joie que je vous annonce enfin, après des années à le promettre, mon cours sur la mémoire PLUS.

Pourquoi PLUS ?
Parce que nous serons deux, mon ami Pierre Pilon et moi. Parce que nous sommes deux perfectionnistes et que nous avons lu, à deux, tout ce que nous avons pu trouver sur la mémoire autant en français qu’en anglais. Et parce que nous avons tous les deux le souci d’offrir une information concise, utile et facilement applicable au quotidien, ainsi que des formations intéressantes animées par de nombreux exercices et juste ce qu’il faut de théorie.

Quand ?
Notre grande première aura lieu le mercredi 6 juin 2007 à l’Université Laval, pavillon la Laurentienne. Oui, c'est très bientôt. Pour plus de détails, je vous invite à consulter la page: http://www.lecturerapide.info/atelier_memoire_plus_nouveau/

D’autres formations seront programmées cet automne autant à Québec qu’à Montréal. Si vous désirez en être informé, vous n’avez qu’à me le faire savoir par courriel et je me ferai un plaisir de vous envoyer notre calendrier d’automne dès que nous l’aurons déterminé.

Au plaisir de vous revoir ou de vous rencontrer,

Daniel Gagnon

Mémoire Plus : l’art d’apprendre à apprendre

Il y a de plus en plus d’articles sur la mémoire vieillissante qui nous apprennent qu’on doit solliciter davantage notre mémoire pour éviter la sénilité. Ce n’est pas l’objet de cet article. Je m’adresse à ceux qui se définissent comme étudiant permanent et pour qui la vie, c’est la joie d’apprendre.

Si vous êtes dans la cinquantaine, il vous reste, avec les progrès constants de la médecine et de l’hygiène de vie, près de 40 ans à vivre, dont 30 qui peuvent être encore très productives. Mettons 20. Regardez tout ce que vous avez vécu et appris dans les 20, 30 dernières années…

Vos projets
Bon, quels sont alors vos projets d’apprentissage ? Voulez-vous apprendre enfin l’espagnol ou maîtriser parfaitement l’anglais ? J’ai personnellement décidé que j’allais avoir un vocabulaire anglais aussi vaste qu’en français. Pour cela, j’ai décidé d’y consacrer 20 minutes par jour pour apprendre au moins 200 mots nouveaux par mois plus de 2000 par année.

Pas instantané, mais certainement efficace
Si vous vous êtes déjà attelé à une pareille entreprise, vous savez comment cela peut être fastidieux. Ils sont nombreux ceux qui y ont renoncés. Je vais devoir y consacrer du temps et me discipliner. L’apprentissage ne sera pas automatique et sans efforts, mais il sera efficace, amusant et couronné de succès, parce que je sais comment m’y prendre.

Pas compliqué, mais peut paraître compliqué…
Comment vais-je m’y prendre ? Pour chaque nouveau mot, je vais devoir concevoir un mot indice, puis concevoir une phrase incluant le mot anglais, le ou les sens du mot en français et le mot indice. Puis j’utiliserai mon crochet phonétique pour retenir la phrase afin d’ancrer dans ma mémoire lexicale le sens du mot anglais que je cherche à retenir. Cela vous semble compliqué et ésotérique ! C’est normal, quand on ne connaît rien d’un sujet, tout nous semble compliqué. Pourtant, après quelques heures à peine de cours et de pratique, vous apparaîtrez aux autres comme un véritable initié.

Comment retenir les noms
La technique pour retenir le vocabulaire d’une langue étrangère peut-être adaptée pour retenir les noms. En fait, elle est beaucoup plus simple : c’est un jeu d’enfant ! Quand vous étiez à la petite école, quel était le jeu de mots que les autres enfants faisaient avec votre nom? Moi, on m’appelait : Gagnon les oignons, Gagnon les oignons. Ou encore : Gagnon nos épaulettes, laluron, lalurette. Pour vous rappeler les noms des gens, vous faites une rime avec leur nom, vous le déformez de façon amusante, vous faites un lien avec une personne que vous connaissez qui porte le même nom ou avec une caractéristique de la personne. Bref, vous vous payez sa tronche, comme disent les Français…

Un plus
Ce qui est encore plus extraordinaire, c’est que de vous mettre à l’apprentissage des noms des gens de votre entourage, vous rendra plus sociable. Vous irez davantage vers les gens et ceux-ci vous trouveront plus chaleureux : tout le monde aime qu’on se souvienne de son nom.

D’autres projets
Comment retenir les nombres, ou une liste, ou une procédure ou quoi encore ? C’est souvent très simple et très amusant, mais ce n’est jamais instantané et sans efforts.

On peut comparer la mémoire à une boîte. Si je jette pêle-mêle toutes sortes d’informations dans une boîte, il me sera difficile de les retrouver, encore plus si la boîte est très grande. Si je dépose chaque information en la classant soigneusement, par ordre alphabétique par exemple ou en utilisant la classification Dewey comme pour une bibliothèque, j’ai plus de chance de les retrouver. Il en va de même pour la mémoire.

Te souviens-tu de Rachel ? NON ! La fille à la robe rouge hier soir. Ah oui !
Le rappel est plus difficile que la reconnaissance. Pourquoi est-ce qu’un test avec choix de réponses (reconnaissance) est plus facile qu’un test qui ne contient que des lignes vierges (rappel) ? Parce ce que dans un test à choix multiples, on a des indices. Parfois, un ami nous pose une question sur un évènement passé, et on ne se souvient pas, puis il nous rappelle un détail et l’on se souvient. Qu’a-t-il fait ? Il nous a donné un indice. Les techniques que nous enseignons reposent sur le principe suivant : il faut attacher à chaque élément que nous désirons mémoriser, un indice, un fil d’Ariane qui facilitera le rappel.

Des mythes
Finalement, ajoutons que la mémoire est sélective, que nous ne pouvons pas tout retenir et que c’est très bien. Plusieurs mythes entourent la mémoire, dont le mythe de la mémoire vieillissante, le mythe de trucs faciles ou d’un secret pour améliorer sa mémoire. Il y a aussi le mythe que l’on n’utilise que 10 % de notre cerveau ou que certains sont dotés d’une mémoire photographique. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter mon blogue : http://www.lecturerapide.info/dix_mythes_sur_la_memoire/

Une question
Pour terminer, permettez-moi de vous poser une petite question : quel est mon nom de famille ?

Daniel
Orthopédagogue
www.lecturerapide.info