Séminaires de Lecture Rapide - Daniel Gagnon

Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueDaniel Gagnon M.A. orthopédagogue

Aller plus loin en lisant plus vite!

Lisez et comprenez plus vite, soyez plus concentré et plus efficace, gagnez du temps !

Comment lire à plus de 25 000 mots/minute, pas un mot de moins !

AVERTISSEMENT: Je n'endosse pas la photolecture. Une étude commandée par la NASA a démontré qu'un instructeur de photolecture, soumis à des tests, lisait moins vite en photolecture qu'en mode de lecture normal, et qu'il comprenait moins bien, même s'il avait l'impression du contraire. À lire absolument : http://www.lecturerapide.info/2008/02/le_dernier_clou_dans_le_cercue.html

À côté de Photoreading, la lecture rapide, c’est des pinottes…

Aujourd'hui, je vous révèle tout sur le secret le mieux gardé de l'univers: Que la force de la photolecture soit avec toi !

Comme technique de repérage, c'est fastidieux et peu utile. Comme technique de lecture, c'est une utopie : au mieux, c'est de la lecture sélective enrobée de considérations ésotériques à la Star War.

Un amalgame
Au début, le promoteur de Photoreading, Paul Scheele, présentait son approche non comme une méthode de lecture, mais comme un outil de repérage. Quand j'ai suivi son cours il y a plusieurs années, c'est ce qui était annoncé. Maintenant, dans ses publicités, il laisse croire que c’est une certaine façon de lire. Ainsi, il affirme avoir lu un texte à 800 000 m/m (le texte était projeté sur un écran à raison de plusieurs milliers de mots à la fois). Et il prétend avoir retenu 70 % du contenu. En fait, il raconte qu’il était capable de répondre aux questions qu’on lui posait en se fiant à son intuition sans aucune assurance quant à la validité de ses réponses. Bref, il ne faisait pas la différence entre ce qu’il savait et ce qu’il ne savait pas. Ce n’est pas un petit détail. J’avais un ami comme cela, il était capable de vous dire n’importe quoi sur n’importe quoi et on ne savait jamais ce que cela valait. Mais si on s’en limite à la technique précise, il s’agit d’un amalgame de lecture dynamique, de lecture sélective, d’écrémage, de lecture rapide, et d’ancrage de l’information avec en prime la possibilité de repérer rapidement une information non retenue consciemment.

Voici sa méthode :

1- La préparation (cinq minutes) : Fixez-vous un but de lecture : Que voulez-vous savoir ?
2- Relaxation : Prenez trois grandes respirations en évoquant votre but et en visualisant le résultat.
3- Survol (5 à 15 minutes) : Survolez le texte à la recherche des passages répondant à votre but.
4- Les mots déclencheurs (5 minutes) Feuilletez le livre en notant une vingtaine de mots qui attirent votre attention.
5- La photolecture : Parcourez tout le livre, en état de relaxation, au rythme d’une page à la seconde, en fixant la séparation entre les pages, sans lire.
6- Lecture ciblée (10 minutes) : Rappelez-vous votre but. Parcourez le livre à la recherche des passages pouvant répondre à votre but. Lisez, ici et là, les passages qui attirent votre attention (jamais plus d’une page ou deux à la fois).
7- Lecture rapide (réactivation) : (déterminez un temps maximum de lecture et respectez-le) : Lisez les passages identifiés lors de l’étape 6.
8- Carte heuristique(15 minutes) : Faites une carte heuristique associant et illustrant les notions que vous venez d’apprendre.

Si vous faites le compte, vous êtes loin des 25 000 mots/minute. Les 25 000 m/m en réalité ne font référence qu’à l’étape 5.

L’étape 5 consiste à permettre à votre inconscient d’enregistrer le détail de chaque page. Nous aurions une mémoire absolue. Tout serait enregistré, même les motifs de la tapisserie de la cuisine de votre ami d’enfance chez qui vous n’êtes allé qu’une seule fois à l’âge de huit ans et que vous n’avez même pas remarqués consciemment. Quelquefois en explorant les zones du cerveau, les expérimentateurs activeraient des mémoires oubliées. À ce moment, les patients seraient en mesure de décrire avec une précision de détails et l’impression de les revivre des évènements survenus des décennies auparavant. Et notre intuition aurait accès à cette mémoire absolue.

Après avoir photographié un livre de cette façon, votre inconscient ou votre intuition serait en mesure de vous guider, en principe, facilement vers ce que vous cherchez. C’est à cela que sert le photoreading, repérer facilement des informations contenues dans un livre.

Est-ce que ça marche ?
Je l’ai fait avec un livre. Et, honnêtement, j’ai réussi à trouver de façon immédiate l’information que je cherchais. Résultat fantastique ou coïncidence ? Supposons qu’il s’agit d’une preuve que la méthode fonctionne. Le problème, c’est que c’est utile seulement pour les livres de référence et les manuels. Et c'est bien précisé dans la méthode. J’ai donc décidé d’essayer avec un dictionnaire. Je n’ai pas terminé. Pourquoi ? Même à une seconde la page, tourner les pages d’un dictionnaire cela prend près d’une heure et c’est extrêmement fastidieux. Alors en cours de route, on finit par se dire : « quand j’aurai besoin d’une définition, je la chercherai ! » Pour un manuel, c’est la même chose : je me servirai de l’index ou de la table des matières.

L'ultime secret
Puis, vous n’avez pas besoin d’acheter cette méthode et de vous entraîner des heures pour être capable de le faire. Prenez un livre, un gros livre, pas un roman, un livre de développement personnel que vous avez lu récemment ou il y a plusieurs années. Pensez à un sujet ou une information que vous aimeriez revoir, ou simplement dites-vous, j’aimerais retrouver une information utile, essentielle, intéressante ou importante. Puis ouvrez le livre au hasard…

Vous serez étonné.

L'ultime ultime secret
Mon ami Pierre Pilon, qui a suivi mon séminaire de lecture rapide et qui applique consciencieusement les principes de la lecture dynamique, me disait que souvent, lorsqu’il reçoit un nouveau manuel pour un logiciel, il commence par le feuilleter, si c’est un logiciel qu’il connaît dans une version antérieure, il cherche les passages nouveaux. Puis, lorsqu’il a besoin d’une information dans le manuel, grâce à ce simple survol préalable, il trouve, en général, rapidement l’information qu’il cherche.

En résumé: Technique de lecture ou technique de repérage ?
Comme technique de repérage, c'est fastidieux et peu utile. Comme technique de lecture, c'est une utopie : au mieux, c'est de la lecture sélective enrobée de considérations ésotériques à la Star War.

Que la force de la photolecture soit avec toi...
Voilà, vous savez tout sur la photolecture. Vous pourrez, dorénavant, dire à vos amis que vous êtes détenteur de supermega pouvoir ! Non, ce n’est pas nécessaire de leur dire que je suis votre gourou...
Yoda-Gandhi

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