Séminaires de Lecture Rapide - Daniel Gagnon

Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueDaniel Gagnon M.A. orthopédagogue

Aller plus loin en lisant plus vite!

Lisez et comprenez plus vite, soyez plus concentré et plus efficace, gagnez du temps !

Comment apprendre à lire à son enfant d’âge préscolaire


Un bébé de 9 mois qui sait lire - Vidéo
(Ce vidéo est à titre indicatif des résultats possibles, il ne décrit pas la méthode)

Il s’agit d’un jeu qui doit rester un jeu. Vous pouvez, comme vous l’avez lu dans la précédente chronique, l’utiliser dès la naissance ou l’utiliser avec votre enfant de 10 ans qui a des problèmes de lecture.

C’est un texte que j’ai écrit pour une amie. Celle-ci a adapté la méthode à ses besoins. Elle m’a dit que son petit garçon de 18 mois adore ce jeu.

Voici ce que je lui ai écrit:

1- Écrit sur de gros cartons, 4 pouces par un pied (2X6 peut faire l’affaire), une trentaine de mots concrets et significatifs pour lui (sans majuscule) : maman, papa, son nom, le nom de gens qu’il connaît bien, de ses jouets préférés, de ses personnages préférés et finalement les parties de son corps qu’il reconnaît.
2- Tu lui en présentes 10, un après l’autre, très rapidement. Comme si tu lui présentais un jeu de cartes. La première carte est nommée et présenté une ou deux secondes, puis elle est mise à la fin du paquet, dévoilant la 2e carte. Et ainsi de suite. Le truc : ne pas prendre trop de temps, en 10 à 15 secondes tout doit être terminé.
3- Tu termines par un câlin, des embrassades et tu ranges les cartons dans un endroit inaccessible. C’est un jeu-récompense, tu dois être de bonne humeur et lui aussi. Tu peux le faire 3 fois dans la journée, mais une seule fois c’est très bien. Tu ne lui poses jamais de questions du genre : c’est quoi ce mot ?
4- Tu passes 3 jours avec les même 10 mots. Après trois jours, tu lui montres deux mots, maman et papa mettons, et tu lui demandes lequel est le mot maman. Et tu surveilles son regard. S’il regarde un peu plus longuement un carton, c’est suffisant comme réponse. Tu le fais avec quelques mots. Pas plus d’une vingtaine de secondes. Et très très important, tu exploses en câlin et en caresse à chaque bonne réponse. S’il se trompe, tu lui dis rapidement la bonne réponse et tu passes aux deux mots suivants.
5- 4e jour. Tu enlèves le mot qu’il reconnaît le plus facilement, probablement maman. Et tu le remplaces par un des 20 restants.
6- Chaque jour, tu enlèves un mot et tu le remplaces par un nouveau. Une fois ou deux fois par semaine, tu refais le test de l’étape 4.
7- Très important, les séances doivent être courtes, joyeuses et gratifiantes.

Après 30 jours, il connaîtra 30 mots et il sera officiellement, selon certains critères, un lecteur précoce. Quand tu seras presque rendu là, écris-moi, je vais t’expliquer comment passer aux verbes d’action puis aux phrases, puis à son premier livre.

Toute variante à ce protocole est sans conséquence. En d’autres mots, tu peux l’adapter comme tu veux. Mieux vaut faire quelque chose que rien du tout.

En principe, selon Doman, plus on commence jeune plus c’est facile. En fait, les recherches démontrent que la mémoire visuelle des poupons est phénoménale et qu’elle décline tout au long de la vie.

Un peu plus tard, elle a utilisé des mots avec des images, voici ce que je lui ai écrit :

Il vaut mieux ne pas utiliser d’images pour enseigner à lire, mais le faire est sans conséquence.

Selon mes connaissances sur la mémoire : la mémoire lexicale (le mot écrit: sa forme et sa phonologie) est différente de la mémoire sémantique (le sens des mots). Les images développent davantage son vocabulaire, il apprend de nouveaux mots (mémoire sémantique). Les mots écrits seuls lui apprennent à lire. L’objectif n’est pas le même.

Donc si tu veux lui apprendre à lire, il faut des mots sans images, et utiliser des mots concrets de personnes ou de choses qu’il connaît très bien. Si tu veux lui apprendre de nouveaux mots (Doman dirait augmenter ses connaissances encyclopédiques), tu peux lui montrer plein d’images, même si les mots ne sont pas écrits, en lui nommant les choses, en quatre langues si tu veux. Toutefois, il faut toujours rester dans le concret. Tu stimules alors ses connaissances (sémantiques), son vocabulaire. Ce qui est la base de la connaissance.

N’hésitez pas faire connaître ce texte autour de vous ou à m’écrire pour me poser des questions.

Amusez-vous bien,

Daniel Gagnon