Séminaires de Lecture Rapide - Daniel Gagnon

Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueDaniel Gagnon M.A. orthopédagogue

Aller plus loin en lisant plus vite!

Lisez et comprenez plus vite, soyez plus concentré et plus efficace, gagnez du temps !

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la lecture rapide en 5 questions.

Je suis cité par le journal français « 20 minutes » dans un article portant sur le... « speed reading »!

L'entrevue s'est déroulée par écrit. La journaliste, Madame Clara Carlesimo, m'a envoyé ses questions par courriel. Voici l'entrevue intégrale, plus quelques ajouts mineurs.

1- Comment est-ce possible d’apprendre à lire plus vite ?

C’est assez simple. Oubliez les consignes complexes selon lesquelles il faudrait éliminer la sous-vocalisation ou utiliser sa vision périphérique ou élargir son empan de l’œil, car en fait, c’est impossible. Il s’agit simplement de s’habituer à dire les mots plus rapidement.

Il est difficile de se mettre à parler très vite, puisque notre appareil phonatoire nous limite, et au-delà d’une certaine vitesse on doit marmonner devenant alors inaudible. Mais lorsqu’on lit silencieusement, on n’a pas ces limites.

En fait, il est normal de lire silencieusement deux à trois fois plus rapidement que la vitesse de la parole. Comme la vitesse de la parole se situe entre 150 et 200 mots à la minute, il est donc possible de lire de 300 à 600 mots/minute. Or le lecteur moyen lit à peine plus rapidement que la vitesse de la parole, soit entre 200 et 250 mots/minute.

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Fran Capo est reconnue comme la femme parlant le plus vite au monde, plus de 600 m/m. Le débit moyen d'une conversation est de 170 m/m.

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2- Sommes-nous tous égaux face à la vitesse de lecture ?

Non ! Nous n’avons pas tous les mêmes prédispositions.

J’ai suivi un cours similaire à celui que je donne il y a presque 20 ans ; j’avais terminé la journée à 600 m/m avec 80 % de rétention. Par la suite, je me suis entraîné des heures et des heures pendant plus d’une décennie afin de dépasser ce plateau. J’ai suivi les cours de mes compétiteurs. J’ai suivi les cours qui promettent des vitesses ahurissantes de 2000,10 000 et même 25 000 m/m. J’ai fait consciencieusement tous les exercices ésotériques qu’on y recommandait.
• Lire en faisant « hummm » ou avec un crayon dans la bouche pour éliminer la sous-vocalisation.
• Lire en transe hypnotique ou en état de méditation pour synchroniser mes hémisphères cérébraux.
• Fermer un œil pour voir la page dans son ensemble, car selon certains on devrait regarder la page comme on regarde un arbre, dans son ensemble sans le scruter feuille par feuille.
• Feuilleter un livre au rythme d’une page à la seconde, en me concentrant sur la marge entre les deux pages au point de la voir double de façon à ce que mon subconscient enregistre l’information pour ensuite réactiver cette information en me fiant à mon intuition.
Pour au bout du compte, ne jamais y parvenir.

Mon ami Pierre Pilon a participé à mon séminaire d’une journée et après 7 heures, il lisait plus vite que moi, soit 650 m/m avec 90 % de rétention... CHOQUANT !!! Mais c’est la vie ! Nous n’avons pas tous les mêmes prédispositions. Près de 4% de mes participants terminent le cours avec une vitesse nette supérieure à la mienne. Onze participants seulement ont réussi à dépasser les 800 m/m avec 80 % de rétention d’un texte ludique simple.

J’ai même déjà rencontré une petite fille de 13 ans, Alice, qui, sans jamais avoir suivi de cours ni utiliser une technique quelconque, lisait plus vite que moi. Je lui ai fait passer un test que les enfants de son âge lisent en moyenne à 160 m/m avec 60 % de rétention. Elle l’a lu à 590 m/m avec 90 % de rétention. Je lui ai enseigné ma méthode et lui ait fait passer 20 tests, elle les a lus entre 700 et 1100 m/m, toujours avec une rétention de 80 %.

Désolé, la vie est injuste. Mais après des décennies de tentatives désespérées, je me suis fait à l'idée. J'aurais bien aimé vous faire de belles promesses, mais si vous êtes un habitué de ce blogue, vous avez certainement remarqué que je ne suis pas du genre à dorer la pilule.

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Pierre Pilon est un spécialiste des « outils pour penser », il donne une formation sur les cartes d'idées (Mind Mapping). Il est aussi un grand ami, nous avons conçu un cours sur les mnémotechniques ensemble.

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3- Comment fonctionne la lecture ?

Vaste question. Disons que nous apprenons à associer des sons à des signes écrits formant des lettres, des syllabes puis de mots et à leur associer un sens. Lire consiste à dégager le sens d’un ensemble de signes.

Le lecteur doit avoir des connaissances phonétiques, soit savoir que les mots sont composés de sons. Il doit avoir mémorisé la forme des lettres, des syllabes et des mots, il s'agit de la mémoire lexicale. Il doit connaître le sens des mots, c'est la mémoire sémantique. En plus de ces compétences, le lecteur doit avoir des connaissances, puisque la compréhension, qui consiste à dégager le sens, demande de faire des connexions avec notre bagage de savoir.


4- Comment apprendre à lire plus rapidement ?

En suivant mon séminaire 😉

Blague à part :

A— En utilisant un pointeur

Il s’agit, dans un premier temps, de prendre l’habitude de lire avec un pointeur, soit un doigt ou un stylo (ou tout objet similaire). Je recommande d'utiliser un stylo, c'est plus confortable, mais si vous préférez le doigt, c'est très bien.

Cette simple technique aidera tout le monde à être plus concentré. Mais plus particulièrement les enfants et ceux qui ont des problèmes de concentration, parce qu’ils verront une plus grande différence. Toutefois, j'insiste, tout le monde verra une différence significative. C'est par contre le plus grand défi de l'apprentissage de la lecture rapide : prendre l'habitude de toujours lire avec un pointeur. Car changer ses habitudes, ça ne se fait pas en claquant des doigts! Je m'apprête à publier des extraits de mon livre « La lecture rapide adaptée aux enfants » qui consacre 30 pages à la question.

Le pointeur doit être déplacé le long de la ligne, de gauche à droite et d’un mot à l’autre de façon continue sans saccades. Il ne s’agit pas de pointer le début de la ligne, ni de descendre le pointeur de haut en bas, en diagonale ou au centre de la page, ni non plus d’utiliser une règle. Il faut déplacer le pointeur de ligne en ligne d’un bout à l’autre d’un mouvement continu.

Nous utilisons tous spontanément notre doigt lorsque nous cherchons un mot ou un nombre dans une liste. Pourquoi ? Parce que cela facilite le travail de l’œil qui est ainsi plus concentré au lieu de s’égarer sur la page. Si cela favorise la concentration, pourquoi ne pas toujours l’utiliser ? Le pointeur permet par la suite de maintenir un rythme de lecture plus rapide si on s’entraîne.

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Le pointeur est au lecteur, ce que la mire est au tireur : un outil permettant à l’œil de focaliser sur sa tâche. Il permet à son utilisateur d’atteindre son objectif : pour le tireur, sa cible; pour le lecteur, le sens.


B— En s’entraînant

Il s’agit simplement de prendre un livre très facile, comme un roman pour jeunes adolescents, et de le parcourir à très grande vitesse sans se soucier de la compréhension.

Par exemple, lisez normalement le premier chapitre en vous chronométrant. Supposons que cela vous a pris cinq minutes. Reprenez le livre au début, mais cette fois-ci donnez-vous l’objectif d’atteindre la fin du deuxième chapitre toujours en cinq minutes, donc deux fois plus vite. Pour y parvenir, vous devrez négliger votre compréhension et vous forcer à lire plus vite. Pour le premier chapitre que vous avez déjà lu, cela ira relativement bien ; ce sera toutefois plus difficile pour le deuxième. Votre défi sera de continuer à la même vitesse sans chercher à comprendre. Puis lisez le 3e chapitre normalement. Vous remarquerez alors que vous êtes sensiblement plus rapide.


Élève de 13 ans utilisant le pavé tactile de son portable pour s'entraîner à la lecture rapide avec l'application liremieux.ca. Elle s'entraîne à 1000 m/m en suivant le rythme d'un métronome qu'on n'entend pas parce qu'elle a des écouteurs, mais on peut voir en parallèle du texte deux lignes qui clignotent en alternance au rythme du métronome.

En vous entraînant régulièrement à parcourir des textes très faciles à une vitesse supérieure à votre vitesse habituelle, vous développerez la capacité de lire plus rapidement. Bien entendu, il vous faudra prendre l’habitude de toujours lire avec un pointeur, sinon vous perdez votre temps à faire ces exercices.

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5- Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait augmenter sa vitesse de lecture ?

En plus de lire avec un pointeur et de faire des exercices de vitesse, qui sont deux innovations dans l’apprentissage et la pratique de la lecture, voici des conseils plus traditionnels.

A— Survoler
Toujours survoler un texte avant de le lire. Le survol vous familiarise avec le texte et favorise par la suite une lecture plus rapide et mieux comprise.

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Le survol fera de vous un Superlecteur.

« Le survol n'est pas une simple lecture accélérée, mais plutôt une compétence particulière. Quand on fait allusion à la lecture rapide, de l'ordre de 2000 mots/minute, on ne parle pas de lecture intégrale mais de survol. » Jocelyne Giasson


B— Éviter les régressions

Il y en a trois types :

• Les rêveries

• Les régressions par insécurité

• Les régressions pour assurer notre compréhension lorsqu’on étudie

Comment évitez les régressions ?


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