Séminaires de Lecture Rapide - Daniel Gagnon

Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueDaniel Gagnon M.A. orthopédagogue

Aller plus loin en lisant plus vite!

Lisez et comprenez plus vite, soyez plus concentré et plus efficace, gagnez du temps !

Texte en chantier


Enfin, un cours de lecture rapide crédible

qui vous apprendra vraiment à lire plus

vite et mieux, sans fausse science ni

exercices futiles sur la sous-vocalisation

ou l’empan de l’œil. Vous gagnerez du

temps et lirez davantage avec un plus

grand plaisir de lire, sinon je vous

rembourserai.

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Apprenez à lire vite


Devenez un bien meilleur lecteur.
Découvrez un plus grand plaisir de lire.
Développez vos habiletés de lecture (concentration, vitesse, compréhension, mémorisation, discerner l’essentiel).
En une seule journée.
Avec l’assurance de réussir.

Je suis orthopédagogue, spécialiste de la lecture rapide qui se démarque par son approche rigoureuse. Mon séminaire a fait ses preuves auprès de milliers de personnes, jeunes et vieux, du monde entier, et il est garanti.

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Qu’est-ce qui caractérise les bons lecteurs ?



Avez-vous remarqué que vos parents, amis ou collègues qui sont passionnés de lecture ont ces comportements en commun ?

  • Ils dévorent bouquin après bouquin, ils peuvent terminer un livre en une soirée.

  • Ils ne lisent pas en diagonale, ils lisent tout du premier au dernier mot.

  • Ils sont absorbés par les histoires qu’ils lisent et sont totalement indifférents à ce qui se passe autour d’eux.

  • Ils tournent les pages sans jamais revenir sur la page ou le dernier paragraphe lu.

  • Ils comprennent et se souviennent de tout ; ils peuvent vous raconter en détail et vous expliquer les points obscurs d’un livre lu il y a des années.

Quel est leur secret ?

Ils vous diront qu’ils n’en ont pas, mais en réalité, même s’ils ne peuvent pas l’expliquer, ils en ont un...

Le secret des gens qui lisent vite, c'est simplement d'avoir acquis de bonnes stratégies de lecture.

Vous aussi, à l’aide de stratégies à la portée de tous et d’un entrainement approprié, vous pouvez lire de 50 à 150 % plus rapidement.

Acceptez-vous de relever le défi de développer votre plein potentiel en lecture afin d’atteindre vos objectifs de carrière ?

Cela vous prendra une seule petite journée, et un peu de persévérance par la suite.

Pour vous aider à persévérer, vous bénéficierez d'un suivi personnalisé dans les semaines suivant le séminaire aussi longtemps que vous le souhaiterez pour être parfaitement à l’aise avec la méthode.

Quel que soit votre âge, vous pouvez acquérir les compétences des meilleurs lecteurs en peu de temps.

Ce serait une erreur de croire que ces capacités sont inaccessibles. Vous avez votre destin en main et vous pouvez aussi devenir un lecteur qui lit passionnément livre après livre.

Cela demande juste un peu de pratique à l’aide d’exercices amusants qui vous pousseront à vous surpasser. Il faut seulement accepter de vous débarrasser de vos mauvaises habitudes de lecture, car APPRENDRE C’EST CROÎTRE, MAIS C’EST AUSSI CHANGER.



Lire lentement c'est embarrassant...



Avez-vous l’impression de perdre votre temps quand vous lisez parce que :

  • Vous lisez moins vite que votre conjoint ?

  • Vous vous relisez souvent ?

  • Vous avez la tête ailleurs, vous êtes facilement dans la lune ?

  • Vous avez de la difficulté à parler de ce que vous avez lu et vous n’êtes pas sûr d’avoir compris ?

  • Vous n’avez aucun souvenir d’un livre lu, alors que votre belle-sœur peut en parler abondamment ?


Comme professionnel ou étudiant :

  • Avez-vous déjà eu peur d’échouer à un concours pour une promotion ou à un examen important parce que vous ne lisez pas assez vite ?

  • Êtes-vous frustré de ne pas arriver à faire les lectures suggérées ou imposées ?

  • Manquez-vous de temps pour lire tous ces livres qui pourraient être importants pour votre carrière ou votre développement personnel ?



Comment en une journée lire beaucoup plus vite ?



En utilisant une technique de base simple, lire avec un pointeur, et en exerçant votre vitesse.

Je vous guiderai pas à pas. Grâce à mon approche accessible, non seulement vous deviendrez plus rapide, mais vous serez également un lecteur transformé, car vous saurez:


  • comment être plus concentré,

  • comment mieux comprendre,

  • comment mieux mémoriser à court et à long terme,

  • comment aller à l’essentiel.



« Non ! Je ne regrette rien... »

Imaginez : dans 20, 30, 50 ans, vous aurez lu deux fois plus.


J’ai rencontré beaucoup de personnes qui m’ont affirmé qu’avoir suivi un cours de lecture rapide a été le meilleur investissement de leur vie.

«C’est professionnellement le meilleur investissement que j’ai fait ces dernières années. Je consacre plusieurs heures par jour à la lecture et j’ai vu mon efficacité doubler. La rentabilité est évidente…»

Jocelyn Pinet, auteur, expert-conseil international, Pinetcom.com

Même si vous êtes plus âgés. Vous connaissez l’adage : il n’est jamais trop tard pour bien faire. Pensez à cette vieille dame qui à plus de 70 ans a passé son brevet de pilote et a appris à sauter en parachute.

Les infirmiers spécialisés dans l’accompagnement des personnes en fin de vie vous le diront, les plus grands regrets de leurs patients, ce ne sont pas les fautes qu’ils ont commises : ce sont les projets qu’ils n’ont pas osé entreprendre.


Comme lecteur rapide :



1. Vous aurez plus de plaisir à lire.

Il y a même une étude(1) qui a observé que lire plus vite permet de se sentir :

  • plus heureux,
  • plus énergique,
  • plus créatif
  • et plus puissant…

2. Vous serez plus motivé à lire.

Parce que justement vos lectures vous procureront un plus grand plaisir de lire, vous lirez :

  • plus souvent,
  • plus longtemps,
  • des livres plus longs
  • et plus difficiles.

3. Vous aurez une meilleure CONCENTRATION

Le plus important gain que vous retirerez de mon approche de lecture rapide, c’est une concentration maximum. Les anciens participants que je revois plusieurs mois, parfois plusieurs années, après le cours me disent souvent que la lecture rapide leur permet de bénéficier d’une concentration très supérieure. Vous saurez :

  • comment vous préparer pour lire un texte difficile afin d’avoir une meilleure motivation, une concentration optimum et une compréhension adéquate ;
  • comment lire en étant instantanément dans « LA ZONE » ;
  • comment éviter d’être dans la lune, d’avoir la tête ailleurs.

4. Vous comprendrez mieux.

La compréhension dépend de deux choses :

  • Premièrement: des connaissances que vous avez accumulées jusqu’à maintenant.
  • Deuxièmement: de votre capacité à mémoriser.

À l’impossible nul n’est tenu : si vous ne connaissez pas le chinois et qu’un texte est truffé d’idiomes chinois, vous ne comprendrez pas. La lecture rapide ne vous enseignera pas le chinois.

Une des questions qui m’est le plus souvent posée : est-ce que la lecture rapide s’applique à l’anglais ? Bien sûr, si vous parlez anglais. La lecture rapide s’adapte à toutes les langues, mais elle ne vous enseignera aucune des milliers de langues parlées de la planète.

Il en va de même pour les concepts scientifiques. Si vous lisez un livre sur l’astronomie et que c’est le 10e livre que vous lisez sur le sujet : on s’entend pour dire que votre compréhension va être bien meilleure que la première fois que vous avez lu un livre sur l’astronomie. Les connaissances accumulées lors de vos premières lectures vont faciliter votre compréhension. Les stratégies globales de lecture rapide vous permettront d’apprendre l’astronomie plus rapidement, mais elles ne vous en donneront pas la science infuse.

Par contre : vous mémoriserez mieux. Et comme compréhension et mémorisation sont intimement liées, vous comprendrez mieux.



Comment mieux retenir l’information lue ?


En lecture :

1. Comprendre, c’est dégager le sens.
2. Retenir, c’est se souvenir de ce qu’on a lu.

On peut retenir une blague même si on ne l’a pas comprise, mais c’est difficile. C’est déjà difficile de retenir une blague qu’on a comprise, encore plus si on ne l’a pas comprise.

À l’opposé : combien de fois vous est-il arrivé de ne pas comprendre une blague parce que vous aviez manqué le début ?

C’est la même chose pour un texte : si vous lisez distraitement, vous arriverez à la fin en ayant retenu peu d’information, votre compréhension en sera affectée.

« Les lecteurs lents sont facilement distraits et leur compréhension en souffre.»


Nous pensons vite. Cela va très vite dans notre cerveau. Vous avez certainement déjà vécu le genre d’incident où, soudainement, tout se met à accélérer dans votre tête. Je me souviens d’une fois où je suis tombé en pleine rue devant des dizaines de personnes.

J’étais à une intersection très achalandée. En m’engageant dans la rue, j'ai trébuché sur… je ne sais quoi, le bord du trottoir peut-être.

Tout ce qui s’est passé dans ma tête, la fraction de seconde qu’a duré ma chute, m’étonne encore :

« Ah non, tous ces gens qui me regardent, quel embarras ! Et là, si j’amortis ma chute avec mes mains, sur l’asphalte, je vais m'égratigner les paumes qui vont être noires de bitume. Les genoux de mes pantalons vont y passer aussi. Merde ! Je vais plutôt faire une roulade comme on m’a appris au judo. Je vais salir ma veste en daim que j’aime bien, mais bon, elle est si vieille. Évite de résister, laisse-toi rouler, çà va éviter les déchirures. »

Et je me suis laissé tomber, jusqu’à ce que je sois étendu au sol de tout mon long, les bras en croix. J’y suis même resté immobile une grosse seconde. Tant qu’à me donner en spectacle… j’ai mis de la moutarde.

Quand je me suis relevé, le feu était passé au vert et les conducteurs au volant des voitures attendaient patiemment que je dégage. Les piétons de l’autre côté de la rue me regardaient, interloqués. J’ai jeté un coup d’œil à mes mains, mes manches, mes genoux: pas de dégâts. Un peu gêné, mais quand même satisfait de ma bonne réaction, j’ai repris ma route en fendant la foule agglutinée sur l’autre trottoir. J’avais l’étonnante impression que le temps venait de se dérouler au ralenti, comme dans les films…

La morale de cette histoire, c’est que la vitesse de notre pensée est beaucoup plus rapide que la vitesse à laquelle on parle. Si nous lisons trop lentement, notre cerveau s’ennuie et cherche à s’occuper, il se met alors à penser à autre chose.

I-ma-gi-nez que je vous par-le en pre-nant le temps d’ar-ti-cu-ler très dis-tin-gue-ment cha-que syl-la-be de cha-que mot. Cela deviendrait vite ennuyant et m’écouter vous épuiserait. Eh bien, c’est la même chose qui se produit pour votre cerveau si vous lisez trop lentement.

Le lecteur rapide, parce qu’il est très concentré et très absorbé par sa lecture, n’a pas ce problème.

Il est aussi un lecteur plus dynamique, car il a appris à remarquer, à prêter attention à ce qu’il lit.



La première chose à faire lorsqu’on veut mémoriser


Je donne aussi un atelier sur la mémoire. J’y explique qu’il est impossible de tout retenir et qu’il faut faire des choix. Une fois la décision prise de mémoriser une information, la première chose à faire, c’est d’être attentif.

Lors de mon séminaire de lecture rapide vous apprendrez que le bon lecteur n’est pas passif, il est au contraire très en interaction avec le texte ; il lit avec l’intention de retenir l’information, tout en lisant vite. Et la meilleure façon de développer cette compétence, c’est de faire des tests : de répondre immédiatement à des questions après avoir lu un texte.

Si vous lisez en sachant que l’on va vous poser des questions, vous allez devenir plus attentif. En lisant, vous allez prêter attention à ce qui peut être l’objet d’une question, vous allez remarquer davantage. Et à force de vivre cette mise en situation, vous allez intégrer, sans y penser, cette nouvelle attitude. Au final, vous serez un lecteur avec une meilleure compréhension. Si pour vous la rétention est un problème, vous devrez peut-être vous entraîner un peu plus, pour ceux qui en ressentent le besoin j'envoie jusqu'à une vingtaine de tests après le séminaire et je continue à vous suivre, par courriel ou en téléconférence si vous le souhaitez.


Je n’ai pas toujours été un lecteur rapide


J’ai consacré quatre décennies à essayer de devenir un lecteur rapide. J’ai dépensé beaucoup d’argent pour ce faire. Et surtout : j’ai perdu énormément de temps avec des approches dont la science a démontré qu’elles étaient sans valeur. Avant de trouver, enfin, une approche simple qui m’a permis de passer de 370 m/m à 500 m/m.



Les années 60


Jacques Bergier

J’étais adolescent la première fois que j’ai entendu parler de la lecture rapide. Mon père était abonné à la revue française Planète qui se consacrait au réalisme fantastique, soit aux faits extraordinaires supposément vrais.

Un des rédacteurs de la revue, Jacques Bergier, était présenté comme ayant le pouvoir surhumain de lire un livre en quelques minutes et de pouvoir le réciter quasi mot à mot. J’ai immédiatement rêvé d’avoir ce superpouvoir et d’être celui qui a tout lu et se souvient de tout.

J’ai travaillé très fort à essayer de devenir comme Jacques Bergier et lire à plus de 1000 m/m. La réalité, c’est que les gens avec des superpouvoirs sont très rares. Il faut savoir que Jacques Bergier, même s’il était indéniablement un lecteur doué, aimait exploiter la crédulité des gens : dans son autobiographie « Je ne suis pas une légende », il se montre très fier de ses nombreux… canulars !



Les années 70


Richaudeau

J’ai d’abord essayé d’apprendre la lecture rapide par les livres. La bibliothèque de mon quartier possédait le livre « Lecture rapide » de François Richaudeau, la version de poche de la collection « Marabout » avec une couverture blanche et noire.

Comme bien des gens qui m’ont témoigné de leur expérience avec ce livre, j’ai trouvé les tests extrêmement difficiles et les exercices confondants. Encore aujourd’hui, bien que j’ai lu et relu ce livre plusieurs fois (j’en possède trois éditions différentes), je me demande s’il y a quelqu’un qui est déjà devenu un lecteur rapide en faisant les exercices de ce livre. Exercices consistant principalement à parcourir en une seule fixation une colonne de mots de plus en plus larges .

Evelyn Wood

Par la suite, j’ai pu suivre le cours d’Evelyn Wood. Cette Américaine a forgé dans les années 50 l’expression « speed reading » et connu une grande renommée dans les années 60 quand le correspondant du Time à la Maison-Blanche, Hugh Sidey, a parlé d’elle. Le journaliste avait su que John F. Kennedy avait suivi son cours. Sidey a questionné Kennedy sur ses performances et celui-ci a affirmé lire à 1200 m/m. Une légende était née et la fortune de Mme Wood assurée. En 1966, elle a vendu sa compagnie à une multinationale pour laquelle elle a continué de travailler jusqu’en 1976. Elle est décédée en 1995.

En 1975, j’ai vu l’annonce d’un des franchisés de cette multinationale et je me suis inscrit. L’inscription coûtait à l’époque 170 $ (en dollar de 2020, c’est près de 800 $, soit ~550 €). Le cours s’étalait sur huit semaines : des séances de trois heures, le samedi matin, dans un local loué au centre-ville à une heure d’autobus de chez moi.

On y apprenait surtout à survoler un livre et à le parcourir à très grande vitesse. Je me souviens d’un exercice où l’on recevait un livre - le mien portait sur les fourmis - sur lequel on devait répondre à 10 questions avant même de l’avoir lu ; puis, on parcourait le livre à plus de 1000 m/m en faisant de grands S dans les pages ; on terminait l’exercice en répondant de nouveau aux mêmes questions.

Mon score au test AVANT de « lire » le livre a été supérieur au résultat que j’ai obtenu après l’avoir parcouru. Ce qui avait fait rire l’instructeur : « Bien voilà ! Tu n’as plus besoin de lire : tu en sais déjà plus que tes lectures ne t’en apprennent », m’avait-il taquiné. Compte tenu de ce que j’avais investi en temps et en argent dans ce cours, je ne l’avais pas trouvé drôle.

J’y ai appris l’importance de survoler un livre avant de le lire pour mieux comprendre, mais pas à lire plus vite.



Les années 80


Les assistants visuels à la lecture rapide (Rapid Serial Visual Presentation)

Dans les années 80, je me suis acheté un PC et le premier logiciel que je me suis procuré s’intitulait « Speed Reading ». Il était contenu sur une disquette 5¼ (floppy disk). C’était une application de défilement de mots qu’on appelle aussi tachistoscope.

Il est facile maintenant de trouver sur Internet différentes versions gratuites de ce type de logiciels. Spritz, notamment, a connu une importante couverture médiatique lors de son lancement, il était censé changer notre façon de lire.

Ces logiciels sont présentés comme des assistants visuels à la lecture. Certains vous offrent de déterminer au départ le nombre de mots que vous voulez voir défiler, habituellement de 1 à 10, parfois davantage sur deux ou plusieurs lignes. Puis vous choisissez la vitesse de défilement qui peut aller de 200 à 2000 m/m.

Je me suis beaucoup entraîné avec « Speed reading ». Immédiatement après les exercices, je lisais plus rapidement. Mais cela ne durait pas. Après quelques minutes, je revenais à mon ancienne vitesse. Ce genre d’exercices ne peut pas nuire, mais ce n’est pas très performant: il y a beaucoup mieux. Mais surtout, ce n’est pas un outil de lecture, comme certains promoteurs le prétendent, pour la simple et bonne raison que le bon lecteur varie constamment sa vitesse de lecture et ces logiciels de défilement de mots ne le permettent pas.

« Speed Reading » contenait aussi un jeu qui avait pour but d’entraîner le lecteur à utiliser sa vision périphérique et à élargir son empan visuel. L’empan visuel, c’est le nombre de mots ou de caractères que vos yeux peuvent fixer sans flou, habituellement deux, trois maximum. Essayez voir :

un deux trois quatre

avion train auto vélo

nom carte choix folie

une jolie petite fille


Le jeu faisait apparaître et disparaître très rapidement des mots. Il offrait le choix de présenter deux, trois, ou quatre mots à la fois. Il y avait 15 niveaux de vitesse qui s’ajustaient automatiquement à notre performance. Si je parvenais à écrire sans faute les mots montrés, les mots suivants étaient présentés plus vite ; sinon, ils étaient présentés à la vitesse précédente. Les mots étaient en anglais et je n’en connaissais pas le sens.

Je suis devenu excellent à ce jeu, mais je n’ai jamais réussi à élargir mon empan visuel. Malgré des heures et des heures d’entrainement, je n’ai vu aucun changement de ce côté. Pour arriver à atteindre le 15e niveau de vitesse avec 4 mots, il fallait que j’anticipe leur apparition et que je me prépare à les balayer des yeux. En fixant mon regard, je n’y arrivais pas. Cela confirme ce qu’affirment les chercheurs qui se sont penchés sur les prétentions des promoteurs de ces applications : il est impossible d’élargir son empan visuel et d’utiliser sa vision périphérique pour lire.


MASTER

Au cours de ces années, j’ai obtenu une maîtrise (Master) en psychopédagogie qui portait notamment sur l’apprentissage précoce de la lecture.

Dans le cadre de ma recherche, je me suis rendu à Philadelphie pour rencontrer Glenn Doman. Physiothérapeute spécialisé dans le traitement des enfants atteints de lésions cérébrales. Les méthodes de Doman sont controversées : il croit que l’on peut rééduquer un enfant lésé cérébral en le stimulant 15 heures par jour. Ce sont les parents qui doivent le stimuler. Des aides peuvent être engagés, mais pour les assister dans les tâches connexes, pas pour appliquer le traitement.

Entre autres méthodes controversées, il enseigne à lire aux enfants… dès la naissance ! J’ai bien écrit : « naissance » ! C’est ce qui m’a amené là-bas.

J’ai passé cinq semaines à son centre à y faire du bénévolat. L’organisation était plus proche d’une secte que d’un organisme de recherche rigoureux, mais j’y ai vu des enfants handicapés connaître des progrès fulgurants à la grande satisfaction des parents, qui souvent n’avaient aucune alternative.

Je me suis également rendu à l’Université de Pittsburgh et au musée pour enfants de Washington afin de rencontrer le professeur de psychologie sociale Omar Moore. Celui-ci a inventé en 1962 une « machine à écrire parlante » permettant aux enfants de deux à cinq ans d’apprendre à lire et à écrire. Au départ les enfants jouent simplement avec le clavier afin de découvrir l’alphabet, puis ils sont amenés de façon ludique à écrire des comptines de plus en plus complexes.

Je souhaitais acquérir une de ces machines qui avait coûté 35 000 $ à concevoir, soit 300 000 $ en argent d’aujourd’hui. M. Moore m’avait dit que ce serait possible de me procurer le prototype d’un nouveau modèle beaucoup moins cher, autour de 2000 $, et qu’il devait être disponible incessamment. C’était d’ailleurs pour travailler avec ce prototype sous sa supervision que je me suis rendu à Washington.

Pour je ne sais quelle raison, ce nouveau modèle n’a jamais vu le jour et les travaux du professeur Moore n’ont jamais eu de suite… Il est décédé en 2006 et une des seules machines à écrire parlantes à avoir été produite est exposée au Doane College au Nebraska.


Les années 90


Spécialiste des stratégies pour apprendre

Dans les années 90, je suis devenu orthopédagogue.

Comme orthopédagogue, j’aidais les enfants avec des problèmes d’apprentissage, principalement en lecture. J’ai toujours été fasciné par les stratégies d’apprentissage, le fameux : comment « apprendre à apprendre ».

Cette fascination m’a amené à m’intéresser aux trucs de mémorisation (les mnémoniques ou mnémotechniques), je vous ai déjà mentionné que je donne un cours sur ces stratégies d’apprentissage, « L’atelier Mémoire Plus ».


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Le diplôme en adaptation scolaire permet de pratiquer comme orthopédagogue.



Enfin, une approche qui fonctionne

En 1996, j’ai suivi le cours de lecture rapide de Monsieur Steve Harris qui est devenu ensuite mon mentor. J’ai vu des résultats réels et mesurés. J’ai appris une technique reposant sur le gros bon sens, sans théories n’ayant ni queue ni tête, que du concret. J’ai tellement aimé que j’ai acheté la compagnie… ou presque.

Steve Harris a repris le cours de son père qui lui avait acheté une franchise Evelyn Wood. Sauf que le format d’un cours de 24 heures en huit semaines ne lui paraissait pas pratique, il a ramené le tout à une formation de six heures en une journée.

Il trouvait aussi que la promesse de 1000 m/m de la méthode Evelyn Wood était décevante, car peu de personnes obtenaient ce résultat. Comme la majorité des participants arrive à progresser de 50 à 150 %, c’est la promesse qu’il fait.

Lors du cours avec M. Harris, nous avons dîné ensemble. Voyant mon intérêt pour la lecture rapide et mes connaissances dans l’enseignement de la lecture, M. Harris, qui vit près d’Ottawa, m’a offert d’organiser pour lui des formations à Québec. J’ai dit oui. Ce fut un grand succès, je lui ai obtenu plusieurs contrats.

À tel point que M. Harris, qui avait de jeunes enfants et ne pouvait se permettre de faire ce voyage aussi souvent, m’a offert de donner le cours à sa place. J’ai dit oui. Depuis :

  • j’ai formé des milliers de personnes, sur trois continents (au Mexique, en France, au Sénégal, au Mali, au Congo Brazzaville et bien sûr au Canada) ;
  • j’ai développé la cyberformation LIREMIEUX.CA qui me vaut des témoignages extraordinaires ;
  • j'ai écrit un livre sur la lecture rapide adaptée aux enfants qui s’adresse aux parents et aux enseignants du primaire (VOUS POUVEZ Y ACCÉDER GRATUITEMENT).
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Je suis heureux à travailler dans un domaine qui me passionne, l’enseignement des habiletés avancées en lecture, qu’on appelle la lecture rapide ou efficace.


Le syndrome de l’imposteur

Toutefois, au début, je pensais que pour enseigner la lecture rapide, il fallait être capable de lire à plus de 1000 m/m. Même si j’ai réalisé, que je lisais aussi vite que M. Harris et qu’avec mes études, j’en savais plus que lui sur la lecture, je croyais que tant que je n’arriverais pas à lire à plus de 1000 m/m, il me manquerait « LA » compétence phare pour enseigner la lecture rapide.

J’ai entrepris de suivre les nombreux cours offerts aux États-Unis qui font des promesses fabuleuses. Ces cours viennent sur DVD (sur cassettes vidéo à l’époque) et demandent beaucoup de persévérance, parce qu’ils sont très fastidieux à suivre.

J’ai suivi le cours Megareading de Howard Berg, qui se vante de lire à 25 000 m/m. M. Berg est dans le livre Guiness des records de 1990. À l’époque, contrairement à ce qui est maintenant la norme, la maison Guiness n’a pas vérifié ses dires. M. Berg a été condamné en 1998 par la Federal Trade Commission pour publicité trompeuse.

J’ai suivi Reading Genius, qui promet 10 000 m/m, et qui est… un pur attrape-nigaud. Je ne peux pas croire qu’il y a près de 20 ans, j’ai payé 300 $ US pour ça ! Le monsieur se vante faussement d’avoir formé les pilotes de chasse de l’US Air Force et d’avoir formé des champions de la lecture en leur faisant lire 4 livres en même temps.

J’ai suivi Photoreading qui promet 25 000 m/m, et tant qu’à se faire arnaquer, le cours complémentaire Photoreading turbo charge. Méthode au final très complexe appuyée par un jargon pseudo-scientifique qui ne livre pas la marchandise, mais qui fait encore sa part de victime en France sous l’appellation Photolecture.

J’ai aussi suivi Speedreading 4 kids. L’auteur invite les enfants à parcourir des textes au rythme de 3000 m/m (oui, trois milles, il n’y a pas un zéro de trop). Il leur explique que lire une page c’est comme regarder un arbre: on ne regarde pas les feuilles de l’arbre une à une, on regarde l’arbre dans son ensemble; ainsi, l'on doit regarder les pages d’un livre de la même façon, globalement; avec un peu d’entrainement, l’histoire finira par se dérouler devant nous, comme un film au cinéma… On n’arrête pas le progrès !

J’ai également lu beaucoup de livres donnant des trucs pour éliminer la sous-vocalisation. Ainsi, j’ai lu en humant (en faisant hummm), un crayon entre les dents et un œil fermé. J’ai lu aussi après avoir synchronisé mes hémisphères cérébraux grâce à la technologie Hemisync.

Jusqu’à ce que je prenne connaissance des travaux de Ronald Carver, qui démontre que toutes ces prétentions sont bidon. Les personnes lisant au-delà de 600 m/m sont très rares. Depuis 20 ans, je n’ai eu qu’une douzaine de participants qui ont lu au-delà de cette vitesse avec 80 % de rétention. Il est impossible de lire avec sa vision périphérique, d’élargir l’empan de l’œil et d’éliminer la sous-vocalisation. Les résultats de Carver viennent d’être confirmés par une mégaétude (une compilation de plusieurs milliers d’études). Bref, les scientifiques confirment ce que j’ai découvert isolément.



L'aboutissement !


Après plus de quatre décennies d’étude et de recherche sur la lecture, et 20 ans d’enseignement de la lecture rapide: je vous propose de profiter de mes connaissances et de mon expérience acquises.

J'ai développé une approche simple de la lecture rapide, sans pseudo-science, qui vous permettra d'augmenter votre vitesse de lecture de 50 à 150% en une seule journée.

L’apprentissage de la lecture rapide comporte deux éléments fondamentaux :

1- La base


La base de la lecture rapide, c’est de lire avec un pointeur et de faire des exercices de sous-vocalisation rapide. Le pointeur vous permettra de développer votre concentration, et ainsi d’avoir une meilleure compréhension. Il vous permettra aussi, et surtout, de maintenir un rythme de lecture plus rapide une fois habitué à sous-vocaliser rapidement, soit dire les mots avec votre voix intérieure beaucoup plus rapidement que vous ne parlez.

2- Aller à l’essentiel


La lecture rapide est aussi un ensemble de stratégies comme la lecture dynamique, la lecture sélective et l’écrémage. Ces stratégies visent à mieux comprendre les textes difficiles et à mieux mémoriser à long terme les idées qu’ils contiennent. Pour ceux qui sont débordés de lecture, ils permettent d’aller rapidement à l’essentiel d’un texte.



Ce séminaire vous permettra en quelques heures, à un coût raisonnable, de lire de 50 % à 150 % plus vite grâce à une approche unique !

En plus de développer votre capacité à lire plus vite, vous deviendrez un lecteur :
  • plus concentré,

  • avec une meilleure rétention,

  • une meilleure compréhension,

  • et un plus grand plaisir de lire.

Pas de fla-flas



La recherche a démontré que beaucoup de prétentions des cours traditionnels de lecture rapide sont fausses ou se font au détriment de la compréhension.

Je ne vous enseignerai pas, en aucune façon :
  • à lire en diagonale,

  • à sauter des mots,

  • à élargir l'empan de l'oeil (impossible),

  • à lire avec la vision périphérique (impossible),

  • à éliminer la sous-vocalisation (impossible).
Vous apprendrez à lire tous les mots plus rapidement tout en visant la meilleure compréhension possible.


Quelle est ma promesse ?



Je ne vais pas vous promettre de miracle. Toutefois, les probabilités que vous lisiez plus vite avec une meilleure rétention sont excellentes.

Il y a seulement 4 % de mes participants qui ne progressent pas ; à l’opposé 4 % terminent le cours en lisant plus vite que moi.

Le débit moyen d’une conversation tourne autour de 170 m/m. Il est difficile de parler et d’être compris au-delà de 250 m/m.

Les bons lecteurs lisent les textes faciles à plus de 300 m/m avec une rétention de 80 %. Au-delà de 400 m/m, toujours avec une rétention de 80 %, on parle de LECTEUR RAPIDE.




Progrès moyens des participants à mon séminaire


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Au prétest, les participants lisent silencieusement un peu plus vite qu’ils ne parlent, soit en moyenne entre 200 et 250 m/m.

La rétention moyenne est de 75 %.

À peu près 10 % lisent à plus de 300 m/m (avec une rétention d'au moins 80 %) ce qui les situe dans la catégorie des très bons lecteurs.

Et seulement 1 % sont des lecteurs rapides, c'est-à-dire qu'ils lisent à plus de 400 m/m (avec une rétention d'au moins 80 %).

Au post-test, le progrès moyen est de 76 %.

La rétention a progressé de 5%, pour une moyenne de 80 %.

C'est maintenant la très grande majorité de mes participants, soit 80 % d'entre eux, qui sont des très bons lecteurs et ont la capacité de lire à plus de 300 m/m (avec une rétention d'au moins 80 %).

Encore plus spectaculaire, ils sont désormais 30 fois plus nombreux, soit 30 % d'entre eux, à détenir le «SUPERPOUVOIR» de lire à plus de 400 m/m (avec une rétention d'au moins 80 %) et à être membres du «Club» très sélect des lecteurs rapides.

Honnêtement, pensez-y : consacrer quelques heures de votre vie à améliorer vos compétences en lecture ne peut que vous être bénéfique.
  TÉMOIGNAGES
www.lecturerapide.infoFT.png Merci encore une fois pour tout Daniel.
Ç'a été un excellent séminaire et une merveilleuse journée ! En plus, tu nous offres un super-suivi durant un mois ! Wow ! Que demander de plus ! J’avais définitivement un problème de concentration, il m’arrivait souvent d’arriver au bas d’une page et de devoir relire la page, car je l’avais « lu » sans vraiment la lire… Alors clairement, je suis infiniment plus concentré maintenant ! Définitivement ma vie a changé avec tous les trucs que tu nous as donnés ! Merci, merci ! Qui dirait non à lire 2 fois plus vite ??? Le seul regret que j’ai… Ne pas m’être inscrit au séminaire avant !!! Au plaisir de se revoir !
François Tétreault
Directeur Technique Level Design - Ubisoft Montréal
1897715_orig.jpg Bonjour Daniel,
Je voulais te dire que ça a changé ma vie la lecture rapide. Je lis tout, même les menus, avec les doigts ;-) Je ne regarde plus mes livres avec culpabilité et frustration, en me disant que je «n'ai pas le temps». Je grignote ce qui m'intéresse avec gourmandise et liberté en ne lisant que ce qui m'interpelle... Liberté est au coeur de cette semaine. Ça ne se limite pas à la lecture, je me sens de manière générale beaucoup plus positive et j'ai plus d'énergie. Merci!
Christine
www.espaceshiatsu.com
LeSoleil.jpg La lecture rapide: un outil de performance et de productivité.
...J’ai donc participé, avec mon collègue d’alors Jean-Sébastien Bouchard, à un séminaire de formation en lecture rapide donné par l’orthopédagogue Daniel Gagnon. Et croyez-moi, j’ai été jeté sur le derrière par les résultats.
...Ma productivité étant directement reliée à ma vitesse de lecture, je suis devenu beaucoup plus efficace au travail, réussissant à assimiler davantage d’informations plus rapidement, sans en perdre le sens.
...Il n’y a pas de magie, ni de “lecture en diagonale" qui provoquerait une mauvaise compréhension: un lecteur rapide lit vraiment TOUS les mots, sans en échapper un seul. Il les lit seulement plus rapidement et plus efficacement.
Avis aux travailleurs/employeurs de l’industrie du savoir dont la productivité dépend de la capacité à lire rapidement et retenir l’information pertinente, ce séminaire de lecture rapide a été pour moi un investissement extrêmement rentable. Je vous le recommande chaudement...
Michael Carpentier
Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202018-11-23%20%C3%A0%2011.10.05.png Bonjour Daniel,
Je mets en application les techniques apprises dans ton séminaire et je suis toujours étonné des résultats. Il m'est maintenant impossible de lire sans mon pointeur et ma pile de livres non lus qui me semblait si intimidante fond comme neige au soleil. J'ai dévoré un bouquin assez pointu dans mon domaine en une demi-journée seulement. Avec ma « non-technique » d'avant, cela m'aurait pris des mois/années ! J'ai définitivement plus le goût de lire !
Merci encore et au plaisir !
Martin Boucher

P.-S. Comme je lis presque exclusivement sur mon iPad, je te confirme que ta méthode fonctionne, peu importe le support.
Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-08-21%20%C3%A0%2013.09.59.png Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-08-21%20%C3%A0%2013.02.58.pnghttp://pinetcom.com/fr/index.html

En vous inscrivant à mon séminaire de lecture rapide, vous obtiendrez :


Imaginez un casino où il est impossible de perdre vous jouez et si vous ne gagnez pas, on vous rembourse votre mise.

Eh bien, ce casino n'existe pas, mais une telle chance existe : si jamais vos progrès ne vous satisfont pas, je vous rembourse.

Si vous êtes sérieux dans votre démarche vers le SUCCÈS, vous pouvez RELEVER LE DÉFI d'apprendre la lecture rapide en une journée, l'esprit tranquille, puisque c’est GARANTI.



Qui s'instruit s'enrichit


«…les études montrent que les lecteurs actifs sont susceptibles d'avoir des revenus annuels plus de cinq fois supérieurs à ceux qui consacrent peu de temps à lire.» Mike Hyatt, spécialiste mondialement reconnu du leadership

Mon séminaire s’adresse à toutes les personnes qui désirent devenir un lecteur expert grâce à une approche pédagogique rigoureuse exempte de verbiage pseudo-scientifique et d’exercices futiles.

Elle convient aux professionnels d'expérience comme aux étudiants aussi jeunes que ceux qui témoignent dans ce vidéo.


Témoignages de Stéphanie Boudreaux-Carrier, enseignante au « Collège des Compagnons », avec cinq de ses élèves.


La lecture ce n’est pas une petite compétence : c’est la base de la civilisation.

Il ne s’agit pas juste d’un loisir : notre rapport à la culture et à la connaissance est déterminé par notre capacité à lire. Lire c’est croître.

Le monde technologique dans lequel nous vivons exige de plus en plus qu’on lise davantage et surtout, qu’on lise mieux. Lire c’est fondamental.

Lire efficacement est une nécessité pour réussir des études avancées et devenir un professionnel compétent. Lire c’est réussir.

Comme de nombreux participants, vous direz :

TOUT LE MONDE DEVRAIT SUIVRE CE COURS !


Inscrivez-vous maintenant !


Voici comment Amélie et Charles-André ont réussi à dépasser leurs limites et devenir des lecteurs experts

Amélie lisait très laborieusement, trois fois moins vite que l’on parle, malgré tout, elle comprenait bien ce qu’elle lisait. Pour Amélie la lecture était une lutte de tous les instants et elle savait que cela compromettait son rêve d’aller à l’université. 

Charles-André était un ado doué, déjà membre du club très sélect des lecteurs rapides, il lisait à plus de 400 mots à la minute, seulement 1 % des adultes arrivent à lire aussi vite. Il était conscient d’être avantagé dans la vie, mais il n’imaginait pas qu’il était loin d’avoir atteint le maximum de ses capacités.

Amélie et Charles-André ont eu la chance d’avoir une enseignante visionnaire qui a vu tout le potentiel qu’offrait un cours de lecture rapide offert par l’orthopédagogue Daniel Gagnon. En plus d’une diversité de stratégies de lecture, celui-ci enseigne deux petites choses très simples que très peu de gens savent: 

Amélie s’est dépassée en quintuplant sa vitesse de lecture, elle lit maintenant 400 % plus vite qu’avant et 2 fois plus vite que la vitesse de la parole. Les progrès de Charles-André ne sont pas aussi spectaculaires, mais une vitesse accrue de plus de 75 % demeure remarquable, d’autant plus qu’il était déjà au sommet; il atteint maintenant la stratosphère, soit la catégorie ultime en lecture, celle des lecteurs prodiges (moins de 0,01% de la population, soit 1 sur 10 000). Charles-André lit maintenant à près de 800 m/m, 4 à 5 fois la vitesse de la parole.

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Amélie

La vie de Amélie a changé. À ceux qui disent que lire rapidement c’est «moins le fun», elle répond : « Non, c’est plus le fun! Ça te prend moins de temps, car c’est plate de toujours revenir sur une phrase que tu ne comprends pas, tandis que là c’est bien plus facile de lire, parce que non seulement tu comprends mieux, mais tu vas plus vite, ça t’encourage beaucoup plus à lire…

Quant à Charles-André, voici ce qu’il dit : « Je lis désormais beaucoup plus vite et j’ai gardé la méthode du pointeur qui me permet de m’isoler davantage dans ma bulle pour lire. Je suis plus attentif dans mes lectures. Je n’y croyais pas tellement au début, mais c’est stupéfiant la différence! Aujourd’hui, j’atteins jusqu’à 800 mots/minute avec une rétention de 70 à 90 %. C’est un outil que j’ai pour la vie ».


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Charles-André et Daniel Gagnon à la télé

Amélie et Charles-André sont fiers de leurs résultats, confiants en leur capacité  et ambitieux pour leur avenir, parce que maintenant ils savent qu’ils ont plus que jamais le pouvoir de réaliser leurs rêves.

Vous pouvez aussi, comme Amélie et Charles-André, dépasser vos limites et aller plus loin en lisant plus vite: inscrivez-vous au séminaire de lecture rapide prévu pour la fin avril 2020 à PARIS.

Qu'est-ce que la Science ? (suite)

(suite de la chronique d'hier)

2. Puis il collectionne méthodiquement les faits. Qu’a fait Darwin ? Pendant des années, il a collectionné les observations sur différentes espèces ? Newton affirme qu'il a pu voir loin parce qu'il était monté sur les épaules de géants : ces géants ce sont Galilée, Copernic et Kepler qui pendant des décennies ont collectionné les observations astronomiques. L’archéologue collectionne les artéfacts, l’historien les témoignages d’époque. L’expérimentation vise à obtenir de nouveaux faits. La majorité des scientifiques consacrent leur vie à collectionner des faits.
3. Avec les faits, le scientifique y va d’une induction (une généralisation), soit une hypothèse ou une théorie. Une induction est toujours susceptible d’être fausse. Par exemple, j’ai vu un cygne blanc (observation), tous les cygnes sont blancs (induction), un jour on a trouvé des cygnes noirs en Australie (induction fausse). Ce qui fait que la Science n’est jamais certaine. Ses théories, ses hypothèses peuvent toujours se révéler fausses. Donc, une théorie pour être scientifique doit être formulée de façon à ce qu’elle puisse être contredite par de nouveaux faits. C’est la notion de falsifiabilité. Depuis 100 ans que l’on conçoit des expériences afin de recueillir des faits qui viendraient contredire, sans succès, la théorie de la relativité d’Einstein. Depuis la parution de L'Origine des espèces de Darwin, des milliers de scientifiques ont apporté d’innombrables faits à l’appuie de sa théorie. L’astrologie n’est pas une science, car ses adeptes sont imperméables aux nombreux faits qui la contredisent.
4. Finalement, pour qu’il y ait Science, il faut qu’il y ait communication. La Science est un processus social, le scientifique doit se prêter à la critique de ses pairs. Sinon, il n’y a pas de Science. Les pairs peuvent mettre en doute la valeur des moyens par lesquels les faits ont été recueillis, la rigueur du raisonnement, la pertinence de la théorie. Ils peuvent suggérer d’autres théories ou des façons de la mettre à l’épreuve. Combien de fois ai-je entendu des gens essayer de justifier leurs propos irrationnels en discréditant les recherches parce qu’elles sont nombreuses à se contredire et souvent controversées : bien, c’est cela la Science, pas de débats pas de Science. Marx prétendait avoir développé avec le matérialisme historique une science de l’Histoire, mais il insultait tous ceux qui la mettaient en doute. Cette prétendue science n’acceptait pas la contradiction et reposait sur une sélection ad hoc des faits et une généralisation vue comme une vérité définitive.
« La théorie est l’hypothèse vérifiée après qu’elle ait été soumise au contrôle du raisonnement et de la critique. Une théorie, pour rester bonne, doit toujours se modifier avec le progrès de la science et demeurer constamment soumise à la vérification et la critique des faits nouveaux qui apparaissent. Si l’on considérait une théorie comme parfaite, et si on cessait de la vérifier par l’expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine. » Claude Bernard

Bref la Science, c’est suspendre son jugement, collectionner les faits, y aller d’une induction et soumettre cette généralisation au point de vue des autres, en acceptant qu’on se soit peut-être partiellement ou totalement trompé. Comme le juge, comme l’enquêteur minutieux, vous pouvez aussi être un scientifique au quotidien tout simplement en attendant d’avoir suffisamment de faits avant d’y aller d’un jugement hors de tout doute raisonnable, mais toujours potentiellement faux.

Je peux me tromper…
Bien sûr, tout ce que vous venez de lire est absolument exact ;-)

Qu’est-ce que la Science ?

Je profite du retour des vacances pour y aller de nouveau avec une petite réflexion sur un sujet auquel je me suis beaucoup intéressé, j’ai même envisagé une maîtrise sur le sujet : l’épistémologie.

Qu’est-ce que la Science ?
Si vous demandez à un médecin ce qu’est la Science, il vous décrira le protocole expérimental développé par Claude Bernard au XIXe siècle. Souvent d’ailleurs, certains scientifiques vont prétendre que leur champ de spécialité est « plus scientifique » que d’autres, parce que la rigueur de leur protocole expérimental (reproductible en laboratoire) laisse moins place à la controverse. Parmi eux, Henri Laborit considérait la biologie comme plus précise que les sciences sociales et souhaitait appliquer les concepts de l’écologie aux sciences sociales (La nouvelle grille). Les réflexions de Laborit, bien qu’intéressantes d’un point de vue philosophique, avaient pour défaut de fonctionner par analogies, ce qui n’est pas valable en Science, la théorie doit partir des faits et retourner aux faits.

L’idée que je cherche à développer ici, c’est que la Science se caractérise par la collection des faits. Que la méthode expérimentale de par son extrême rigueur constitue la voie privilégiée pour collectionner les faits, mais que l’on peut collectionner les faits d’autres façons comme le font les sciences sociales.

À la base, science signifie « connaissance ». On peut avoir toutes sortes de connaissances, comme celle de pouvoir nommer tous les joueurs de hockey ayant joué dans la LNH. Ce qui distingue la Science, c’est la rigueur de ses connaissances et leurs valeurs explicatives.

Qu’est-ce que la rigueur ?
La rigueur en science provient de la méthode. Qu’est-ce que la méthode ? La méthode c’est les moyens par lesquels on récolte les faits pour appuyer ou en arriver à une explication (connaissance). Les moyens doivent être définis, par exemple dans un sondage scientifique on décrit toujours le protocole utilisé. Donc, ce qui caractérise la Science c'est la méthode et le médecin décrivant le protocole expérimental n’a pas tout à fait tort. Toutefois, il se trouve à décrire un seul élément dans une approche qui en contient plusieurs et qui n’est pas la seule approche possible. L’astronomie et l’archéologie n’utilisent pas l’approche médicale. Parmi les plus grands contributeurs de l’histoire des sciences, Newton et Darwin n'ont pas fait d'expérimentation à double insu.

Qu’est-ce qui caractérise à peu près toutes les méthodes des sciences ?

1. Avant toute chose, le scientifique se doit d’appliquer le doute méthodique, principalement à ses propres opinions, en suspendant son jugement, en s’ouvrant à toutes les possibilités et en n’en tenant aucune pour acquise. Le dogme est l’ennemie de la pensée scientifique, bien que la Science n’en soit pas exempte, oh paradoxe. Les créationnistes et autres partisans du Dessein intelligent essaient de donner une aura scientifique à leurs idées, mais il s’agit en fait d’une tentative d’imposer un dogme « révélé » en contradiction même de tout ce qui constitue la science.

Demain nous verrons la suite: le scientifique collectionne les faits, y va d'une induction et soumet ses découvertes à ses pairs.

Qu’est-ce que la créativité ?

Je me permets de partager avec vous cette petite réflexion sans prétention sur la créativité.

Qu’est-ce la créativité ? Essentiellement, c’est faire différemment.

Le Cirque du Soleil
Le PDG du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, donne, paraît-il, une seule consigne à ses créateurs: faites ce qui n’a jamais été fait.

Robert Lepage
Robert Lepage décrit comme transformiste de l’image cherche des sens différents à celui qu’on donne habituellement aux objets, lieux, anecdotes, événements, souvenirs...

La Nature
Et le Créateur des créateurs, la Nature, s'oppose à l’uniformité. Aucun flocon de neige n'est semblable à un autre. La sexualité assure la mixité des gènes. Chaque individu de quelque espèce que ce soit est unique. La base même de l’écologie c’est la diversité. On parle de la biodiversité menacée. Les tentatives de l’humain d’uniformiser les cultures créent des catastrophes. Les pelouses de banlieues demandent un combat constant contre la nature qui déteste cette uniformité déprimante. Le mode de duplicata de la nature doit son succès à un système de différenciation intégré : les mutations. Une assurance contre la stagnation, sans quoi on serait encore tous des amibes. Et à tous les 50 à 150 millions d'années, elle "scrappe" tout et elle recommence.

Einstein
La modernité se construit contre les traditions, c’est l’opposé de refaire ce qu’on a toujours fait. C’est pourquoi l’on meurt, pour que les jeunes surpassent les vieux. Car comme le disait Einstein : « À répéter toujours les mêmes actions, ont obtiendra toujours les mêmes résultats ». C’est dans nos gènes; les ados cherchent à se différencier des adultes puis suit la période la plus créative de leur vie.

La culture
Faites ce qui n’a jamais été fait ! Et si c’était la consigne de départ du Grand Créateur. Allez, dupliquez-vous, mais faites-moi voir et faites-moi vivre la diversité des possibilités et ne venez pas m’ennuyer avec du pareil au même… cultivez votre différence… C’est cela la culture, si tout le monde était pareil et faisait les choses pareillement, il n’y en aurait pas de culture et pas de progrès non plus.

Bref : Vive la différence !

La centralisation
Les grandes bureaucraties carburent à l’uniformité. Tout doit être conforme, uniforme et chloroforme. Les programmes sont murs à murs. Les normes nationales. Et les règles dogmatiques. C’est le règne de la centralisation.

Idéologie vs pragmatisme
(Petite parenthèse ici. Les entreprises privées peuvent être bureaucratiques et les gouvernements performants. Un monopole étatiques peut être efficace parce qu’il intègre des mécanismes de participation, de décentralisation, d’innovation et d’émulation, et une petite entreprise inefficace parce que le patron cherche à tout contrôler. À l’inverse une entreprise privée peut défendre des valeurs sociétales et des entreprises étatiques être vulgairement mercantiles. Je ne tiens pas un discours idéologique. Je suis un pragmatique préoccupé d’efficacité et d’éthique, car je crois que la combinaison des deux mène au bonheur…)

“Ma solution : favorisons l’émulation entre professeurs en abolissant l’obligation de suivre les programmes. Émergeront alors les créatifs. ”

Abolir l'obligation de suivre les programmes
Et l’efficacité passe par la contribution du plus grand nombre à la résolution des problèmes. Par exemple : Notre système scolaire, avec ses programmes murs à murs, limite la créativité et retarde l'émergence de solutions novatrices à des problèmes clés comme le décrochage et le faible taux de réussite. Les professeurs sont soumis à un carcan tel qu’il met en cause leur statut de professionnel. Ma solution : favorisons l’émulation entre professeurs en abolissant l’obligation de suivre les programmes. Émergeront alors les créatifs. Une diversité d’approches surgira. Il faudra, pour éviter les dérapages et que des enfants soient à la merci d’excentriques aux théories inaptes, assurer une évaluation constante des projets. Les bons projets seront mis en valeurs. Les autres seront invités à s’en inspirer. Les moins bons seront surveillés, et même mis en tutelle s’il le faut. Le ministère de l’Éducation deviendra avant tout un organisme d’évaluation et de promotion, au lieu d’être le gardien d’un programme lourd et quasi figé.

En favorisant la décentralisation et la diversité des programmes, nous assurerons l’émergence rapide de solutions aux problèmes qui ne cesseront jamais de surgir, ainsi nous aurons des institutions qui s’adaptent rapidement aux défis de notre temps.

Daniel Gagnon
Les séminaires de lecture rapide Daniel Gagnon

À propos des accommodements raisonnables, de la laïcité et d'une morale moderne

Ce texte a été écrit en 2006, avant la commission Bouchard-Taylor.

Une extraordinaire opportunité de réaffirmer notre base morale
(Je profite du débat sur les accommodements raisonnables pour y aller d’une réflexion sur la morale, sujet sur lequel j’ai déjà envisagé une thèse de doctorat.)

Alors que le bon peuple manifeste son ras le pompon. Que nos Elvis Gratton nationaux poussent la chansonnette ou y vont de leurs édits municipaux. Que nos politiciens populistes en profitent pour racoler et que les chroniqueurs avisés s’évertuent d’expliquer qu’il s’agit d’un phénomène marginal. On assiste à la croisée de notre questionnement éthique et de nos refus moraux.


Qu’est-ce qui distingue la morale de l’éthique ?
En principe, ces deux mots signifient la même chose.
Étymologiquement, le mot moral vient du latin, mores, qui signifie mœurs. Le mot éthique lui vient du grec, étho, qui signifie aussi mœurs. L’éthologie étudie les mœurs des animaux. L’étiquette ce sont les règles protocolaires de bonne conduite. La morale comme l’éthique régissent la conduite en société. Ils distinguent le bien du mal, comme l’esthétique distingue le beau du laid. En principe.

À l’usage, la morale a été associée aux religions et l’éthique à la sphère laïque.

La morale religieuse impose catégoriquement et objectivement, c’est-à-dire sans appel et peu importe les circonstances. « C’est véritablement un commandement et non pas une règle d’habilité ou un conseil de prudence. [Elle] ne prend pas, si peu que ce soit, en considération l’utilité, l’efficacité ni l’intérêt (1). » Elle provient de l’interprétation de la volonté divine. Le pape impose catégoriquement l’absolu respect de la vie et condamne l’avortement, l’euthanasie, le suicide assisté, peu importe les conséquences.

L’éthique s’interroge avec compassion sur la priorité à accorder à nos valeurs. Elle relativise. « Le bien et le mal vont varier en fonction de critères que l’on déclarera éthiquement recevables, surtout s’ils ont été soumis à une approbation collective (2). » La Cour suprême légalise la prostitution « soft » que sont les danses contacts dans un isoloir, parce que conforme au seuil de tolérance de la société d'aujourd'hui. On accorde des circonstances atténuantes à celui qui tue par compassion. La légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté est au programme.

« Dieu est mort ! »
La morale est née des religions. Elle était nécessaire pour agir à contrepoids des tyrans pour qui tout était permis. Cependant, elle a été aussi trop souvent un outil d’asservissement au service des élites. Au XIXe siècle, Nietzsche, en annonçant la mort de Dieu, annonçait la fin de la morale d’origine divine, la morale des Églises, et l’avènement d’une éthique sociale, celle que se donnent les hommes libres.

Dans les années 60, ce constat s’étend à la société. « L’expression " faire la morale " désigne maintenant le discours des donneurs de leçons, la morale est passée progressivement pour hypocrite, désuète et manipulatoire (3). »

On parle alors de crise morale et depuis le discours éthique a pris le relais. Les codes d’éthique et de déontologie se sont multipliés. L’infaillibilité papale a été remplacée par les jugements sans appel de la Cour suprême. Toutefois, la réaction aux accommodements raisonnables auquelle nous assistons vient nous rappeler que le relativisme comporte des dangers.

Non au relativisme moral
Lorsque « tout est relatif » (oxymoron), il y a danger de dérive. Il faut un point de repère, une constante. « Ainsi, la théorie de la relativité d’Einstein n’est pas totalement relative, sinon le monde dans lequel nous vivons serait impossible. Dans la théorie d’Einstein, il y a un absolu, une constante en fait : c’est la vitesse de la lumière qui est impossible à dépasser(4). »

Ce qui veut dire, qu’on n’échappe pas à la nécessité d’une morale catégorique, celle qui ne se gêne pas d’imposer ses valeurs, qui balise la différence entre le bien et le mal. Et cette limite ultime, ce sont les droits de la personne.

Quand Richard Martineau affirme à Tout le monde en parle que l’égalité homme femme, ce n’est pas négociable. Quand un militaire hétéro justifie sa participation aux « Outgames » en disant que se battre pour la liberté en Afghanistan, c’est aussi se battre pour le droit des minorités chez-nous. On ne peut qu’applaudir. Que dis-je? Se lever et, très très longtemps, ovationner cette extraordinaire affirmation des valeurs morales fondant notre modernité. Voilà définies catégoriquement, comme communauté, notre base morale et les limites de notre tolérance.

“La laïcité doit être imposée aux institutions publiques et aux lieux qui les représentent, pas aux personnes... ”


Toutefois
Les Québécois, comme peuple, nous nous sommes souvent définis par notre tolérance. Vous voulez porter le voile ! Bien sûr... Nous étions fiers de dire que nous accueillons la différence et que nos valeurs incluent la tolérance religieuse. Mais lorsqu’il nous est dit que le voile symbolise la soumission de la femme, cela nous apparaît intolérable et nous voilà pris dans un dilemme éthique, une confrontation de valeur. Comment trancher ? Pourquoi lorsqu’un signe religieux est imposé à une femme est-il un signe de soumission et lorsque imposé aux hommes, comme le port du turban chez les Sikh ou le port de la barbe chez les Hassidim, il ne l’est pas ? La soumission est-elle dans le regard de l’autre ? Évitons de juger les symboles. Car d’autres nous disent que le voile est une manifestation ostentatoire de sa croyance. Manifestation d’humilité, de soumission ou de force? Qui croire ?

“ La tolérance doit demeurer une valeur dont nous sommes fiers. C’est une force, qui n’a rien à voir avec le fait de se laisser manger la laine sur le dos. L’intolérance des autres doit être condamnée, pas imitée. C’est aussi ça, se battre pour la liberté... ”


La laïcité doit être imposée aux institutions publiques et aux lieux qui les représentent (en respect de l'histoire religieuse de ces lieux), pas aux personnes que nos droits généreux doivent continuer à protéger. Et pourquoi pas un juge qui porte le voile ou le turban ? En quoi serait-il moins neutre qu’un juge d’obédience conservatrice ou libérale. La tolérance doit demeurer une valeur dont nous sommes fiers. C’est une force, qui n’a rien à voir avec le fait de se laisser manger la laine sur le dos. L’intolérance des autres doit être condamnée, pas imitée. C’est aussi ça, se battre pour la liberté des minorités.

Contentons-nous d’affirmer une moralité moderne qui accorde la priorité à la Charte des droits de la personne. Principe qui a déjà pénétré la sphère juridique. Toutefois, le débat actuel, soulevé par les médias, en réaction au non-respect des principes de la Charte dans quelques incidents de la vie quotidienne, nous fait comprendre qu’il est nécessaire de le réaffirmer, pour que tous intègrent le message.

1 http://web.archive.org/web/20070323124631/http://perso.orange.fr/usp-lamirandiere/morale_lb.htm
2 Ibidem
3 Ibidem
4 Si vous êtes un ancien participant et que vous avez fait le premier test que j’envoie après le séminaire, vous reconnaissez sûrement les idées que je développe de façon ludique dans ma nouvelle, Rencontre avec l’absolu au Petit Néant du Coin. Sinon, je vous invite à la lire en cliquant sur ce LIEN